‹ Traité élémentaire de pathologie générale; comprenant la pathogénie et la physiologie pathologiqueChapitre 50 sur 198 · ARTICLE II. — ACARIENS · texte numérisé non relu

ARTICLE II. — ACARIENS

§ 1. — Sarooptea.

Le plus coDiiu est le ioreopte {&s, 10) qui est la cause de li gale. Il a ua rostre pourva de deux mandibules bifarqnies et

Fig. 10. — Sarcopte d« la gale; remelle rue par la face veotrate. — a, aaU

deux m&choires à palpes énormes ; ses pattes antérieures se terminent par une ventouse, les postérieures par une longue scie ; la femelle est près de deux fois plus grosse que le mile : elle mesure de 0,27 à 0,45 mill. de long sur 0,30 i 0,35 mill- de lai^e ; elle entame l'épideriue et s'y creuse une galerie, un àtlon (âg. Il), k l'extrémité duquel on peut la trouver; elle y dépose ses œufs ; sa présence détermine de vives démangeaisons et U production d'éruptions secondaires, le prurigo, l'ecthyma, l'eczéma et l'impétigo.

(1) 1. Cbatin, article rAïasiTU do Nouoeau dictionnaire de mUeeine tl dt chinirgitpratiiiitei. Paria, 1878.

f\f.U. — Sittoii renrirmuit un larcopta femelle h *on eitrémiM : ce urcopte MUient un «raf; derrifen loi. on TOlt une tiris d'œab nngAi dan* l'tie datillon; dan* le* ploi éloignés, la sarcopte commence fcie déTelopper;]ei (nia* Doln *ont le* eierdmenn du parailte : gro**l 70 foli (Hâbra).

g 8. — Rouget.

Le i-ouget (flg. 12), fréquent l'été dans les jardins, provoque des

Flg. 13. — Rouget.

éruptions érythémateases. 11 est pourvu d'un rostre protractile.

§ 3. — Demodax follicnlorara. 1

Le demodex foUiculorum habite les glandes sébacées ; le rfilf | qu'on lui a attribué dans la production de l'acné a été contesté i depuis qu'on l'a trouvé rréquemmeot dans les follicules sains. Son corps est vermiforme ; sa tête se confond avec le tborai : son abdotneo est allongé el crénelé ; sa tête a une trompe manie de trois palpes latéraux articulés et de stylets. 1

I 4. — TjrroKlrphea.

H.LeRof deMéricourtatrouvé dans le pus d'une otite un ac^ rien qui a été désigné par M. Laboulbëne sous te nom de Tyroglyphut Mericourti et par MM. Ch. Robin etFumouze sous celui de Chtyletus Mericourti ; ce fait parait être resté isolé. Cet acarien, long de 0*'",4S, est pourvu de deux palpes énormesporlaot deux crochets.

3 6. — Tiquas oa rioiaa.

Les Tiquet on rieini sont des izodides qui s'attachent à U peau par les crochets de leur rostre et absorbent du sang eo

AHIHAUX PARASITES. t07

quantité assez considérable pour que leur rolume augmente beaacoap. Leurs palpes eogainent un suçoir formé de trois pièces cornées.

§ s. — CarapatOB.

Les Carapalos ou Garapatts du Brésil ressemblent beaucoup iQi précédents et se comportent comme eus. Ils incisent profondément la peau avec leur rostre puissant et s'y maintiennent Vit force.

§ 7. — Ai^ts.

Les Argot de Perse et de Colombie sont également des ixodes Toiiinsdes tiques; ils ont des palpes à quatre articles cylindriqua (fig. 13). M. Laboulbëne a pu étudier récemment avec

Pig. 13. — Argu d« PenC) grandaur nttanUe et gronie.

V. Mégnin ces parasites dont plusieurs lui ont été envoyés par H- Tholozan ; il y en a deux espèces, la Punaise de miana {Arsu ptniew) et la Punaise des moutons (Argat Tholozani) ; leurs propriétés nocives, singulièrement exagérées par Fischer, sont très analogues à celles de nos ixodes indigènes ; H. Mégnin l'a conitaté sur lui-même (1).

«] UboalUne et Hégoln, NoU nv Ut Argot de Pertt (fiuff. dt la Soe. de

Les linguatulei oa penlastomet denliculés (flg. 14) ûDt été trouvés assez souvent dans le foie, quelquefois dans la rate, 1«

Fig. 14. — LlngiutDle dentelé.

poumon, les reins ou la paroi de l'intestin; Landon les a rencontrés une fois dans les fosses nasales cbez un individu qui avait depuis longtemps des épistazis ; ils sont contenus dans des kystes incrustés de sels calcaires et d'un volume qui ne d^ passe guère celui d'un pois. lisse rapprochent du demodex;\em corps est vermiforme, annelé, Élargi en avant, aminci postérieurement ; leur bouche est armée de deux crochets.

ARTICLE lir. — VERS NÉKATOlnSS.

g 1. — Aicaride* lombrloolde*.

Ce sont des vers allongés, cylindriques, nettement annelés et à sexes séparés (llg. 15 et 16); leur corps est tronqué antérieurement; leur bouche présente trois lobes arrondis ; leurs osuTs sont ronds, et entourés d'une matière albumineuse; ils habitent l'intestin; il est probable que leurs œufs (âg. 17) y sont introduits avec l'eau alimentaire ; Davaine (1) pense qu'ils ne trouvent pas, en dehors du corps humain, de milieu favorable ft leur développement et qu'ils peuvent, quand ils ont été

biologie, IBBS); — Tiéptia, Bxpirienat tur Caeliûn nocive det ài-gai itPmt (Hème recueil).

(I) DiTMne, article LoaBMC du Dictionnaire cnei/elopidique det tdauei midiealet et Traitt dei enlotoairet, V ddltion. Pirii, 1817, — Cancerwoi, Tfaitt d'ttnalomie pathologique. Ptrii, 187&.

ANIMAUX PARASITES, fipalsés avec les matières recales, rester pendant plusieurs années sans sa développer et aussi sans s'altérer. Il Tait retnarquer qu'ils sont plus fréquents chez les individus qui boivent de l'eau non filtrée, et il eipUque leur apparition sous forme d'épidémie par l'usage général d'eau altérée. Ils se développent de préférence chez les enfants. Ils peuvent quitter l'intestin et ont une tendance touttt particulière à s'engager dans les cavités qui communiquent avec ce viscère ; on les a vas pénétrer dans le; voies biliaires et donner lieu aux accidents des coliques hépatiques ; on en a iroiivê dans l'cBsophage, dans la trompe d'Eostache, dans le canal lacrymal et dans let ÛDus frontaux ; ils ont pu s'introduire dus le larynx et donner lieu à des acciàmU mortels de suffocation; ils s'accumulent quelquefois en de telles proportions qu'ils obstruent l'intestin ; le môme accident a été observé dans l'œsophage. On a admis, ta Âliemagae, qu'ils peuvent perforer l'intestin ; mais Davaine, dont l'autorité est grande en cette matière, repousse cette manière de voir : ils peuvent seulement s'engager dans les orifices des perforations produites par d'autres causes; ils peuvent également pénétrer dans le péritoine après la mort; dans la presque totalité des cas où on les a trouvés dans la cavité de cette séreuse, il n'y avait pas d'inflammation ; on

wm M

l'it lAte. — 6, eitNmité Mudil«. — a/. l'intM- >in ei]l«i4 enire ce* deux poinu pour montrer !•« n^ molUptlto du tube géniul floiunt dini li unië tbdooiinde, tetlicale et eondolt déKrent contl- f|„ |5 ^ Asciride au l'intdraiit eu d, inr ane T4»lcale téoiinile tri» lombricolde mile >UoB|i«, et graduelle ment atténuée en «rrière. — ' gnndenr niturelle! t. «UrtmltA caudale gnaale montrant le doable pini* oaTertduia uoe parvO*«lne}. tiedewlonpieorC).

ÉTIOLOGIE.

les a trouvés aussi dans des tumeurs abdominales commuhiquant avec Viatestin.

Leur séjour dans les voies digesthes peut ne donner lieu i aucune espèce d'accidents ; d'autres fois ils provoquent divers troubles de l'innervation, teii que des sensations anormales, des vertiges, des attaques épilepliformes ou hystérirormes, des illusions sensorielles, et aussi de la dyspepsie, de« désordres digeslifs,des palpitations, de la toux, et l'altération des traits.

On a eTceptionnellemenl observé chez l'homme Yascarit viyilax.

%Z. — Oxyures vermlonlalres.

Ces petits vers (Gg. f8, 19, 30) ^e trouveot ordioairement dans le rectum, quelquefois dans le vagin, souvent dans l'urëthre ou la vessie; on les observe presque exclusivement chez les enfanta. Ils déterminent unepbl^masie de la muqueuse avec sécrétion de muco-pus ; les malades accuseut de

Fig. IG. — Ascaride lom bricoide femelle, gran deur naturelle, oiivei daniloutfiaaloiigaeurt'

l't n, iSie aT«c le» iroit'faWes; t U ntJ»sance de l'œiopliige, on toit an cordOD traitvertal qui ett l'anneau ceiopbagiea. — 6, dtiéniilé caudale : da a en b, intestin droit lié aui parois par des flbrea trknsverstles daus 1* portion antérieure ot poatérïenre où d'cum» pis le tube génital. — rid, deui ligne* \*.iirales indiquant la division des SbrM mutcolaires en bandes longitadinalei. — e, arAtt vaginal très peu apparent. — ce, vnin n irompe continus formant deui tubes repliés uo grand nombre de fois autour de l'inteariD n s'abouchant en un lube commun on matrice qui ne se distingue point, chM celte espace, pir une forme ou par un renflement partlenlifr

^MHAUX PARASITES. Ml

Tives démangeaisons ; on assure qu'il peul en résulter des troubles de l'inaervalion analogues à ceux que produisent les

mila, corpi long •lc)k4uilllm.(*}.

ng, 19.— ;oiyoi«ra-

mells, lODg de 8 k 10inllliai.n>

ascarides ; ce qui est plus certain, c'est que le prurit] dont ils «ont la cause peut conduire les enfants à l'onanisnie.

*.i a, gnndear natnrelle. — A, le jntma, (Mut.

"i d, gnadeor natnnlle, UM moDIie, qaene mioee, trèe effllée 'fit trie poîDtae. — b, le même groi*!.

§ 3. — FUalrcB.

Ce sont des vers nématoldes cylindriques, à bouche inerme, pourvue de valves saillantes.

a. Pilaire de Médine ou draçonneau (Bg. 21). Ce ver, remarquable par sa longueur qui est considérable par rapporta son diamètre (500/1 , habile les pays chauds. On le trouve sqttout chez l'homine, aux jambes et ani pieds, dans certains cas au tronc et lu scrotum, rarement aux membres sup^ rieurs; il donne lieu à la formation de tumeurs, quelquefois allongées en forme de corde et souvent d'apparence phlegmoneuse ; au bout de quelques jours une phlyctène apparaît & leur partie la plus saillante et s'ouvre eo donnant issue à de la sérosité ; on peut alors extraire la Qlaire. Comment le ver s' introduit-il dans les téguments" D'après la plupart des médecins de marine, il y pénètre directement en perforant l'épiderme. Fedscbenko a soutenu au contraire que ses larves habitent de petits crustacés, les cyclope^.

avec lesquels ils pénètrent d'abord dans l'estomac, puis dans les tissus.

è, Filaria sanguinà hominis (1). — Ce ver est nuisible surtoiit par son embryon qui peut pénétrer dans les vaisseaux sanguiD» et lymphatiques et s'y multiplier en quanUtés énormes; des recberches récentes ont montré qu'il est la cause de l'hématurie dite de l'Ile de France, alTeclion que l'on observe fréquemment dans les régions tropicales, et de l'élépbanliasis des Arabes.

e H. Dftrth dtni ieiAniial'i

{') I, TU au grosiUsement d de 3J0 diamÈlres. — 3, fragmi groniiiement ; en a, l'anus ;D(

ANIMAUX PARASITBS. 113

Od doit la découverte de cet embryon à Wncberer (1) qui t'a vu en 1866 à Bahia dans des urines cbyleuses. Depuis lors, Greraux (2) l'a étudié en 1870 à la Guadeloupe, et Spencer Cobbold à Port-Natal (3); Lewis (i) l'a trouvé dans les selles et diDs le sang des cbyluriques ; il a établi ses rapports avec l'éléphutiasis et lui a donné son nom de filaria languinis kominis,

Fig. n. — Filaria ianguinii hominit groMle 400 loU (LewU],

«D 1875. Patrick Manson a constaté de même, cbez des sujets aUeiots d'éléphantiasis, la présence de ce parasite dans le sang et dans les tissus malades; fiancroft, Lewis at S. Aranjo, de Kitiia, l'ont trouvé k l'état adulte, te premier dans un abcès IjmphaUque du bras, le second dans un caillot sanguin d'une tumeur éléphantiasique du scrotum. En 1880, Venturini a ren-

wi

. Ganta meilica di Bahia, I8U.

CraTiai, Hémalurit ehyletue «t grai$KU»e dti payt thaud» (Arth. de

aao., I87+).

l3) Sp. Cobbold, On Vit dtvtloprnent of Bilhania hxmalobia (flrifùA (rf./ouni., 187!).

iti L«wM, Amiual Reparti of tkt teatitary eimmittion fOr India, 1S74.

HiixopuD. — Pathologie gânénle. 8

114 ËTIOLOGIB.

contré les mêmes embryons que Patrick Manson dans l'urine et le sang d'un malade atteint d'hémato-chylurie ; enQn, en 1882, M. Damaschino a montré à la Société des hôpitaux ceux qu'il avait recueillis pendant la nuit dans le sang d'un malade de son service.

Il est donc établi qu'un parasite spécial se trouve constamment dans le sang et les urines des sujets atteints de chylurieet assez souvent dans les lymphatiques des parties devenues éléphantiasiques, particulièrement dans Téléphantiasis du scrotum, et aussi dans l'éléphantiasis vrai des Arabes et dans les varices lymphatiques; on le rencontre également dans des papules prurigineuses simulant celles de la gale {craw-craw des nègres). On est conduit ainsi à admettre que la présence de cet entozoaire est la cause même de ces troubles morbides et à considérer ces maladies comme parasitaires. Elles peuvent coïncider et doivent être attribuées à des localisations différentes du même parasite.

L'embryon de la filaire de Médine, de très petites dimensions, mesure 105 [l de longueur sur 7 à8 fA de largeur; il parait enveloppé d'un mince étui sans ouverture dans lequel il s'allonge et se raccourcit librement. Chose étrange, on ne le trouve dans le sang que pendant la nuit; il s'y montre vers T heures du soir, y est visible en grande quantité au milieu de la nuit et disparaît au matin ; ce fait explique comment de bons observateurs l'ont cherché en vain chez des chyluriques.

P. Manson a montré qu'il peut être absorbé par les moustiques avec le sang humain et subir dans le corps de ces animaux une série de transformations : l'étui qui renferme l'embryon s'en écarte, puis se dissout ; l'animal s'accrott; une bouche se dessine et Ton peut y distinguer quatre lèvres; au bout de quelques heures, la filaire, si elle vit encore, atteint

I millimètre de long ; on peut lui reconnaître un tube intestinal ; la bouche devient infundibuliforme ; les organes sexuels apparaissent ; l'animal, qui était engourdi depuis son passage dans le corps du moustique, commence de nouveau à se mouvoir; il sort dans l'eau où l'insecte est venu mourir et y séjourne. 11 peut être ingéré de nouveau par l'homme avec l'eau alimentaire et pénétrer ainsi dans l'organisme par les voies digestives.

II s'accumule particulièrement dans les lymphatiques» dont il

ANIMAUX PARASITES. il5

produit la dilatation. L* animal adulte présente une longueur de 8 à 10 centimètres et un diamètre d'environ 3"'",3. La tôte légèrement arrondie est supportée par un cou très grêle ; la bouche est plate.

Od voit que ce parasite peut, comme plusieurs autres helminthes, se développer chez Thomme sous des formes différentes ; il parait siéger surtout dans le système lymphatique, mais nous avons vu que les embryons pénètrent également dans le sang et y séjournent passagèrement.

c. Làfilaire loa est un ver cylindrique qui slntroduil dans le sac conjonclival et y détermine une phlegmasie ordinairement bénigne. On Ta observée surtout chez des nègres.

d. Pane a décrit en 1864 (i) une filaire labiale qu'il avait extraite, chez une jeune femme, d'une pustule siégeant à la lèvre; elle mesurait environ 34 millimètres de longueur.

§ 4. — Trichines.

Ces helminthes habitent à l'état de larves les muscles et à l'état adulte le tube digestif. L'homme ingère les larves contenues dans la chair de porcs infectés ; les vers se développent, et atteignent une longueur qui est, pour les mâles, de 3 millimètres, pour les femelles, de 5 millimètres environ (fig. 23); peu de jours après la fécondation, les embryons mis en liberté percent les parois intestinales et pénètrent, en cheminant dans les interstices des tissus (fig. 24), jusque dans les libres des muscles striés où ils s'accumulent au voisinage des tendons, se développent et bientôt sécrètent un produit analogue à la chitine <)ai les entoure et leur forme une première enveloppe ; il s'y ^jOQte un revêtement de tissu conjonctif qui plus tard s'incruste de sels calcaires (fig. 25). On a calculé que leur nombre, <^hez un seul individu, s'élève parfois à plusieurs millions. Ils peuvent vivre sous cette forme pendant plusieurs années et •tarder la faculté de passer à Tétat adulte s'ils sont ingérés par on autre animal. Leur présence dans l'intestin donne lieu à une inflammation quelquefois grave de la muqueuse diges-

r Pane, Nota tu di un elminte htmatoïde {Ànn, deW Acad, degli aspir» "ifiwM/wti. NapoU, 1864).

tive; leur migration dans les muscles provoque une réaction fébrile perstitante en mAme temps que la tuméfaction de ces organes, l'affaiblissement de la molilité et des douleuri quelquefois intenses.

Fig. 33. — Trichine (*).

Cet ensemble de phénomènes offre une analogie remarquable avec ceux qui caractérisent la fièvre typhoïde et a fait croire plusieurs fois à l'existence de cette maladie. La trichinose doil Être considérée comme une maladie infectieuse dont le parasite est connu.

§ 5. — Ancbyloatoms daodéaal.

Ce ver, long de 6 à 15 et même 18 millimètres (les femelles

('] t et 1, tricbinei déjà pkrrenoe* dam le tissu motcoUire, mtii non encore eokyuiet. — 3, trichine enkyitéedant le tlMU nnucnltlre. L«kyiM<i' limité par une membrane qui montre, par transpirenee, is muie stuidInh interne et 1i trichine. — 1, kyste dépoaillé de son enieloppe et rédnii ^ ^ mute grannleoie interne dana laquelle la trichine m trouTe iaduM. — i, trtchlne extraite du kyite «t très grosale (I. Cbatin).

AKiHAux Parasites. m

sont plas grandes que les m&les), se trouve en gninile quantité dans rintesUn grftie des individus qui snccombent à la maladie ' connue sous les noms de chlorose d'Egypte, de cachexie aqueuie, d'aitémie, de mal-cœur; il en est très probablement la cause; sa bouche, armée de quatre saillies cornées comparables à des dents, s'attache à la mnqoeuse intestinale et y produit des

Hg. ï4. >— FragiBaiit de mdielA conMntDt Fig. 35. — Filtcaiu mauuil«( triehlnea sntjstéM (gro«a[«ie[nBDt Uire ronrermant det tricbld«M dUmitrai). nMC>1cifl<e«,gnndaiirnMa-

lésions qui donnent lieu fréquemment à des hémorrbagies intestinales, ainsi qu'à des troubles de la digestion persistants et asseï graves pour eipliquerles symptAmes. On l'a observé récemment ches les mineurs employés aux travaux du tunnel du Saint- Gotbard, et on a reconnu qu'il existe assez Tréquemment chez

lis ÉTI0L06IE.

les sajeis atteint d'anémie des mineurs; MM. Perrondto (1), Trossat et Eraud le considèrent comme la cause de cette maladie ; M. Dransart conteste Texactitude de cette proposition par la raison que, sur six mineurs atteints d'anémie, il n'en a trouvé que deux dont les selles continssent ranchylostome.

M. Mégnin (2) a reconnu récemment que ranchylostome produit la maladie des chiens connue sous le nom de scûgmment de nez; il a constaté chez ces animaux Texistence d*une entérite liée à la présence du ver et il attribue à la même cause les accidents observés chez Thomme.

§ 6. — Angnilloles stercorales et intestinales.

Ces parasites ont été découverts par Normand (3) dans les selles des malades atteints de diarrhée de Gochinchine, et ils sont vraisemblablement la cause de cette affection.

L'anguillule stercoralc (flg. 26], très analogue à l'anguillule terrestre, a environ i millimètre de long sur 0"*"*,4 de large.

L'anguillule intestinale (fig. 27) atteint 2""*,90 de longueur; son corps est cylindrique, un peu aminci en avant, beaucoup plus effilé en arrière, surtout chez la femelle (4). On peat observer ce parasite à l'état d'embryon, à l'état de larve, à l'état de mue, dans lequel il est comme engainé dans un tube où ii se meut, et à Tétat adulte; certains malades en expulsent plus de cent mille et même plus d'un million par jour.

§ 7. — Trichocephalns dispar.

Ce nématode se rencontre souvent dans l'intestin grêle, quel-

(1) Perroncito, Recherches sur C anémie des mineurs {Acad, des sciences, 1882) ; — Bugnon, tAnchylostome duodénaletranémiedu Saint-Gothard [Bevttf médicale de ta Suisse romande^ 1882) ; — Trossat et Eraad, Sur le rôle étioiogique de ranchylostome duodénal dans t anémie des mineurs {Lyon médical, 1883 ; — Dransart, Note sur l'anémie des mineurs (Association pour ravancement des seienceSt Congrès de La Rochelle),

(2) Mégnin, Du râle des anehylostomes et des triehocéphales dans te développement des anémies pernicieuses {Comptes rendus de la Soe, de biologie, ISSfl''

(3) « Normand, Mémoire sur la diarrhée dite de Cochinchine {Archives de médecine navale j t. XXVII, p. 35).

(4) BaTay^ Note sur l'anguillule intestinale {Archives de médecine navale, t. XXVm, p. 64).

qaefois en grand nombre ; il mesure de 4 & 5 centimètres de

c d cs a

Fig. 26. — AnguiUale stercorale (BaTty) (*).

long; sa partie supérieure se contourne en spirale; un spicule

(*) 1. Premier âge, loDguenr 0""^,35, largeur 0™"^,t5.

2. Age moyen, longueur (r*,35, largeur 0"",38. — a, premier ronflement ouophagien. — b. deuxième renflement. — c, calcul. — d, estomac. — e, glandes (foie ou rein). — f, Tésicule qui deviendra un testicule ou un cuire. •* g. anus.

). Age adulte femelle, longueur 1 mil., largeur Onn,40. — a,b,c,d,e,f,g, nême signification. — T, OYaire. — 1, œufs.

4. Age adulte, mâle, longueur 0">">,10, largeur 0*",035. — a,b,c,d,e,f,g, ntme signification. — t, testicule. — s, epleulo.

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