CHAPITRE
Beaucoup d'animaux sont pourvus d'armes naturelles qui leur permettent de piquer et de mordre; un certain nombre d'entre eux sécrètent, en outre, une matière venimeuse qui peut donner lieu à des accidents locaux ou généraux. Il nous suffira de rappeler, dans nos climats, les guêpes, les abeilles, les moustiques, les fourmis et les gros crustacés ; clans les pays chauds, les physalies pourvues de tentacules que termine un suçoir et d'un appareil glandulaire qui sécrète une liqueur irritante, la galéode vorace du Bengale, la tarentule, les malmignaltes ou latrodectes, les mygales, les scorpions, les scolopendres, etc.; de nombreux poissons font également des morsures suivies d'accidents généraux ; nous devons enfin signaler ici, comme devant occuper le premier rang parmi les animaux nuisibles, les serpents venimeux (3).
Nous avons indiqué précédemment comment on peut comprendre l'action des venins.
(1) Klebs, Die allgcmeine Pathologie iS89.
(2) Klebs, Siudien iiber die Yerbreilung des Ùreiihismus Œslen-eicbs soicie ûber die Ursache der Kropfbildung, Prag., 1877.
(3) Voyez John Packard, Des plaies empoisonnées. Encyclopédie de chirurr/ie. Paris 1883, t. 1, p. 763. "