LIGNE
LINÉAIRE (Dessin), 3s.
LINÉAIRE (Perspective). F. Pbbspectîte.
LUMIÈRE.— Par ce mot on exprime la partie ou les parties les plus éclairées d’un tableau.
MAIN. — Avoir de la main. — Être habile de la main dans ce qui concerne l’exécution de la peinture.
MAITRE. — Les maître*. — Un maître est un peintre qui par le mérite de ses ouvrages et par l'excellence de sa doctrine s’est acquis le droit de tenir école et d’enseigner son art. En disant les maîtres, on désigne les grands peiutres morts dout les ouvrages sont restés célèbres.
MANIÈRE. — L’ensemble des habitudes que prend un peintre pour exécuter ses ouvrages lui donne à la longue
DE LA PEINTURE
une manière. La manière est pour le travail manuel ce que la doctrine est pour l’invention et la composition. Elle résulte de certaines règles que font découvrir l’expérience et la pratique. — Une méthode trop arrêtée, des procédés qu dégénèrent en recettes rendent la manière un défaut insupportable
MANNEQUIN. — Grande poupée à ressort dont les peintres se servent pour étudier le jet des draperies et les copier plus à l’aise. Le mannequin est un meuble d’atelier indis pensable, mais dont on doit se servir avec goût et beaucoup de circonspection.
MAQUETTE. — C’est l’esquisse d’on sculpteur, l’idée première d’un bas-relief ou d’une figure. Les maquettes se font en terre ou en cire. Les peintres font aussi des 111aqueltes. Ce sont également de petites figures légèrement ébauchées en terre ou en cire que l’on dispose dans le mou* renient et à chaque plan où doivent être les personnages du tableau. Au moyeu de cette scène en relief exposée à un jour donné, le peintre juge de la disposition de la lumière, de la projection des ombres et enfin de l’effet de sou tableau.
MARINE. — Tableau où l’on représente la mer, ses côtes et les occupations des navigateurs. Ce genre rentre dans celui de la peinture de paysage.
MASSE.- — Ou dit masse d’arbres, niasse de rochers, niasse de nuages pour exprimer que l’agglomération de ces objets est assez imposante pour occuper l’œil dans un tableau. — On en tend par masse de clair et d'ombre, les' surfaces que présentent les objets elles ligures groupées de telle sorte que la lumière se dispense largement dessus ou qu’il en résulte de grandes parties d’ombre. L’art de grouper les figures pour produire et varier les grandes masses d’un tableau est une des diflicultés les plus grandes à surmonter quand 011 veut les concilier avec la vérité.
MEPLAT. — Dans les formes humaines et animales, rien n’est absolument rond ni plat. On désigne donc les courbes du TEINTURE. l6
VOCABULAIRE
contour par le mot de méplat, pour indiquer les formes que l’on ne saurait décrire, et que la science ne saurait caractériser.
METIER. — On dit d'un peintre qu’il a du métier, quand il est très-versé dans tous les moyens pratiques de son art. Ce peintre n’a que du métier, phrase par laquelle on veut faire entendre qu’uu artiste ignore complètement la théorie de son art et l’exerce grossièrement.