‹ Traité élémentaire de pharmacologie. Contenant la description sommaire des substances médicamenteuses simples; la préparation des médicaments officinaux et magistraux français et étrangers; l'appréciation des propriétés physiologiques des médicaments, leurs modes d'administration et l'art de formulerChapitre 147 sur 525 · POTASSIUM · texte numérisé non relu

POTASSIUM

Ce métal est toujours un produit de I art 5 dans la nature, on ne le trouve qu’à l’état de combinaison avec l’oxigène, dans certains sels, etc.

fl est solide, et, al 5° + o du thermomètre centigrade, il est plus mou que la cire; il est doué d’un éclat métallique analogue à celui de l’argent, comme on peut s’en convaincre en le coupant mais cet éclat se ternit et disparaît promptement par son exposition à l’air. Sa pesanteur spécifique est de 0,865 à la température ci-dessus mentionnée. Jeté à la surface de l’eau, il la décompose subitement avec dégagement de calorique et de lumière, et en absorbe l’oxigène pour former de la potasse ou oxide de potassium qui, par la haute température produite, est maintenu sur le liquide pendant un certain temps, àl’état de globule rouge de chaleur , et se dissout ensuite en fesant entendre un bruissement semblable à celui d’un fer rouge que l’on plonge dans l’eau.

L’extraction facile de ce métal est due aux chimistes français: elle est suffisamment expliquée dans nos traités de chimie et trop connue pour que nous en donnions la description. D’ailleurs, si nous mentionnons ici le potassium que les pharmaciens n’ont jamais à préparer, c’est seulement parce qu’il a été proposé en Allemagne comme un agent de cautérisation ; mais nous ne pensons

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pas que Sa chirurgie française, qui a des moyens plus prompts et plus puissans, ait jamais recours à lui.

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