‹ Traité élémentaire de pharmacologie. Contenant la description sommaire des substances médicamenteuses simples; la préparation des médicaments officinaux et magistraux français et étrangers; l'appréciation des propriétés physiologiques des médicaments, leurs modes d'administration et l'art de formulerChapitre 39 sur 525 · ÉTUDE DES CARACTÈRES · texte numérisé non relu

ÉTUDE DES CARACTÈRES

— RÈGNE VÉGÉTAL. 85

Iris de Florence. Iris florentina. L.

(Iridées.)

Cette Racine , originaire d’Italie et de Provence, a le volume du pouce- elle est contournée, blanche, d’une saveur âcre et amère, d’une odeur de violette. (R. us. : Les racines. )

Safran cultivé. Crocus sativus. L.

(Iridées.)

Plante orientale naturalisée en France, dans le Gàtinais- elle nous fournit ses stigmates qui sont en filaments longs et comme frisés, d’une couleur orangée approchant de la rouille, d’une saveur piquante et amère, et d’une odeur forte.

Ce qui domine dans le safran, c’est la matière colorante et l’huile volatile. ( F . us. : Les stigmates.)

Gingembre officinal. Zingiber officinale . Rose.

(Amomées.)

Celte plante exotique nous lournit sa racine qui est tuberculeuse, de la grosseur du doigt, noueuse, irrégulière et dure - son epiderme est grisâtre, l’intérieur de la racine est d’un bianc jaunâtre; son odeur est piquante, sa saveur âcre et chaude.

Elle paraît devoir son action à la présence d’une résine, d’une sous-résine et d une huile volatile. ( P. us. : Les racines. )

Maranta gaianga. Maranta gaianga . L.

(Amomées.)

La racine du gaianga , plante originaire de l’Inde, est longue de 5 à 6 pouces, de la grosseur du doigt, coupée d’articulations rapprochées, d une couleur brune extérieurement, et d’un jaune rougeâtre à l’intérieur; son odeur est aromatique, sa saveur est piquante et un peu âcre. ( P, us.] Les racines.)

Maranta de l’Inde. Maranta in die a. Rose.

(Amomées.)

La racine charnue , longue, écailleuse, de cette plante fournit une fécule sous le nom à* arrow-root. Ce ] roduit beaucoup à l’amidon , est pius blanc , plus fin et plus doux ce dernier. (P. us. : La fécule. )

exotique nous , qui ressemble au loucher que

Vanille officinale. Vanilla aromatica . Swartz.

(Orchidées.)

Les gousses de la vanille, arbrisseau sarmenleux d’Amérique, sont

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•bivalves, longues de 8 à 10 pouces larges de quelques lignes,, d’un brun noirâtre , et remplies d’un nombre infini de petites graines 5 tout le fruit est doué d’une saveur agréable et d’une odeur aromatique. 1 1 contient de l’acide benzoïque et de l’huile volatile, principes de son arôme. P. us. : Les gousses.)

( Orchismâle. Orehis mascuia. L.

(Orchidées.)

Le saicp du commerce est le bulbe de l’orchis mâle , plante qui croît abondamment dans les bois et les pâturages. Llle est sous la forme de petits corps ovoïdes, demi-transparens, d’une couleur grise jaunâtre, d’une odeur un peu aromatique , d’une saveur douce et légèrement saline. Une fécule amilacée , peu soluble , compose toute icur substance. {P. us.: Les bulbes.)

Aristoloche serpentaire Aristolochia serpentana .

Willd.

La racine de cette plante exotique, vivace , est chevelue , à radicules très nombreuses , rameuses , entremêlées , d une couleur brunâtre , d une forte odeur de camphre , d’une saveur amère et chaude.

Ses principes sont l'huile volatile, une matière colorante, une matière résineuse , des sels, etc. ( P. us. : Les racines.)

Noyer ordinaire. Juglans régi a. L.

(Juglandées.)

Le noyer, grand arbre indigène , porte un fruit qui , arrivé à maturité, présente une drupe, dont le péricarpe est un brou vert, très astringent. Les propriétés de ce brou sont dues au tannin qu il contient en grande quantité. (P. us. : Le péricarpe, ou brou.)

Chêne commun. Quercus robur. L.

(Cupuliférées.)

\j écorce de chêne, lorsque l’arbre est vieux, est épaisse , crevassée au dehors , rougeâtre au dedans. Bans la jeunesse de 1 arbre, elle est presque unie, revêtue d’un épiderme gris bleuâtre, d’une teinte rougeâtre à l’intérieur. C’est alors sur-tout que le tannin y abonde. (P. us. : Les ecorces et les fruits. )

Chêne à galles. Quercus infectoria. Oliv.

Cette espèce (le chene porte, sur ses feuilles, une cxcioissance nomme e noue de galle, due à la piqûre d’un hyménoptère appelé Cynips 9 allas qincloriac. C’est un corps charnu, globuleux, de la dimension d uncceiLe, et toujours raboteux 5 sa couleur est, suivant lage, verdâtre ou brune , sasaveur éminemment amère et astringente.

ÉTUDE DES CA K A C T K U ES . —7— HÈGNE VEGETAL. 87

Jîe tannin y domine , et l’on y trouve en outre de l’aeidc gallique , dî mucilage et plusieurs sels. (P. us. : Les noix de galle.)

Pin. P inus. L.

Sapin. Abies.

Mélèze. Lctrix

(Coniférées.)

Ces trois espèces de coniférées fournissent, par incision, un sue propre nommé térébenthine. Le premier genre donne la térébenthine de Bordeaux, qui est épaisse, trouble, d’un jaune clair, d’une odeur particulière, pénétrante, et d une saveur acre. Celle de Strasbourg , due au genre abies, est un peu plus lluide , transparente ou laiteuse et (dune odeur plus forte. Enfin, le genre iarix fournit la plus qstiraée, c’est-à-dire, celle de Venise , qui est assez liquide, d’un jaune verdâtre, d’une odeur plus supportable et d’une saveur amère et chaude.

La terebenîhine contient de l’huile volatile et une grande proportion de résine,- elle est peu soluble dans l’eàu , mais se dissout entièrement dans l’alcool. (P. us. Le suc propre.)

Genévrier commun. Juniperus communis. L,

(Coniférées.)

Arbrisseau indigène, portant des cônes de la dimension d’un pois , noirs , charnus d’nne odeur agréable quoique forte, d’une saveur chaude et amère. ( P .us. : Les cônes, improprement appelés baies.)

Genévrier Sabine. Juniperus sabina. L.

(Coniférées.)

Arbrisseau indigène : toutes ses parties répandent une odeur forte et résineuse j la saveur en est âcre , qualité due à la grande quantité d’huile essentielle qu'elles^contiennent. ( P . us. : Les feuilles et les rameaux.)

Saule blanc. Salix alba. L.

(Salicinées.)

Aîbre indigène, couvert d’une écorce mince , d’un brun fauve, d’une saveur amère.

Ce qui nous intéresse le plus dans l’écorce du saule est la salicine , principe immédiat, découvert par Ai. Leroux , deVitry-le-França»s. Cette substance est sous forme de cristaux , en aiguilles prismatiques , d’un bleue narré, et d’une saveur amère. (P. us. : L’écorce.)

Peuplier noir, Populus nigra. L.

(Salicinées.)

Cet arbre, indigène et commun, est muni du bourgeons oblongs , poinus, enduits d'une matière résineuse et répandant une odeur aromatique. ( P. us. ; Los bourgeons. )

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