CHAPITRE IV
Le jour n'est pas éloigné peut-être où cette classe de modiHcatearsse confondra avec la précédente, maisnousne pourrions actuellement, sans entrer dans la voie de l'hypotbèse, accepter complètement cette assimilation. La transmission des maladies dites infectieuses ne peut s'expliquer, en raison de leur mode d'invasion, d'évolution et de transmission, que par la pénétration dans l'organisme d'éléments qui sont certainement organisés, car ils ont l'attribut essentiel de la vie, nous voulons dire la faculté de se multiplier ; ils se multiplient en effet soit dans le corps humain, soit en dehors de lui, mais il u'est pas pour cela démontré jusqu'ici que ces agents aient tous une
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existence indépendante des organismes dans lesquels ils se développent et qu'ils constituent ainsi des espèces animales ou végétales auxquelles ont puisse correctement appliquer Tépithète de parasites.
On ne peut en effet rejeter d'une manière absolue Thypotbèse d'après laquelle certains d'entre eux seraient élaborés par l'organisme lui-même et susceptibles de vivre et de se mol* tiplier* chez d*autres sujets, comme le font, par exemple, les cellules épitbéliales dans les greffes animales et les cellules cancéreuses émigrées en des organes éloignés de leur foyer originel.
D'une autre part, la période d*incubation des maladies infectieuses, l'explosion ordinairement soudaine des accidenU qui les caractérisent, leur marche généralement cyclique el l'immunité qu'elles confèrent aux sujets qu'elles atteignenl sont autant de caractères qui les séparent des maladies parasitaires connues jusqu'ici, et justiûent la distinction que les auteurs ont établie et que nous croyons devoir maintenir, lin moins provisoirement.
En conséquence, considérant les agents infectieux en euxmêmes, et abstraction faite de toute hypothèse, nous exposerons successivement ce que l'on sait relativement à leur origine, à leur mode de transmission, à leur nature, à leur mode de pénétration dans l'organisme et à leur mode d'action.