POUDRE DE CORNE DE CERF CALCINEE
On remplit un fourneau à réverbère d’andouillers ou cornichons de corne de cerf , en ayant soin de ne point les tasser, afin que l’air et la flamme puissent circuler librement entre eux. On couvre le fourneau de son dôme que
ZOOBÂSIE.— POUDRES SIMPLES. 'i55
Fon termine par un tuyau de quelques pieds de longueur. On lute la bouche du foyer et les autres ouvertures dufourneau, le cendrier et la cheminée seuls exceptés; puis on fait un feu clair de bois dans le cendrier. La flamme passe à travers la grille et la corne de cerf, porte bientôt celleci au rouge, et la matière animale ne tarde pas à être charbonnée. On F entretient ainsi à la même température, jusqu à ce que F air qui pénètre dans le fourneau ait consumé en totalité le charbon qui se trouve contenu dans l’intérieur de la matière osseuse ; ce que l’on reconnaît à la couleur blanche que les cornichons placés le plus loin du foyer acquièrent] usque dans leur centre. Lorsque le fourneau est refroidi , on enlève la corne de cerf, et on brise tous les fragmens les uns après les autres , en mettant de côté les morceaux qui contiennent encore de la matière charbonneuse.
La corne de cerf ainsi calcinée, on la pulvérise dans un mortier de fer , on la passe au tamis de soie , et on la soumet enfin successivement à la porphyrisation avec l’intermède de l’eau, à la dilution et à la trochiscation.
Toutes les substances osseuses doivent être calcinées et mises en poudre de la même manière ; et c’est même avec elles qu’on remplace presque exclusivement aujourd’hui la corne de cerf.