‹ Traité élémentaire de pathologie généraleChapitre 160 sur 183 · CONVALESCENCE · texte numérisé non relu

CONVALESCENCE

s'avance graduellement de la base vers le bord. Fernet compare avec raison celte altération à la rainure qui se produit sur les dents lorsque l'enfant a été atteint d'une maladie fébrile pendant leur développement.

Les cbeveux tombent fréquemment, mais cette alopécie est généralement passagère.

Les forces se relèvent rapidement ; M. Braive a étudié à ce point de vue un certain nombre de convalescents de l'asile de Vincennes et il a reconnu qu'ils pouvaient soulever tous les cinq jours un poids plus lourd de 1 à 2 kilogrammes.

En même temps la nutrition générale s'améliore et le corps augmente de poids; Arld, en soumettant à des pesées périodiques trente convalescents de fièvre typboïde, a trouvé qu'ils augmentaient en moyenne de 4 livres par semaine. M. Braive a pesé tous les cinq jours quatre convalescents de fièvre typhoïde, de pneumonie ou de pleurésie; il a constaté qu'à chaque pesée ils augmentaient de 3 500 à 3 800 grammes.

La marche et la durée de la convalescence varient beaucoup suivant la gravité qu'a présentée la maladie et le régime auquel ont été soumis les malades, suivant l'âge et la force des sujets et suivant les conditions dans lesquelles ils se trouvent.

Belativement à l'influence de la maladie, il faut tenir compte de l'intensité de la fièvre, de sa durée et de l'abondance des déperditions organiques. Une courte attaque de choléra peut laisser les malades dans un état d'adynamie plus profonde et exiger une convalescence aussi longue qu'une fièvre typhoïde; les hémorrhagies abondantes nécessitent toujours une convalescence d'une longue durée, car les hématies ne se reproduisent que lentement.

L'influence du régime auquel ont été soumis les malades est considérable ; il y a une grande différence entre le lyphique soumis à la diète ou nourri seulement avec du bouillon coupé et celui qui absorbe tous les jours plusieurs litres de lait, ce dernier ne tombe qu'exceptionnellement dans l'adynamie et son amaigrissement est relativement peu prononcé.

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