‹ Traité élémentaire de pathologie générale; comprenant la pathogénie et la physiologie pathologiqueChapitre 69 sur 198 · ARTICLE III. — INTERPRÉTATION DES SYMPTOMES CARDINAUX · texte numérisé non relu

ARTICLE III. — INTERPRÉTATION DES SYMPTOMES CARDINAUX

Nous avons étudié, dans leur ensemble, les phénomènes de l'inflammation à son début et dans sa période d'état ; ils ooosj rendent facilement compte des troubles fonctionnels par lesquels elle se traduit et qui la caractérisaient aux yeux des anciens.

L*affluence du sang dans les vaisseaux dilatés produit Tinjeelion et la rubéfaction des parties, si elles sont superficielle» {rubor).

La même cause élève la température locale {calor), qui, M. le professeur Peter (1) Ta montré, dépasse constamment de quelques dixièmes de degré celle des parties similaires; peatelle s'élever, comme l'a dit 0. Weber, au-dessus de la température centrale? Des recherches faites par Jacobson (2) àTaide d'appareils thermo-électriques lui ont permis de résoudre la question par la négative, car il a toujours trouvé la chaleardes foyers phlegmasiques notablement inférieure à celle du cœar; dès lors l'excès de chaleur constaté dans les parties enflammées par rapport aux parties voisines et aux parties similaires m prouve pas que les combustions y soient plus actives; il s'explique suffisamment par l'afflux plus abondant du sang et la fflis« en équilibre de la température locale avec la température gé* nérale; c'est par la même raison qu'on le voit se produire arec une intensité plus grande dans les parties dont les vaso-comtricteurs sont paralysés par la section du sympathique.

La tuméfaction des parties enflammées {tumor) est la conséquence naturelle de l'afflux sanguin et de l'exsudation.

La douleur {dolor) est due à la distension des extrémités nerveuses par les vaisseaux dilatés et les produits exsudés.

(1) Peter, Leçons de clinique mé'Jicale^ Paris, 1879, t. IL

(2) U. Jacobson, Virchow's Arch.t LI.

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