‹ Traité élémentaire de peinture. Contenant les principes du dessin, du modelé et du coloris, et leur application à l'imitation des objets à la compositionChapitre 64 sur 124 · IDÉAL · texte numérisé non relu

IDÉAL

ILLUSION. — L’effet de la peinture est fondé 9ur l’illusion, puisqu’on s’y propose de rendre l’apparence des objets, et non pas leurs formes réelles. On produit avec la peinture deux espèces d 'illusions : l’une qui s’empare des sens, l’autre qui frappe l’imagination. C’est ordinairement par cette dernière que les premiers artistes d’une nation qui se civilise commencent à agir surles spectateurs. Les vases peints (dits étrusques), les statues grecques d’un ancien style, elles ouvrages d’art du moyen âge s’emparent surtout de l’esprit et font illusion à l’imagination.

La perfection et l’abus même de l’imitation, auxquels on ne parvient que plus lard, font naître plus particulièrement les

VOCABULAIRE

illusions des sens. Quand celte disposilion domine dans peinture, l’art sort de ses limites. Le point auquel il fa tendre, et dout ne se sont point écartés les grands maître c’est de faire servir l’illusion des sens à entretenir celle i l’imagination.

IMAGE. — On appelle ainsi des gravures grossières, enlum nées sans art. Lorsqu’un tableau est faible dans toutes si 1 parties, on dit pour le déprécier : c’est une véritable imag 1

IMITATION. Son objet, p. 3i,

INTENSITÉ, — de ton, — de couleur, — veut dire le degré d i force d’un ton ou d’une couleur.

JOURS, CLAIRS. — Par ces mots on désigne en peinturi les parties les plus éclairées d'un taLleau.

LAVIS ( Dessin au ), p. 92.

LECI1E. — Le léché est la recherche daus le fini.

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