‹ Traité élémentaire de peinture. Contenant les principes du dessin, du modelé et du coloris, et leur application à l'imitation des objets à la compositionChapitre 61 sur 124 · FRESQUE · texte numérisé non relu

FRESQUE

FROTTIS. Voy. Glacis, 78 et 83. — Le frottis n’est, à proprement parler, qu’uu glacis fait sur une surface moins grande, et dont on est obligé de modifier à chaque coup de pinceau l’intensité, pour observer le modelé et le co* l»ris.

GALBE. — Ce mot est employé pour exprimer la forme géométrale d’un vase : ce vase est d’un beau galbe , veut dire que la courbure de ses formes géométrales est belle, et que vraisemblablement leur apparence en perspective ne

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le sera pas moins. — Les statuaires se servent du mot galbe dans le même sens, eu égard à la figure humaine; ils disent : cette tête, cette jambe est d’un beau galbe. Les peintres s’en servent également, et en y attachant le même sens. GAMME. — Mot technique emprunté de la musique , et appliqué par les peintres à la dégradation des tons de couleurs comparées entre elles ou à chaque couleur en particulier, mais soumises à la dégradation de la lumière. — Dans le premier sens, le mot gamme s’emploie pour exprimer le choix, l’ordre et la succession bons ou mauvais, forts ou faibles, des différens tons de couleurs qui entrent dans la composition d’un tableau. Dans ce cas, le mot diapaion serait préférable à celui de gamme. — Gamme, dans le second sens, se dit des nuances des teintes différentes et successives qui appartiennent à une même couleur, depuis son point le plus éclairé jusqu’au plus obscur. ( Voy. Tbinte. ) GENRE. — Par ce mot on désigne, i° l’espèce du tableau: 2° la manière des peintres d’un siècle ou d’un pays ; 3° et enfin la manière propre à un artiste en particulier. — On distingue trois genres de peintures: i° la peinture d’histoire, qui a pour objet principal la représentation de l'homme considéré dans l’ensemble de ses facultés. Le domaine du peintre d’histoire s’étend depuis le portrait inclusivement jusqu’à la représentation des êtres idéalisés. a° La peinture de genre, proprement dite; elle présente l’homme sous le point de vue de la vérité, du comique, du ridicule, du grotesque, et enfin de la caricature ; elle s’élève jusqu’au portrait; sa limite inférieure est la bambochade. 3° La peinture de paysage, que l’on subdivise en paysage historique et en paysage champêtre ou de genre. — Qufhit aux peintres qui, dans tous les pays, se sont voués à ne représenter que des édifices, des intérieurs, des fleurs, des inslrumens, etc. , on les appelle en bloc peintres de genre, chacun de ces genres étant distingué naturellement par l’objet représenté, et il serait aussi difficile que superflu de chercher à les classer. — On pourrait faire un genre à part de la peinture des ani~

VOCABULAIRE

maux, si plusieurs habiles peintres d'histoire, tels que Rubens et Schneder, par exemple , n'avaient pas prouvé que les études que l'on fait pour représenter habituellement l’homme ne conduisaient pas également à bien peindre les animaux. — Quant au mot genre, indiquaut la manière d’une école ou de tel peintre, il sert ordinairement à désigner les tableaux faits à l’imitation de ceux de quelque grande école ou de quelque grand maître : tableau daus le genre florentin, Raphaelesquc, Pouttineeque, flamand , hollandate, etc.

GÉOMÉTRAL( Dessin.) F, Dessri, 3*.

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