CHAPITRE PREMIER
ANIMAUX PARASITBS
§ 1. — Pouc.
Trois espèces de ces animaux s'attaquent à l'homme ; on les distingae, d'après les parties oîionles rencontre, en pouxde tète, poux rfu corps {âg. 1) etpoiuc du pubis (Bg. 2). Leur tfite est pourvu d'an rostre garni de petits crochets et en môme temps d'un
Poa dn corpi.
Fig. S. — Pou an pubU (*).
^Ifletque forment quatre scies, appliquées l'une contre l'autre; l'insecte peat entamer la peau avec d'autant plus de force et de persistance que les crochets reUennent le suçoir dans la partie intérestée(J. Cbatio) (1); il en résuite de vives démangeaisons qui amènent une éruption de prurigo et quelquefois, chez les sujets
r. I. Chatiii, uticle PuudTiB da Nouveau dielioimairt di midteint tt dt ihimryit pratiquei, 187S.
n a. Mn œuf atucbi k sa poil.
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prédisposés et malpropres, de l'eczéma ou de l'impétigo. On a montré récemment que Ie« taehej bleuei soat produites par la piqftre des poux du pubis, et Duguet (1), en injectant dans le derme le liquide obtenu par l'écrasement d'un certain nombre de ces insecles, a pu les reproduire expérimentalement ; elles disparaissent après la mort. On n'en connaît pas exactement la cause prochaine; l'hypothèse la plus vraisemblable nous parait Être
Fig. 3. — ChflTeu «rec IntMi de pou de tfite ; l'embryon ds l'aar la plnt élevé • été éliminé. Il ne rette que m gilne de cbitina ; le cooTerd* de l'anr moyen •*! lonl^Té : groMl 3â foli.
celle qui les rattacherait à une stase reineust et capillaire produite, soit par une paralysie des petits vaisseaux, soit par le téunisme d'une arlériole. Ces insectes sont remarquables par lenr grande fécondité ; leurs œufs, de forme ovale, s'entourent d'une gaine de chitine par laquelle ils adhèrent aux poils (Bg; 3).
l) Dngnet, Compl. rend, de ta Soc. rtt biologie, léSO.
ANIH&UX PARASITES.
Les m&cboires de cea insectes (Bg. 4 et S) forment la g^ne de deux lancettes aiguCs qui peuvent pénétrer dans les téguments ; le sang monte le long de cette petite lame. La piqûre produit, en
coéme temps qu'une douleur aiguC, une tache ecehymoUqae, et en outre, cbez beaucoup de sujets, une plaque d'urticaire qui disparut au bout de quelques minutes (I).
9 S. — GUqne.
Cet insecte (fig. 6) vit dans les parties chaudes de l'Aménqne (3). Sa femelle, quand elle est fécondée, pénètre i l'aide de sessciesmandibulaireBsousTépiderme des extrémités inférieures OD du scrotum, rarement d'autres parties ; son abdomen se développe et atteint les dimensions d'un pois (âg. 7), l'insecte est alors chassé par les tissus, et la ponte a lieu. La tuméfac-
r Vof. irtbm, let Imeelei, édition rruitiiHptrKanckel. Pirit, lSS4,t. II. ;t) LabonlMaa, article cHcgoB da Dictionnaire enq/cloptdi^ut.
*) 0, la Dlh. — b,\a r«iiiell«. — c. Vaut (llciqain-TM)d«n).
") 1, itic. — a, michoira ganehs. — b, Itncette* «n maadibuiei. — c, palpe libUl laiKhe. — d, palpea maiIllÉlrei. — B, roitella développé. — on, ml- Eholrea Inrérimurai, cbaenne «Tee «on palpe. — bb, UneattM en naadlbiilei. — t, lèm infériaora avec lea deai palpei. — C, eitrémlté d'noe lancette iHoqalii>TandDo).
lion de la poche produit une irritation mécanique qui peol doaner lieu à de la suppuration, à des adénites, quelquefois i
Flg. 6. — Pnee chique (G. Bonaet).
l'érysipèle et ultérieurement à des ulcères difficiles k guérir; on les;a tus) se compliquer de phagédénisme ou de gangrène ; on a noté encore l'aneathésie des parties qui avoiainent la lésion;
Elg. T. — Chique gorgée (G. Bonnet).
les orteils peuvent se carier ou se nécroser ; quand l'ulcère se forme autour d'un ongle (unjruti iJeéreux), il est ordinairemeot rebelle, il en amène la chute, et quelquefois aussi l'inflammation et la nécrose de la phalange (1). . (I) Hturel cit4 ptr NleU;, Élémmfi de pathologie txotiqut. tnit, IWI-
§ 4. •— Larres.
Lorsque les mouches déposent leurs œufs dans des cavités naturelles ou accidentelles, leurs larves peuvent, en se développant, donner lieu à des phlegmasies localisées et à des ulcérations. Dans nos climats, les accidents qui en résultent n*ont généralement pas de gravité ; mais il n'en est pas de même dans les pays chauds.
Les larves de la mouche hominivore {lucilia hominivorax) (flg. 8 et 9) se développent assez fréquemment dans la partie supérieure
Tif. 8. — Monehe hominiYore. Fig. 9. — Ltrves de moache hominivore (*).
des fosses nasales et y provoquent une phlegmasie qui peut s'étendre aux paupières et au front, et amener des ulcérations, la nécrose et la destruction des os du nez et quelquefois une méningite (f ].
Woillez pense que l'affection connue sous le nom de peenash est produite par la mouche hominivore.
La larve de VOchronya anthropophaga, dite ver de Cayar^ s'introduit sous la peau et donne lieu à la formation d'un bouton d apparence furonculeuse.
Les larves des œstres engendrent également des phlegmasies cutanées circonscrites et sans gravité.
Divers autres insectes peuvent sans doute donner naissance ^ des affections analogues, connues dans les pays chauds sous des noms divers.
(1) NieUy,oafnge cité.
(*) 0, Unre. — 6, extrémité cépbaliqoe. — e, crochet.