A. REGNE MINÉRAL
Substances minérales natives usitées en médecine.
Pour ne pas rendre incomplet le cadre de la chimie , nous avons jugé à propos de renvoyer à la chimicobasie la description des substances minérales natives , usitées en médecine. Il nous a suffi de les mentionner dans ce premier livre, comme tenant essentiellement à la matière médicale , qui ne s'occupe que des produits fournis par la nature.
PH A R M A CO M A V i 1 1 L e
B. RÈGNE VÉGÉTAL
Varec vermifuge. Fucus helminthe* cor thon. De C.
( Algues. )
Ce varec , autrement appelé Mousse de Corse , d’une consistance cartilagineuse, esl disposé en touffes filamenteuses serrées, d’une couleur rougebrune, d’une saveur amère et salée, d*une odeur marine forte. Il est toujours mélangé à d’autres petites algues , et à du gravier ou autres impuretés.
L’analyse y a fait reconnaître une grande proportion de gélatine, du sel marin , du carbonate et du sulfate de chaux , enfin de l’iode, principe intéressant qui se rencontre dans tous les varecs. (Partie usitée : Toute la plante.)
Bolet du mélèze. Boletus laricis. Bulî.
(Champignons.)
Ge Bolet , appelé encore agario blanc , croît sur le mélèze. Il est blanc , poreux, léger , d’une saveur amère, d’une odeur nulle. L’analyse y a découvert en abondance une matière résineuse, d’où la substance tire sa propriété drastique. ( P. us. : Toute la plante.)
Bolet amadouvier. Boletus igniarius. Sowerby.
(Champignons.)
Ce Bolet est sans tige, et recouvert d’une écorce brune presque ligneuse ; on le trouve sur le tronc des vieux arbres. Le battage lui donne la souplesse que nous lui connaissons. L’amadou de bonne qualité doit être doux et moelleux au toucher ( P. us. : Toute la plante.)
Ergot du seigle. Sclerotium clavus . De C.
(Champignons.)
Cette substance est brune-violette , longue de plusieurs lignes, recourbée en croissant, homogène, blanchâtre au centre, d’une saveur âcre et mordicante, d’une odeur désagréable mais faible. C’est une excroissance fongueuse qui se développe sur l’épi du seigle, après les grande pluies, et que M. de Candolle considère comme un champignon du genre des sclerotium.
D’après l’analyse de Vauqueîin, on y trouve une matière colorante, une matière huileuse, de l’acide phosphorique et de l’ammoniaque. (P. us.: Tout Yergot.)
Lichen d’Islande. Cetraria islandica. A ch.
(Lichénées.)
Plante abondante en Islande, mais qui se trouve encore dans tous les pays
ETUDE DES CA H A CT F R f?e f, *
. 1JiRf REGNE VÉGÉTAI «,
montagnes et de forêts ; elle croît sur les rochers - elle • '
•régulières et coriaces; sa couleur est stiné ' ’ sc Presen*e en lames
nférieurement d’un rouge ** «
amertume prononcée, puis mucilagineuse " ' ’ “’"ar d’»»«
Il contient, d’après M. Berzélius, du ligneux de I, „• de la fécule , de la matière colorante extr!,’ î ?"*. Verte’ du su"e, sels et enfin de la gomme. P. us. : Toute la p,Mte.f «P***
Néphrode fougère mâle. Nephrodium fdix mas. Rich. ♦ (fougères.)
Végétal herbace, vivace, croissant dans les forêts «G souche de 6 pouces environ de longueur de 5 n Tr Sàmcme est une
brune au dehors, b lanchâtre à l’intérieur ’d’odeu “ t ^ * diao,itre > amère. 5 0(^em desagreabïe, de saveur
sable, acidclallimje110 ’ .h-’llle V°^atlie’ ma'tière grasse , sucre incristallig U ique .aiirnn, amidon, etc. M. Peschier r* -
avoir isolé le principe actif d. cette plante. (P „ Ve! ^ G^ve, paraît bourgeons.) F l r, us. . Les racines et les
^Capillaire de Montpellier. Adùmthum capillus Feue -
(fougères.)
'découpée Son* *“
légèrement aromatises : elle es’, „„ " ^e" « "
e capillaire du Canada ( Adianthum pedatum 11 ’i ...
grandes, pétalées et portées sur des pétioleT’ t , ™ “ pl"s
Ces deux capillaires s’emploient indffféremment’l’0"85' ,
(P. us. : Les feuilles.) lun pour l’autre.
Poivre noir. Piper nigrum. L.
(Pipérinées.)
PX'£ -* t dU
piquante. On yatrouvé de la pinérinp . a,üniatiCfue ? d’une saveur de Pcx tract if, quelques acides, etc. ( A w! : Les fruits. 'T* ^ T0,ati,e>
l oit re cubèhe. Piper euheba. L .
(Pipérinées.)
/MeS noirâtres5 ridées, de * dimension d’un grü, . n •
J giOi, pois , munies de
3^ F H A RM À CO U A/ni I G .
leurs pédicelîes ; odeur aromatique ,* saveur chaude et légèrement
piquante. .
Son analyse se rapproche de celle du précèdent. ( P. us. : Les fruits. )
Lai ch e des sables. Car ex arenen ia. L.
(Cypéracées.)
Cette plante porte une racine longue et cylindrique comme la salsepareille , ce qui lui a valu le nom de salsepareille d’Allemagne ou elle est fréquemment employée. Son écorce est grise , mmee et très adherente^u corps ligneux. (L* . us. : Les racines.)
Massettes. Typhœ.
(Typliacées.)
Ces plantes aquatiques portent, au sommet de leurs longues tiges, un chaton de fleurs extrêmement nombreuses, dont chaque lemelle est entourée d’aigrettes soyeuses. Cette substance a été récemment indiquée comme un précieux moyen de dessiccation dans les brûlures. On emprunte aux deux espèces : T. lati folia et T. ungustifoha. (P. us. : Les
aigrettes. )
Froment rampant, ou Chiendent. Inticum repens . L.
(Graminées.)
Sa racine est longue, menue, articulée, blanchâtre, inodore et d une saveur sucrée. (P. us. : Les racines.)
Orge cultivée. Hordeum vulgare. L.
L’orge porte un grain ovoïde, tronqué, jaunâtre, dur et farineux. Four dusage médicinal l’orge subit une préparation, d ou résulte 1 orgejjerle;
elle consiste à le dépouiller de son écorce. ( P. us. : Les graines. }
Avoine cultivée. Avenu saliva. L.
* (Graminées.)
Le arain de l’avoine , dépouillé de son péricarpe et concassé, constitue , • on:i Ses propriétés médicamenteuses à la grande quantité
d’amidon et de mucilage qu’il contient. {P. us. : Le. graines.)
Colchique d’automne. Colchicum autumnale. !..
(Colchicées.)
UinMt <>•» colchique , piaule indigène qui fleurit en septembre,
étude des caractères. ■ règne végétal. 85
flans les prés humides, a le volume d’une noix h • ' *,
saveur âcre , sur-tout quand le bulbe est’ïécent. ^ 61 83
Suivant MM. Pelletier et Caventon t ik
trine (P ?/« • ï h i K T ’ ^ )Ul^e contient de la véra-
unir. US. . Les bulbes et les graines. )
Vératre blanc. Fer atrum album. L.
(Colchicêes.)
dt:
Leg6 racines*.)^1 IC C°bt,ent ^ wé™leine> P^ip^de son action. (P. ;
Veratre cévadille. Feratrum sahcidilla. Retz.
(Colchicêes.)
Les semences de la cévadille, petites, noires, obïon^es anlaties „ r 0,s usltees > «ous intéressent aujourd’hui que sous le ra ni u J V
tfine y a dé— te pour la première roL. (P.
Dattier cultivé. Phœnix dactjiifera . L.
(Palmiers.)
« d'"“ od«»' «S-ament viueus’e. '/>. „I : &™e>
Sagoutier. Sagus farinifera. lîumpli.
(Palmiers.)
Ea fccuie du sagoutier se présente dans le commerce «n„ t e pttiîH grains, d’un gris rougeâ.re , durs, d'„T pZri ““on dTd inodores, d une saveur douce. (P. : La fécule, ou 6'
Asperge officinale. Asparagus offidnalis. L.
(Asparaginées.)
dehors, blanches au dedau^ alttecf É fÉXgi„e""s Ç”*’ 6f* *" cmes. ) “ siueusrs. [F. us. : Les ra-
Smüax salsepareille. 6Wfex salsaparilla. L.
(Asparaginées.)
...a,»,,,.,. , ,. ... , L„ ,‘zi; ■ a‘ ~ ”•» ■-*« -i
PH A HM A CO M AT H ï 13
K Squine. Sniilax china . L
La racine a le volume du poing} elle esi ligneuse, dure, noueuse , d’une couleur brune foncée à l’intérieur , portant une écorce lisse et brune, inodore et d’une saveur acerbe.
Elle est abondante en fécule et peu active. ( P . us. : Les racines.)
Fragon épineux. Rusais aculeatus. L.
(Asparaginées.)
La racine du fragon ou petit houx, arbrisseau indigène, est du volume du doigt, longue, noueuse. C’est un succédané de l’asperge. (P. us.: Les racines.)
l iî 1U1C. Lilium can di dum . L .
(Liliacées.)
Les Albes de lys sont fort grosses et composées d’écailles, lâches court J' «t épaisses. (P. us, : Les bulbes .)
Scille officinale. Scilla maritîma. L.
(Liliacées.)
Le commerce nous fournit les squammes delà scille, plante maritime, indigène. Elles sont desséchées et découpées en lanières , d’une couleur rouge brunâtre, d’une saveur âcre.
La scilliiine est un principe immédiat de la scille. C’est une sub stance alcaline, blanche, transparente et déliquescente. (P. us.: Les écaillés de
la bulbe.)
Aloès perfolié et A. en épi. Aloe perfoliata, Lam. et A. spicata . L.
(Liliacées.)
Ces deux aloès, et quelques autres espèces qu’on y pourrait joindre^ fournissent le suc qui porte leur nom. On en distingue trois espèces.
\o L’àloks süccotrin est foncé, friable , à cassure brillante et vitreuse , d’une odeur aromatique et d’une saveur amère. Sa poudre est d’un jaune
doré. „ r
a0 L’aloès hépatique, d’une couleur iouge foncee, d une texture terme
d’une odeur forte. Sa poudre est jaune rougeâtre,
3° L’aloès caballin, le plus impur des trois , d’une couleur noire, très opaque, à consistance très ferme, d’une odeur repoussante.
L’aloès a fourni à l’analyse un principe savonneux amer , de la résine et autres principes en petite quantité. {P, us, : Le suc concret, ou alocs.)