‹ Traité élémentaire de peinture. Contenant les principes du dessin, du modelé et du coloris, et leur application à l'imitation des objets à la compositionChapitre 101 sur 124 · PNEUMATIQUE. 17S · texte numérisé non relu

PNEUMATIQUE. 17S

tes. Oïl démontre également la propriété expansive de l’air , en plaçant une vessie flasque, ou un fruit ridé, sous le récipient de la machine pneumatique ; car à mesure que l’air extérieur est enlevé et que sa pression n’agit plus, la vessie se gonfle et le fruit reprend sa première grosseur. Mais la force expansive est convenablement appréciée, si l’on met une portion d’air dans un vaisàeau de verre, avec une certaine quantité de mercure, dans lequel on plonge l’extrémité d’un tube, l’autre restant libre. L’appareil ainsi disposé, si on le place sous une grande cloche , et que l’on épuise l’air qui y est contenu ,1a colonne du mercure devient la mesure de la force expansive de l’air.

Si, dans un appareil de cette espèce, le diamètre du tube était très -petit comparativement au volume de l’air contenu , la colonne de mercure s’élèverait à une hauteur de vingt-huit pouces (76 centim.) environ, dans les circonstances ordinaires de l’atmosphère. Mais si l’on suppose que la dimension du tube soit telle que l’expansion réponde à deux fois son volume, la hauteur ne serait que de quatorze pouces avant que le mer-

17 6 HYDRAULIQUE : HYDROSTATIQUE, cure pût en atteindre une capable de l’équilibrer ; car c’est une loi générale pour les fluides élastiques, que la pression qu’ils exercent sur une surface donnée, diminue dans le même rapport que leur volume augmente.

Il paraît que non-seulement l’air atmosphérique et les autres gaz constamment élastiques, mais aussi la vapeur, sont assujétis à cette loi générale : il faut toutefois les éprouver dans des limites de températures où ils conservent leur état d’élasticité.

Il est facile de se convaincre que l’air qui nous environne obéit à la force de gravitation et qu’il est pesant, en prenant le poids d’un vase vidé d’air par la machine pneumatique, le remplissant d’air nouveau et en opérant ensuite la pesée. C’est ainsi qu’on obtient la pesanteur spécifique de l’air, même lorsque le vide n’est pas parfait, quand nous connaissons toutefois le rapport entre l’air resté dans le vase et celui qu'il contenait d’abord. L’ascension du gaz hydrogène, ou d’une portion d’air raréfiée par la chaleur, est une conséquence de la pression exercée par l’air atmosphérique.

L’élasticité unie au poids de l’atmosphère,

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