‹ Traité élémentaire de pharmacologie. Contenant la description sommaire des substances médicamenteuses simples; la préparation des médicaments officinaux et magistraux français et étrangers; l'appréciation des propriétés physiologiques des médicaments, leurs modes d'administration et l'art de formulerChapitre 207 sur 525 · ACÉTATE DE SOUDE · texte numérisé non relu

ACÉTATE DE SOUDE

(Terre foliée minérale.)

H est probable qu’il en est de ce sel comme de facëtaie de potasse , et qu’il existe dans le suc des végétaux :

mais, de même que lui, il est ordinairement préparé par l’art.

Il cristallise en prismes rhomboïdaux, incolores, d’une odeur acétique très faible, d’une saveur fraîche et piquante, très solubles dans l’eau, solubles dans l’alcool.

Préparation. — On le prépare de la même manière que l’acétate de potasse : mais il est plus avantageuxdeîe tirer du commerce qui le livre à bon marché, parce qu’il est un des produits préparés en quantités énormes dans les fabriques où fon purifie le vinaigre de bois.

%8 PHABM/VCOTECHNIK.

ACETATE D’AMMONIAQUE.

(Esprit de Mindérérus.)

Ce sel se produit daiîs la décomposition de plusieurs matières organiques azotées.

On l’obtient ordinairement à l’état liquide, incolore, transparent ; inodore ; d’une saveur d’abord piquante et fraîche, ensuite sucrée. Il marque cinq degrés à l’aréomètre.

Préparation. — Pour l’obtenir, il suffit de saturer, à une douce chaleur, et dans une bassine d’argent ou dans un matras , l’acide acétique pur à 5 degrés par le carbonate d’ammoniaque , jusqu’à ce que l’on reconnaisse à l’odeur qu’il y a un léger excès de ce dernier : alors on laisse refroidir la liqueur, on la filtre et on l’introduit dans des flacons que l’on bouche avec soin.

On doit à M. Jéromel un procédé différent et dont nous empruntons la description au Journal de Pharmacie : « On place, sur l’obturateur d’une cloche assez grande, » deux capsules contenant, l’une de l’ammoniaque li- » quide, et l’autre du vinaigre de bois , à parties égales en » poids. Le tout étant recouvert du récipient , on aban- » donne l’appareil. Au bout de douze heures, on enlève » la cloche, et l’on trouve, dans la capsule qui conte- » nait l’acide , un soluté neutre d’acétate d’ammoniaque » limpide comme l’eau distillée, et marquant 12 degrés » au pèse-sel. On étend cette liqueur d’eau distillée, de y) manière à la réduire à 5 degrés, pour avoir un acétate » semblable à celui du Codeoc.

)> En concentrant l’acétate d’ammoniaque , à la cha- » leur douce d’un four qui se refroidit, on obtient une » belle cristallisation d’acétate acide en cristaux alongés, » très déliés, d’un blanc nacré; mais il faut pour cela » un repos parfait de plusieurs jours. »

CHÎMICOBASIE M^DTCAMEHS CHIMIQUES, O99

Autrefois , on se servait pour cette opération , du carbonate d’ammoniaque provenant de la décomposition de la corne de cerf, et c’est encore ainsi que l’on doit faire pour se procurer Y esprit de M indérérus proprement dit, qui contient par conséquent de l’huile empyreumatique de plus que l’acétate d’ammoniaque pur,

Page 1