CHAMPIGNONS INFECTIEUX
poils; elles sont disposées en chaînes qui forment un réseau à mailles allongées dans le sens du poil. Les noyaux des spores sont plus petits que ceux du mifirbsporon furfur. Le mycélium présente de nombreuses ramifications ; une partie des tubes sont vides, éLroits et allongés; les autres renferment des spores que leur rupture met en liberté et qui apparaissent alors réunies en petils groupes de 3 à 6. Les éléments du godet favique sont entourés d'une substance amorphe glutineuse que l'on nomme le glaire. M. Balzer la considère comme servant à agglutiner les éléments et à les protéger. Elle paraît faire défaut autour des spores qui ont pénétré dans le poil. L'achorion se développe surtout sur le cuir chevelu; on l'observe aussi parfois sur les membres et le tronc ; on a vu les godets faviques recouvrir comme une écorce la plus grande partie du corps. Malassez a montré que les tubes du mycélium peuvent s'infiltrer profondément dans la peau, entre les faisceaux conjonctifs du derme. Chez un sujet, mort en 1884 avec un favus généralisé, Kaposi a trouvé l'achorion dans la muqueuse inleslinale.
Quincke (1) a soutenu récemment que Ton confond sous le nom de favus deux maladies de nature différente; il se fonde sur ce qu'il a obtenu , par la culture des godets , trois champignons distincts qui se multiplient isolément; chacun d'entre eux suffirait à produire la maladie. Il les désigne sous les noms de champignons a, p, 7. Us se comportent diversement avec les milieux de culture et s'y développent avec une rapidité et par une température différentes, le champignon «. produisant le faims vulgaris; les champignons p et 7 produisant le favus hcrpeticus, celui des membres. Nous avouons que ces caractères ne nous paraissent pas suffisants pour justifier la distinction admise par Quincke. Le godet favique présente une physionomie trop spécialepour que trois champignons de nature différente puissent le produire. On n'observe guère d'ailleurs le favus des membres sans qu'il existe concurremment un favus du cuir chevelu; les différences observées par Quincke sont probablement le résultat de la différence de milieu qu'offrent aux cultures le cuir cbevelu et les parties glabres. Les recherches de M.Verujski (2)onten effet mis en relief l'influence considérable qu'exercent les différents milieux sur les caractères des cultures de ce champignon (3). Les études récentes de Munnich (4) plaident également en faveur de notre manière de voir, car cet auteur a vu se produire, dans la même
(1) Quincke, Monatsh. f. pfalt, Dcrmatol., 1886 et 1889.
(2) Vcrujski Rechercha sur la morphologie et la biologie du tricophyton tonsurans et delaeliorion {Annales de l'institut Pasteur, 1887V
(3) Loc. cit. '
(4) Munnich, Beitr. s. Konntniss des Favuspilses {Arch. f. Hygiène, 1885).
culture, les Irois champignons de'Quincke. Klsenberg (1) n'a pu obtenir que les formes p et -y, mais il les regarde comme appartenant à un môme champignon. Ajoutons enfin que Pick (2) a également
Fig. 73. — Herpès tonsurant. Fig. 74. — Herpès ton-
Gaine épidcrmique recou- surkilt avec de nom- *>
vrant le cheveu et contenant breu.es spores à fin- Fig. 7b - Cheveu extrait d une
des spores. térieur du cheveu (3). plaquedelateignetonsurante(. ).
considéré comme très peu vraisemblable l'existence des deux formes de Quincke.
Les spores du tricophyton (fig. 73, 74, 73) sont constituées par une membrane cellulosique transparente, Yépispore, par une masse de
(H A Elsenberg, Ueber den Favnspilzen (Arch. f. dermat. und. syph., 1889). m Pick, Oeber Favus (Frayer med. Wochensch., 1889). , 3 Ha.dy, Atoau ifckbnrtaTrè de médecine et de càtrurgie pfaiiqueS, article
figures il faut les examiner à la loupe.)
% « tige du cheveu. -6, extrémité supérieure rompue. - «j extrémité inférieure cassée ,u nWeaû de la peau. - d, fibres longitudinales écartées et bnsees. - ê, spon.les mi.ltrant la tige. - f, tube sporulaire (Ba/m).
CHAMPIGNONS INFECTIEUX. 159 protoplasma parfois très granuleux eL par un noyau elliptique ou arrondi. Les tubes sont longs, réguliers, composés d'articles placés bout à bout et offrant des ramifications rares (fig. 75). Les spores pénètrent dans les poils (1). Les désordres qu'ils déterminent varient suivant la région dans laquelle ils se développent : au cuir chevelu, ce sont des plaques d'alopécie incomplète avec altération des cheveux que l'on trouve cassés et lésion de l'épiderme qui est épaissi et desquamé ; à la barbe, ce sonl tantôt des plaques analogues, tantôt des saillies indurées qui présentent un aspect tuberculeux caractéristique, tantôt des pustules; sur les parties glabres, ce sont des plaques érylhémateuses avec légère desquamation furfuracée, limitées par un rebord saillant dans lequel on peut distinguer parfois des vésicules d'herpès. Le caractère commun de ces affections, comme de toutes les teignes, est leur tendance à s'agrandir excentriquement en présentant toujours une forme régulièrement circinée. Gampana (2) a trouvé constituée par des spores et le mycélium du tricophyton une tumeur du volume d'un œuf. Grawitz a soutenu que le tricophyton, le microsporon furfur, l'achorion et l'oïdium du lait ne seraient qu'un seul et même champignon, mais il a reconnu son erreur. M. Duclaux a démontré, conformément à l'enseignemeut de nos classiques, qu'il s'agit là non pas de variétés d'une même espèce, mais d'espèces bien distinctes et non susceptibles de se transformer l'une dans l'autre..
Grawitz a réussi à produire chez l'homme l'herpès circiné ou le favus en appliquant sur la peau du bras préalablement frictionnée des cultures pures de tricophyton ou d'achorion renfermant des gonidies.
Le microsporon minutissimum est le champignon de Térythrasma; le microsporon anomaeon se rencontre dans le pityriasis circiné (Vidal).
On a décrit encore dans la peau d'autres parasites : Malassez en a trouvé dans les plaques de pelade et dans le pityriasis vulgaire; ses observations ont toutefois été contestées; on dit que ces parasites sont banals et se trouvent chez les sujets sains. Il est certain que la pelade vraie est parasitaire , E. Besnier (3) et nous-même (4) en avons donné les preuves irréfutables, mais son parasite est encore à trouver.
La plupart des teignes de l'homme affectent également certains animaux et plus particulièrement ceux qui vivent près de l'homme; le favus est fréquent chez les chiens, les chats, les lapins et les souris ; aussi ne faut-il pas s'étonner s'il est beaucoup plus commun chez les
(1) B;ilzcr, Note sur V histologie des Dermatnphyles {Archives de physiologie, 1889). ('2) Campana, Trichopkylosis dermica (Arch. f. dermat. and syphilis, 1889).
(3) E. Besnier, Rapport à l'Académie de médecine sur le traitement de la pelade, i 888.
(4) H. lUliopeau, Nature et traitement de la pelade (Congrès international de thérapeutique, 1889).
lïTIOLOGIIi.
habiiaiiis des Campagnes que chez ceux des villes. Ou a observé de même la teigne tonsuraute chez le bœuf, le cheval, le chien et le cbal, (1).
Carter a décrit en 1874 un parasite végétal dans les boulons appelés bouton de Biskra, bouton d'Alep, etc.; il occuperait les lympbaliques et les interstices cellulaires (2). L'apparition constante de celle lésion sur des parties découvertes, sa circonscription à certaines régions et sa curabilité par les agents parasiticides plaident en faveur de l'hypothèse qui en attribue la production à un agent animé, mais il a été prouvé, par les recherches de MM. Duclaux et Chantemesse, qu'il ne s'agit pas d'un champignon, mais bien d'un microcoque spécial (Voyez : Bactéries infectieuses).
Le fongus (3) de l'Inde (pied de Madura, pied de Coclnn, Kirina grah, etc.), maladie caractérisée par une tuméfaction considérable du pied avec déformation et production de saillies tuberculeuses, est généralement considéré aujourd'hui comme parasitaire. Si l'on examine les tissus malades, on trouve dans les os des cavités remplies de masses mamelonnées, noires ou blanches, et ces masses sont, d'après Bidie, Carter et Barkeley, constituées par des parasites auxquels on a donné le nom de Chioniphes Carteri; leur constance et leur rôle pathogénique sont contestés..
Dans la plique polonaise, maladie du cuir chevelu dans laquelle les' cheveux sont agglutinés en touffes et comme en lanières, on trouve^ un parasite, le trichoma, mais il n'est pas la cause des accidents, ifl s'agit d'un eczéma provoqué et entretenu par des poux.
On a signalé également des parasites végétaux dans la Piedra de Colombie, affection caractérisée parla présence dans la continuité des cheveux de petites nodosités dures et espacées régulièrement, et dans la teigne des ongles de Pondichéry (4). Les premiers découverts, pas Dezernel en 1878, ont été étudiés scientifiquement par M. Juhel- Renoy (5) qui propose d'appeler la maladie trichomycose nodulaire.Le% renflements annelés sont en effet formés par des agglomérations considérables de spores douées d'une réfringence telle qu'on pourrait croire à des globules graisseux. Ces spores sont tassées et donnent l'aspect d'une admirable mosaïque ; elles sont unies par une matière glutinanle formée de bâtonnets en colonies compactes et comparable
(1) BatUet, Ann. de dermaloL, 1880.
(2) Bonlier, Le bouton de Biskra et la verruga (Archives de médecine n ivale, 1SS0).
(3) Rochiivd, Élude synthétique sur les maladies endémiques {Arch. de mëd. nao., 1871). — Carier, Du Mycétome ou maladie du fongus de V/tule, traduit par Vincent. [Arch. de rnéd. nao., 1875.)
(4) Piielly, ouvrage cité.
(5) Juhel-Renov, De la Trichomycose nodulaire {Ann. de donnât, "t de syphiligr.. W5).
CHAMPIGNONS INFECTIEUX. 161 à la glaire du favus; leurs formes sont multiples, tantôt polyédriques,
Fio-, 76, Cheveu avec les nouures parasitaires échelonnées de distance en distance
(d'après Juhel-Renoy).
tantôt allongées; on les trouve parfois accolées par deux ou par
Fig. 77. — Nodosité piéilrique contenant l'agglomération des spores et la présence de nombreux bâtonnets réunis en colonies (d'après Juhel-Renoy).
quatre (fig. 77). Le mycélium est peu abondant; les cultures montrent cependant que la germination se fait par la segmentation de tubes mycéliens (fig. 78). La signification des bâtonnets n'a pu être déterminée. Ces parasites sont les mêmes qui ont été vus par Cheadle Morris et Hoggan; ce sont eux sans doute également qui •ont été signalés tout dernièrement par Behrend (1) dans un cas sporadique de la maladie ; cet auteur adopte, pour la désigner, la dénomination proposée par M. Juhel-Renoy.
Galippe (2) a découvert, dans la salive humaine, un champignon auquel il a donné le nom de monilia sputicola : ses spores ont en
(I) Behrend, Trichomycosis nodosa (Sociét. méd. Berlin, 1889).
(S) Galippe, Note sur un champignon développé dans la salive humaine (Journ. de Variât, et de la physiol., 1885.)
Hallopeau, 3° édition. H
Fig. 78. — Tubes de mycélium provenant de la culture en milieu approprié du parasite (d'après Juhel-Renoy).
ÉÏIOLOGIE.
moyenne 6p. sur 5^; les cellules mères ont un double contour; on voit se former à l'extrémité de leur grand axe un prolongement d'où naissent des branches qui elles-mêmes se ramifient; ces branches se cloisonnent transversalement et se divisent ainsi en segments qui deviennent des spores.
Lebert et Winckel ont décrit sous le nom de leplomilus vuginulis un champignon caractérisé par des filaments mycéliaux étroits et des spores allongées; les filaments mesurent \ \>. sur 50 p.; ils sont peu ramifiés ; ces champignons forment de petites plaques à l'entrée du vagin, surtout dans la fosse naviculaire ; on les a vus aussi dans le mucus utérin.
A côté de cette forme mince de leplomilus, on en décrit une forme large. Les filaments ont en effet un diamètre deux ou Irois fois plus
Fig. 79. — Poussière blanche d'herpès tonsurans (tricophyton) (*).
considérable ; on leur distingue un double contour ; ils sont segmentés par des cloisons transversales; très ramifiés, ils atteignent une longueur de 1 /9 à 1/7 de millimètre. Très souvent ils présentent à leur extrémité un épaississement en olive et se distinguent ainsi de l'oïdium. Leurs spores sont petites, d'une forme ronde ou ovale ; elles présentent un noyau. Ce champignon siège également à la vulve et dans le vagin; les femmes qui en sont atteintes accusent des douleurs assez vives et ont de la leucorrhée.
Nous avons déjà signalé le développement de Y oïdium albiçans sur la muqueuse buccale (fig. 80) ; il contribue à y entretenir l'inflammation qui lui a permis de se multiplier ; il amène la formation de concrétions blanchâtres dans lesquelles on trouve, en même temps que le mycélium et les spores du champignon, des amas de cellules épij théliales. Le muguet se développe également sur la muqueuse puai
(*) a, sporules isolées. - b, sporules réunies. - o, tubes vides. - d, tube s orulai (Bazin).
CHAMPIGNONS INFECTIEUX. 163 ryngée, clans l'œsophage (fig. 81) où il peut former des masses vo-
Fig. 80. — Muguet buccal, à 300 diamètres (*).
lumineuses, et dans l'estomac où il a été étudié et décrit par Parrot.
Fig. 81. — Muguet œsophagien. Grossissement 250.
Le champignon du muguet ne dépasse pas généralement les cellules
S\n, fc',ule9n^'éPithélium. - c, b, spores isolées ou réunies bout à bout, elles ont de ] . i . a °my0*- - d, filaments cylindriques tubalcux cloisonnés avec granulations mo- ?e . hTfY! ,tér'eures- - ,«• leur extrémité. - g, renflements ovoïdes, —h, spores assorties bout à bout. - », cellule ovoïde terminale. (Ch. Robin.)
épithéliales. Pourlanl E. Wagner (1) dit l'avoir vu s'avancer dans le tissu conjonctifet les vaisseaux du derme. D'après Zenker(2), il pourrait môme passer ainsi dans la circulation et aller former des colonies dans les viscères et particulièrement dans le cerveau ; l'observation de cet auteur est restée jusqu'ici isolée. D'après Daumgarten, il s'est agi vraisemblablement d'une infection mixte par le champignon du muguet et les microbes pyogènes.
Grawitz (3) a soutenu que ce champignon diffère de l'oïdium et est identique à l'un de ceux de la levure, le saccharomyces mycodermu; cette manière de voir a été combattue par Plaut (4), qui en fait une lorulacée, la monilia candida, et par Klemperer (o); ils ont montré que ce champignon, tout en se reproduisant surtout, comme celui de la levure, par bourgeonnemenl, peut aussi, dans certaines conditions, produire des fdamenls de mycélium. Il occupe ainsi une place intermédiaire entre les champignons de la levure et les champignons à mycélium ; on peut le faire croître sous l'une ou l'autre forme en variant les conditions et sa culture (6).
Klemperer a reconnu qu'il est pathogène pour les lapins ; l'injection de sa culture amène en vingt-quatre ou quarante-huit heures une mycose généralisée et promplement mortelle.
L'aspergillus se rencontre dans les produits de sécrétions de l'otite externe et clans les cavernes pulmonaires. Leber (7) a découvert une hèratomycoae aspergilline. Ce champignon, porté accidentellement en contact avec la cornée préalablement érodée, y provoque une inflammation destructive en se multipliant dans son tissu conjonctif.
L'observation suffirait à établir que les maladies infectieuses sont dues à la pénétration clans l'organisme d'êtres organisés, car elle a
(1) E. Wagner, Jahrb. f. Kinderkrankh.
(2) Zenker, Ber. d. Gesellsch. f. Natur. u. Heilk. 1861.
(3) Grawitz, Virchow's Arch. LXXXI.
(4) Plaut. Beitrag sur systemalischen Stellung des Soorpilzes in der Botanique (Ccntralbl. f. /clin Med. 1886).
(a) Klemperer, Ueber die Natur. des Soo)-pilzes. (Centralb. f. /clin. Med., 1885).
(6) Baumgarten, Lelirb. d. pathol. My/coL, 1888.
(7) Leber, Ueber Kératomykosis aspergillina (von Graefes archiv, Bd. XXV).
(8) Davaine, Becherches sur les infusoires du sang dans la maladie connue sous le nom de sang de rate. (Gazette médicale, 1863-1864). — Pasteur, Sur la fermentation lactique. [Comptes rendus de l'Acad. des sciences, 1857); Sur la fermentation alcoolique (ibid., 1S58- 1859) ; De l'origine des ferments (ibid., 1860) ; Expériences relatives aux générations spontanées (ibid., 1860) ; Sur les corpuscules organisés qui existent en suspension dans l'air (Annales de chimie et de physique, 1862); Animalcules infusoires vivant sans gaz oxygètxe libre et déterminant des fermentations (Acad. des sciences, 1861-1 802). — A. Guérin, Z>i< râle des ferments dans les maladies chirurgicales (C.B. de l'Acad. dessciences, 1874). — Paslcur et
depuis longtemps reconnu, à l'agent qui les produit, la propriété de se multiplier, attribut essentiel de la vie. Mais, jusqu'à ces derniers temps, elle n'avait pu en donner la démonstration directe, et la théorie du contagium vivum était encore l'objet de discussions, quand les découvertes de M. Pasteur, de ses élèves et de leurs émules sont venues donner les preuves irréfragables que ces agents infectieux ne sont autres que des micro-organismes, des microbes dont les caractères, et en partie les fonctions, ont été bientôt déterminés.
Nous avons étudié déjà l'action pathogène des coccidies et des hématozoaires, animalcules qui n'ont pu, en raison de leur petit volume et de leur ressemblance avec des éléments normaux, être découverts que tout récemment. La plupart des microbes infectieux sont actuellement classés dans le règne végétal sous le nom de bactéries. On peut affirmer que l'un d'eux est la cause d'une maladie déterminée lorsqu'on le rencontre constamment dans cette maladie et que l'on peut la reproduire expérimentalement par l'inoculation de ses cultures.
Joubert, Sur les germes des bactéries en suspension dans l'atmosphère et dans les eaux (ibid., 1S77). — J. Tyndall, Les microbes, traduit de l'anglais par Dollo. Paris, 1880. — Ch. Robin. Surlanatm'e des fermentations (Joum. de l'anatomie, 1875); Remarques sur les fermentations bactériennes (ibid., 1879); — Cohn, Nova acta Acad. Leop.-Carol., 1883. Beitrxgc zur Biologie der Pflanzen, Breslau). — G. Nepvcu, Des bactéries et de leur râle put ho g énique (Revue des sciences médicales, 1878), excellent travail donnant l'état de la science à cette époque ; Du rôle des organismes inférieurs dans les lésions chirurgicales (Gaz. méd., 1873).— Grawitz, Die Schimmelvegctalionem in thierischen Organismus (A?-chiv f. path. Anal., t. LXXX1). — R. Lewis, Les microphyles du sang et leurs relations avec les maladies. Paris, 1880. — Magnin, Les bactéries. Paris, 1877. — Pasteur, Joubert et Chamberland, La théorie des germas et ses applications à la médecine (Comptes rendus de l'Acad. des sciences, t. LXXXI). — Ch. Talamon, Du rôle des microbes dans la genèse des maladies d'après les travaux de Pasteur (Revue mensuelle de médecine, etc., 1880). — Ch. Bouchard, Leçons sur les maladies infectieuses, résumées par Laudouzy (Revue de médecine, 1881). — Du Cazal et Zuber, Du rôle palhogénique des microbes (Revue des sciences médicales, 1881); ce travail résume très exactement les faits connus au moment où il a paru; nous lui avons emprunté plusieurs indications. — R. Koch, Mitth. a. d. Iîaiserl. Gesundheits Amte. Berlin, 1881. — Fliigge, Fermente und Mikroparasiten. Leipzig, 1883. — Jaccoud, Les maladies infectieuses, 1883. Leçons de clinique médicales faites à la Pitié, 1S84-85-86-89. — Sternberg, Dacteria, New- York 1SS5. — Artigalas, Les microbes pathogènes. Bordeaux, 1885. — De B.iry, Leçons sur les bactéries. Pans, 1886. — Duclaux, Le microbe et la maladie. Paris, 1886. — Coruil et Babès Les bactéries, 2' édition. Paris, 1886. - A. Gautier, Sur les alcaloïdes dérivés de la destrucfË"/acienenne ou physiologique des tissus animaux ptomaïnes et leucomaïnes (Acad. de Medec, 1886). — Schu.itt, Microbes et maladies. Paris, 1886. — Peter, Le Fort, A. Guérin, Vcrneuil, Charpentier, Leblanc, Tillaux, Guéniot et Villemin, Bull, de l'Acad. de médecine, 1886. Kiem, Microbes et maladies. Paris, 1881. — Brieger, Microbes, ptomaïnes et ma- Wes, avec une introduction de G. Hayem. Paris, 1886. -Klebs, Lehrb. d. allg. PathoL, n i ~ Vr°°kland' Manual of bacteriology, Lot.don, 1887. - Fraenkel, Grundriss der Vacterienkundc. Berlin, 1887. - Baumgarten, Lchrbruch der pathol. Mykol., 1886-1880.
Mare, Iratte pratique de bactériologie. Paris, 1888. — Thoiuot et Masselin, Précis de microbie médicale et vétérinaire. Paris, 1889. - Charrin, La maladie pyocyanique. Paris, teur 1889) 1 henomâ,,os 9énéraux de la via des microbes (Annales de l'Institut Pas-
Il en est cependant qui exislciiL certainement, bien que l'on ne soil pas encore parvenu à les isoler, tel est celui de la syphilis; d'autres ont été étudiés dans leurs caractères objectifs, mais on n'a pu, faute d'un milieu convenable, réussir à les cultiver et à les inoculer; il faut prendre garde, en pareil cas, de considérer comme la cause de la maladie un microbe introduit accidentellement dans les préparations, ou développé secondairement dans l'organisme malade; si cependant ce parasite a des caractères particuliers et si on le rencontre constamment et exclusivement dans la même maladie, les présomptions en faveur de son rôle patbogénique deviennent si grandes qu'elles équivalent presque à une certitude; c'est ainsi que nous avons considéré les bématozaires de Laveran comme causes de l'impaludisme, bien que l'on n'ait pu jusqu'ici les cultiver; nous verrons qu'il en est de même, pour la fièvre récurrente, des spirilles d'Obermeier et que les bacilles de la lèpre sont bien certainement les générateurs de celte maladie, bien que l'on n'ait pu jusqu'ici la reproduire par leur inoculation. L'on n'est pas en droit d'exiger, en pareil cas, les résultats positifs de cultures et d'inoculations, car, pour transmettre un microbe, il faut nécessairement trouver un terrain favorable à son développement, et rien ne prouve que, pour beaucoup de contages propres à l'espèce humaine, il en existe d'autres que le sang humain. Quand on voit, par exemple, que beaucoup d'hommes sont réfractaires au contage de la scarlatine, puisqu'un nombre relativement petit d'entre eux la contractent, comment s'étonner que ce mêmp contage ne puisse être cultivé dans un liquide organique quelconque et même chez le singe? Ce qui est surprenant, c'est que certains microbes se multiplient dans ces conditions (1).