‹ Traité élémentaire de peinture. Contenant les principes du dessin, du modelé et du coloris, et leur application à l'imitation des objets à la compositionChapitre 108 sur 124 · FLOTTEMENT DES FLUIDES. I · texte numérisé non relu

FLOTTEMENT DES FLUIDES. I

do courbure et la vitesse de l’eau ; mais si on introduit un tuyau dans un autre, à travers lequel l’eau se meut très - rapidement dans une direction contraire à celle du courant, sa décharge sera non-seulement beaucoup moindre que si les directions coïncidaient plus complèteipent , mais il peut arriver qu’un tuyau ainsi ajusté ne donne lieu à aucun écoulement.

On conçoit aisément, d’après ce que nous avons dit ci-dessus relativement à la perte de force qui résulte de tout changement dans la vitesse , combien on peut éprouver de mauvais effets lorsqu’on dilate ou qu’on resserre inutilement les appareils conducteurs de l’eau. Cette observation a des applications nombreuses dans l’économie animale. On remarque que lorsqu’une artère se dilate de manière à causer un anévrisme , cela a lieu dans la partie supérieure de sa cavité; cet effet résulte de l’accroissement de résistance occasionée par l’anévrisme et, peut-être aussi, par la faiblesse primitive de l’artère.

300 HYDRAULIQUE HYDRODYNAMIQUE.

SECTION III

De la pression hydraulique.

Les effets réciproques des fluides et des solides mobiles les uns sur les autres, reposent principalement sur les principes de la pression hydraulique et de la résistance des fluides, que Bernoulli considérait comme constituant une partie distincte de l’hydrodynamique, sous le titre d’hydraulicostatique, partie delà science dont l’importance est appréciée depuis que l’on sait que l’ application de la puissance du vent et de l’eau aux moulins et à la navigation, en sont des dépendances. L’impulsion d’un fluide diffère essentiellement de celle d’un solide ; car, dans les mouvemens de celui-ci, la moindre force possible fait équilibre à la plus forte pression possible; mais puisqu’on suppose les molécules fluides infiniment petites, la force d’un courant doit toujours être balancée par une certaine pression déterminée, sans imprimer de mouvement au solide qui lui fait opposition; d’où il suit que cette partie de l’hydraulique n’a rien d’analogue

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