‹ Traité élémentaire de pathologie généraleChapitre 50 sur 183 · CHAMPIGNONS INFECTIEUX · texte numérisé non relu

CHAMPIGNONS INFECTIEUX

des cellules. Robert Campana (i) a reconnu récemment que les spores

Fig. 71. — Cheveu provenant de la Fig. 70. — Poussière faveusc ("). partie atteinte de favus (*").

du tricophyton peuvent pénétrer dans le tissu conjonctif et s'y multiplier.

(1) Robert Campana, Tricnfitiasi dermien (Avc/tir f. Donnât. u> Si/p/i., 1889).

(*) aa, cellules ovales ou arrondies, articulées bout à bout. - bb, spores en voie de développement (?) formées par de petits globules sphériques de 0mn\002 à 0ran\003 environ et renfermées dans des filaments non articulés; ils sont quelquefois ramifiés. (Ch. Robin.)

H o, sporulcs isolées. - b, sporules en chapelet. - e, tube formé de sporules réunies bout a bout (Ita/.in).

(***) a, commencement de la tige. - b, souche. - c, bouton. - d, fibres longitudinales entre lesquelles existent des spores. - e, stries transverses. - f, sporulcs sur la souche. - g, sporulcs sur le bouton. — h, filament tubuleux (Bazin).

fcTlULOGMi.

Des recherches de M. Baïze'r oint bien fait connaître la structure et le rôle pathogénique de ces champignons. Pour les étudier, il les traite successivement, soit par une solution d'éosine ou de bleu de quinoléine et la potasse, soit parles mêmes matières colorantes et le baume de Canada dissous dans le chloroforme. Cette mélhode permet de reconnaître dans tous ses détails la structure des spores du microsporon furfur. Leur centre est occupé par un noyau volumineux et arrondi remplissant presque toute la cellule; il est enveloppé par une très mince couche de protoplasma granuleux qui le sépare de

Fig. -2. — Microsporon furfur (Kaposi).

l'enveloppe cellulosique. Dans les lubes sporifères, on trouve des noyaux semblables à ceux des spores. La multiplication des éléments se produit par l'intermédiaire des tubes et des spores qui bourgeonnent et se segmentent (fig. 72). Les spores s'agglomèrent en forme de grappes dans l'intervalle desquelles se trouvent les lubes; lorsque le parasite infiltre l'épiderme, il se forme des fentes où s'amassent les spores ; si elles sont nombreuses, elles se creusent une loge ou se disposent en nappes entre les lamelles épidermiques ; on s'explique ainsi le décollement de l'épiderme et la desquamation. Les spores de Yachorion (fig. 70, 71) pénètrent dans l'intérieur des

Page 1