Action pathogénlque des concrétions oalcnleuses
Quelles que soient la nature et l'origine des calculSi ils don* Bnt lieu à des accidents tout à fait comparables. Quand ils siègent dans les canalicules glandulaires, ils peuîDt être tolérés si les canaux qu'ils obstruent sont trop peu )lumineux pour qu'il y ait arrêt de Texcrétion ; parfois cepenant ils sont Torigine de formations kystiques et de phlegmasies coalisées ; c'est ainsi qu'il se produit une angiocholUe calculeuse. Leur présence dans les conduits d'excrétion se traduit par des hénomènes douloureux qui doivent être rapportés, d'une part rirri'tation de la muqueuse par les aspérités que présente la irface du calcul, d'autre part aux contractions réflexes qui se roduisent dans le conduit, contractions qui ont pour but expulsion de la pierre et sont par conséquent un acte de éfense : telles sont les causes prochaines des coliques néphréques et hépatiques.
Si l'obstruction du conduit est complète, il y a en outre ftenlion du produit, d*où l'ictère dans la colique hépatique et i diminution ou la suppression de la sécrétion urinaire dans la olique néphrétique. Les calculs urinaires n'occupent d'habiide qu'un seul des uretères ; Texcrétion urinaire semblerait onc devoir toujours continuer à se faire par le conduit deleuré libre; cependant il n'en est pas nécessairement ainsi; 'est que la présence du calcul parait provoquer un trouble dans acte même de ta sécrétion et exercer sur elle une action (Tarrét^ oit directement, soit par l'intermédiaire des vaso-constricteurs.
Dans les cas où l'oblitération persiste, l'accumulation du li- [uide en amont de l'obstacle amène nécessairement la dilataion des conduits sus-jacents ainsi que de leurs ramifications lans la glande et ultérieurement leur pblegmasie; M. Gharcot i pu ainsi provoquer par la ligature de l'uretère une véritable cirrhose rénale qu'il arapportée aune irritation del'épithélium.
La présence de calculs dans les réservoirs (vessie; vésicule
Haucpiac. — Pathologie géncrale. 24
biliaire) peut donner lieu également à de la douleur, mais elle est beaucoup moins intense que dans le cas précédent et se revêt pas les mêmes caractères ; ces calculs devieanenl bea> coup plus volumineux que ceux des conduits, car leur accroLv sèment n*a d'autre limite que la résistance des parois du recevoir ; leur action patbogénique se traduit surtout par des ph^ nomènes de phlegmasie consécutifs à Tirritation delà muqueuse et ultérieurement par des hémorrhagies, des ulcérations, d^ perforations et quelquefois des phénomènes d*infeclion lié^i la résorption des liquides septiques ou du produit d'excréti r (infection urineuse).