‹ Traité élémentaire de pharmacologie. Contenant la description sommaire des substances médicamenteuses simples; la préparation des médicaments officinaux et magistraux français et étrangers; l'appréciation des propriétés physiologiques des médicaments, leurs modes d'administration et l'art de formulerChapitre 4 sur 525 · DIVISION DE LA PHARMACOLOGIE · texte numérisé non relu

DIVISION DE LA PHARMACOLOGIE

A mesure qu’une science s’agrandit , on sent le besoin de diviser son domaine, d’où résultent nécessairement de nouvelles brandies et des noms nouveaux. Ce besoin est devenu tellement pressant pour celle qui nous occupe, que déjà 1 insuffisance des mots amène la confusion des choses. Le nom de Pharmacologie , si heureusement tromvé par M. Barbier, ne satisfait plus aux exigences de nos progrès. En effet , les uns désignent par là 1 étude de la matière médicale; d’autres l’appliquent à la fois et à la matière médicale et à la préparation des méoicamens. Nous pensons que ces derniers seuls ont

raison ; mais alors comment distinguer les deux branches Tune de l’autre?

Le mot de matière médicale , tout impropre qu’il est qualifie déjà la première; quant à la seconde, on reconnaîtra aYec nous que son terme manque complètement. Nous disons qu’il manque , car celui de pharmacie ne lui convient en aucune façon: en effet, ce n’est pointa l’étude de la pharmacie proprement dite, que l’on doit initier eleve qui se destine à l’exercice de la médecine ; il est une foule de détails pratiques dont on lui sauve l’étude

théraneutioZlaCe ^ '* connaissance des applications

l/f PHARMACOLOGIE. .

C’est pour qualifier cette branche de la pharmacologie qui a trait à la confection des médicamens, comme partie des sciences médicales, que nous proposons le nom de pharmacotechnie qui exprime bien l’art nécessaire pour leur préparation.

Si nous revenons maintenant sur la matière médicale, nous trouverons, comme nous l’avons déjà dit, que son nom est impropre. En effet, le moindre de ses inconvéniens est d’être double et de s’écarter des lois de la bonne néologie. Cette branche de la phaimacologie devant être considérée comme une science relativement à la seconde , où l’art domine essentiellement , nous nous sommes encore permis de hasarder à cet égard une dénomination nouvelle, et de la spécifier par le nom de pharmacomathie , qui exprime la double idée de science et de médicament.

Enfin , nous avons dit que la pharmacologie comprenait aussi dans sa sphère l’appréciation de la propriété qu’ont les substances de modifier l’état actuel des tissus : cette attribution dessine nécessairement une troisième et dernière branche, qu’à l’instar des deux autres, nous désignerons sous le nom de pharmacody namie ( puissance des médicamens). Cette branche contiendra en outre l’art de formuler, qui s’y rattache assez naturellement.

De cette manière , le langage nous paraît convenablement fixé, chose si importante dans l’étude des sciences. Ainsi , la pharmacologie comprenant :

1° La pharmacomathie , ou étude des substances simples;

2° La pharmacotechnie , ou art de préparer les médicamens;

3° La pharmacodynamie , ou appréciation des propriétés des unes et des autres ;

Ces trois divisions feront la matière des trois livres de notre ouvrage.

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