‹ Traité élémentaire de pharmacologie. Contenant la description sommaire des substances médicamenteuses simples; la préparation des médicaments officinaux et magistraux français et étrangers; l'appréciation des propriétés physiologiques des médicaments, leurs modes d'administration et l'art de formulerChapitre 210 sur 525 · ACIDE OXALIQUE · texte numérisé non relu

ACIDE OXALIQUE

Il se trouve dans les trois règnes, toujours combiné , soit à l’état de sel neutre , soit à celui de sel acide. 1 rès abondant dans plusieurs familles de plantes, sur- tout à ce dernier état , on le trouve rarement dans les animaux , et lorsqu’on l’y rencontre , il y est seulement accidentel et constitue une des espèces de calculs vésicaux. Plusieurs auteurs ont annoncé 1 avoir trouvé dans le règne minéral ; mais nous ne pensons pas qu on puisse le considérer comme production de cet ordre, attendu que l’oxalate de chaux qu’on a trouvé sur certaines roches est évidemment une production de nature organique , et provient incontestablement d’une espèce de

lichen.

Il est solide, sous forme de petits cristaux prismatiques quadrangulaires et terminés par des sommets dièdres; incolore; demi-transparent , et jouissant d’un grand éclat; inodore; d’une saveur très acide; soluble dans l’eau, et beaucoup plus à chaud qu’à froid ; moins soluble dans l’alcool.

Préparation . — - L’acide oxalique est produit artificiellement par le chimiste, et souvent il est le résidu de quelques-unes de ses opérations. Il suffit alors de le puifier pour l’ obtenir pur.

Le plus ordinairement , le chimiste le fabrique à dessein dans son laboratoire, en fesant réagir l’acide nitrique, soit sur le sucre, soit sur la fécule; mais , de tous les procédés exécutés dans ce but, le meilleur sans contre dit consiste à dissoudre à chaud une partie de sel d’oseille

CHIMICOBASIE. MÉDICAMENS CHIMIQUES. 4o5

dans vingt à vingt-cinq parties d’eau, puis à y verser un soluté aqueux d’acétate de plomb , jusqu’à ce qu’il ne se produise plus de précipité : ce dernier, qui est d’abord floconneux, se contracte sur lui-même et devient promptement grenu. On décante la liqueur (qui, purifiée convenablement , fournit de 1 acétate de potasse pur) , et on lave le précipité en le versant sur un filtre et fesant passer de l’eau au travers , jusqu’à ce qu’elle en sorte insipide. Alors, on le délaye avec dix à douze fois son poids d’eau, dans un vase conique , par exemple un grand entonnoir de verre dont le bec est fermé par un bouchon , et on y fait arriver immédiatement un courant de gaz acide hydrosulfurique, à l’aide d’un tube qui descend dans le bec de l’entonnoir jusqu’à deux lignes du bouchon. On prolonge le dégagement du gaz jusqu’à ce que , d’une part, l’oxalate de plomb qui était très blanc, soit converti en une matière complètement noire, et de l’autre, que la liqueur tienne en dissolution un grand excès d’acide hydrosulfurique. On filtre ensuite, on lave le précipité noir qui est du sulfure de plomb , on évapore la liqueur au point convenable, et on fait cristalliser par le refroidissement.

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