‹ Traité élémentaire de pharmacologie. Contenant la description sommaire des substances médicamenteuses simples; la préparation des médicaments officinaux et magistraux français et étrangers; l'appréciation des propriétés physiologiques des médicaments, leurs modes d'administration et l'art de formulerChapitre 122 sur 525 · SOUFRE · texte numérisé non relu

SOUFRE

Le soufre se rencontre abondamment à l’état natif, aux environs des volcans et sur-tout dans les terrains volcaniques , sous forme cristalline , amorphe ou pulvérulente. On le trouve en outre très répandu à l’état de combinaison, dans certains terrains où il forme des couches, souvent d’une grande puissance, de sulfures ou de sulfates. Nous ne parlons point ici de celui qui existe comme principe constituant de certaines matières organiques : la proportion en est trop minime pour qu il soit nécessaire de le mentionner autrement que sous le rapport scientifique.

Ii est solide , dur , très fragile , à cassure brillante , d’une couleur jaune citrine spéciale et qui sert de type; transparent lorsqu’il est cristallisé ; doué d’une odeur sui generis , qui se manifeste parla chaleur ou parle frottement; insipide; d’une pesanteur spécifique de 1,99.

Préparation . — On extrait le soufre, soit des substances terreuses avec lesquelles i! est mélangé , soit des sulfures de fer et de cuivre. Mais cette extraction étant tout-à-fait du domaine de l’industrie qui , depuis plusieurs années , livre au commerce le soufre dans un

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parfait de pureté , nous n'avons point à nous en occuper ici.

Toutefois , si le pharmacien , par susceptibilité , veut n'employer que du soufre qu'il a purifié lui-même , il y parvient facilement en en remplissant aux deux tiers la panse d une cornue de verre à long col , plaçant celleci dans un fourneau à réverbère, et la chauffant graduellement jusqu à ce que le soufre distille à petit filet par le

bec de la cornue. On le reçoit dans’un vase contenant d# l'eau.

La fleur ci Se soufre ou soufre sublimé nous est également livrée par 1 industrie , privée de tous corps étrangers , à 1 exception d’un peu d’acide sulfurique qui s'est produit pendant la préparation. On l’en débarrasse en la lavant à plusieurs reprises avec de l’eau bouillante , ou mieux jusqu à ce que 1 eau du lavage ne rougisse plus le papier bieu de tournesol. Il faut ensuite la porphyriser^à l’eau ,

pour î’nmener à un degré plus grand de ténuité , et enfin la faire sécher.

ÎSous croyons devoir parler ici de la préparation du soufre précipité, ou magistère de soufre des anciens. On prend le soluté d’un sulfure de l’un des métaux de la première section (par motif d’économie, on emploie de préférence celui de calcium), et on l’étend d’eau s’il est trop concentré. On le verse dans une terrine, et on ajoute peu a peu un léger excès d’acide hydrochlorique, en ayant soin d’agiter continuellement le mélange avec un tube de verre , et d’enflammer , par l’approche d’une bougie, le gaz acide hydro-sulfurique qui se dégage, pour éviter l’influence délétère de cet agent sur les organes e la respiration. Après quarante-huit heures

; e re^°^ a a*r » 011 décante , puis on lave le soufre a grande eau , et on le reçoit sur un filtre pour le faire

secher. Dans cet état, le soufre est très divisé, d’une • cou eur blanche, et probablement hydraté: il contient en outre un peu d’hydrure de soufre , dont la présence

se decele par l’odeur. < , '

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