‹ Traité élémentaire de pharmacologie. Contenant la description sommaire des substances médicamenteuses simples; la préparation des médicaments officinaux et magistraux français et étrangers; l'appréciation des propriétés physiologiques des médicaments, leurs modes d'administration et l'art de formulerChapitre 3 sur 525 · CONNAISSANCES PRÉLIMINAIRES · texte numérisé non relu

CONNAISSANCES PRÉLIMINAIRES

Celui qui se destine à Pétude de îa pharmacologie doit, avant tout, avoir reçu une éducation libérale : il connaîtra parfaitement la langue latine et les élémens fie îa langue grecque; il aura des notions de géographie, de mathématiques, de physique et sur-tout de chimie, d’anatomie et de physiologie. Les langues anciennes , principalement la langue grecque, l’initieront aux étymologies du langage scientifique. La connaissance de la langue latine lui permettra la lecture des divers Codex , ou codes des pharmaciens , et de certaines ordonnances magistrales , c’est-à-dire , formulées instantanément par les médecins. La géographie lui apprendra quels sont les pays étrangers qui fournissent les substances exotiques, et les localités nationales d’où l’on tire les meilleures substances indigènes. L’arithmétique et l’algèbre ne sont pas moins nécessaires pour une foule de supputations , telles que la division d’une masse en un nombre donné de parties, etc. ; et pour l’appréciation des poids et mesures. La géométrie lui fera déterminer les figures cristallines affectées par les sels et plusieurs corps élémentaires. La physique lui servira d introduction à l’étude de îa chimie , et de plus, lui expliquera une foule de phénomènes, résultats des opérations pharmaceutiques. De toutes ces connaissances, îa plus essentielle sans doute est la chimie, au moyen de laquelle on se fend compte des affinités qui jouent un si grand rôle dans la composition des médicamens préparés par combinaison. Enfin, l’anatomie fera connaître au pharmacologiste les divers organes sur lesquels les agens pharmaceutiques peuvent être appliqués; et la physiologie, en lui apprenant que ces organes , par suite des différen-

DIVISION DE DA PHARMACOLOGIE. t?>

ces de texture, ne jouissent pas des mêmes faculté vitales, du même mode de sensibilité, lui expliquera pourquoi ils ne sont pas affectés d’une manière identique par des moyens semblables : elle lui révélera, en outre, les connexions sympathiques qui unissent entre elles des parties plus ou moins éloignées les unes des autres, et sur lesquelles on peut exercer ainsi, de loin et sans les toucher, une influence puissante»

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