TABLETTES
JLes tablettes sont des médicamens solides, secs et lia» giles, résultant du mélange de substances pulvérulentes et de sucre. Elles doivent le plus ordinairement leur consistance u l’addition d’un mucilage, et la présence ou l’absence de cet intermède permet de les ranger en deux groupes distints.
a. Tablettes préparées a l aide d un mucilage.
Ee mucilage dont on se sert pour leur confection se prépare, soit en triturant dans un mortier de la gomme adraganthe pulvérisée avec de l’eau ou un hydrolat aromatique, soit en laissant en contact, pendant trente-six heures, une partie de cette gomme entière mondée a^ec soin et huit à douze parties du liquide qui doit être employé, agitant de temps en temps, et passant ensuite avec forte expression au travers d’un iinge serré. Quelquefois on y ajoute une certaine quantité de blanc d ceut ou de gomme arabique, ce qui rend, dit-on, les tablettes plus compactes et leur communique une soi te de demitransparence analogue à celle de la porcelaine.
Le sucre pulvérisé et la poudre médicamenteuse ayant été exactement mêlés dans un mortier ue inaibre, on amène ce mélange à l’état d’une pâte bien liée et ductile, en y ajoutant peu à peu une sulüsante quantité du mucilage obtenu comme nous venons de le dire , el en battant continuellement avec le pilon jusqu’à ce que la masse soit d’une homogénéité parlaite dans tous ses
points. ... ,
La pâte ainsi préparée est ensuite, ou divisée en très
petites portions que Von roule dans le creux de a main
SACCHÀ ROLÎti.
SACCHA flOLÊS SOLIDES. gjg
pour leur donner une forme sphérique, et dans ce cas le produit reçoit le nom spécial de grains ; ou étendue, sur une table saupoudrée d’amidon et au moyen d’un rouleau dont les extrémités finissent par venir s’appuyer sur deux régies d’égale épaisseur placées de chaque côté, en couche mince que l’on découpe avec un emporte-pièce d aigent, de fer-blanc ou de fer tourné, en portions plus ou moins larges et de forme variée (ronde, carrée, rhomboïdale, etc.); ces portions, que l’on appelait autrefois rotules > morsulis , reçoivent aujourd’hui le nom de tablettes proprement dites.
Quel que soit le mode de division adopté, le produit doit être exposé pendant deux ou trois jours au contact de i air, dans un lieu sec, puis porté à l’étuve jusqu’à dessication complète ; enfin, on le passe sur un tamis ou même on le secoue légèrement dans un sac, pour détacher 1 amidon qui adhère à la surface.
I ne observation que nous ne devons pas oublier de faire avant de terminer ces généralités, c’est que toutes les fois que l’on opère sur des poudres végétales riches en matière extractive, on doit se servir d’un mucilage très consistant et se borner à pétrir la pâte avec les mains. En négligeant ces deux précautions, on détermine la solution d’une forte proportion des principes extractifs
dans l’eau du mucilage, et, par là, on altère la couleur du produit.
Les tablettes sont simples ou composées , suivant le
nombre des substances qui sont associées au sucre et au mucilage.
a. Tablettes simples.
HiÀimÂcofKCBmË.
F. 5. À. des tablettes du poids de 18 «rai ns.
Chaque tablette contiendra environ 2 grains de sou r<b
sl.
TARLÉTTES DE MAGHE&iE,
(Tablettes absorbantes.)
x once (32 gr.).
Pr. : Magnésie pure; 4 onces (ia5).
s icre très blanc ,
Mucilage préparé avec Vbydrokt de fleurs ^
d'oranger \
F S A. des tablettes du poids de 16 grains.
Chacune d’elles contiendra environ 5 grains de ma-
"pîparez de la même manière les tablettes d’jeu* "écrevisses.
CZaSeL antenrs du Cote, prescrivent l’emploi du ucilage de gomme adraganthe pour la préparation des , blettes dont nous venons de donner la formu e ; mai , après M. Guibourt, la magnésie, par une action qui lu -t Dropre enlève à ce mucilage le liant necessaire , en mséquen’ce, ce pharmacologue conseille d’ajouter, apres ■ ■ gonflement de la gomme adraganthe, une. égale i quanté en poids de gomme arabique pulver.see, de me e xactement, et de laisser en repos pendant douze heu vaut de commencer à former la masse. L addition de la lernière gomme liquéfie à l’instant e -ucdage n a oin de nuire par là à la ténacité de la pâte, elle lui en
lonne une plus considérable.