‹ Traité élémentaire de pharmacologie. Contenant la description sommaire des substances médicamenteuses simples; la préparation des médicaments officinaux et magistraux français et étrangers; l'appréciation des propriétés physiologiques des médicaments, leurs modes d'administration et l'art de formulerChapitre 49 sur 525 · C. ËÈGNË ANIMAL · texte numérisé non relu

C. ËÈGNË ANIMAL

Les caractères génériques des animaux ayant été exposés précédemment dans

la classification des familles naturelles , nous ne présenterons ici que les ca-

ractères particuliers qui nous paraîtront nécessaires pour l’ordre de la Phar- . macologie.

Lait de femme. Lac mulieris. (Voyez page 114.; Civette. Viverra sivetta. L.

La civette, ainsi que le zibeth, qui est une espèce du même genre, nous fournit le produit qui porte son nom. Il est contenu dans une poche voisine de l’anus, et sécrété par des glandes spéciales. C’est une matière onctueuse, d’une odeur très pénétrante. La civette, telle qu’on nous l’apporte , offre une consistance ferme et une couleur brune , qualités quelle doit à 1 ancienneté; sa saveur est âcre, son odeur musquée et suave quand elle est légère , désagréable quand elle est concentrée. La civette est insoluble dans l’eau , soluble dans l’alcool. On la sophistique dans le commerce avec du ladanum, du styrax, etc.

Castoréum. Castor eum.

Le casto:éumdu commerce a l’aspect de deux masses pyriformes, alongées, un peu comprimées , et réunies à leur sommet 5 ce sont deux espèces de poches qui contiennent une substance jaune , sirupeuse, fétide dans l’état frais; cette substance est sécrétée par deux glandes placées longitudinalement sous la peau de l’abdomen, et à la région inguinale, chez les castors de l’un et de l’autre sexe.

Desséché et tel qu’il nous parvient, le castoréum est d’un brun rougeâtre à l’extérieur^ fauveou jaunâtre a l’intérieur, et entrecoupé par des cloisons membraneuses; il est sec, d’une odeur plus ou moins forte et pénétrante, d’une saveur âcre, amère; il est susceptible de se ramollir dans la bouche et d’adhérer aux dents.

Le castoréum, analysé par MM. Bouillon-Lagrange et Laugier, leur a offert une huile essentielle, de l’hiÂle benzoïque , de la résine , de l’adipocire , une matière colorante , du fer et quelques sels. M. Bizio y a reconnu la pré sence d’une substance particulière, qu’il a nommée castorine.

Il est souvent sophistique par des matières résineuses, injectées dans des poches d’où l’on a extrait le vrai castoréum.

ÉTÜDfi DBS CARACTÈRES.— RÈGNC ANIMAI. î*5

Ivoire. Ebur,

, I'i|^îreeSî !a “âlièfé de MéfUtt, qui «ont imputée,

dans os îûcisit de sa mâchoire supérieure et sortent de la touche des deux côtés de la trompe , souvent avec d’énormes dimensions.

L ivoire n est usité aujourd’hui que pour faire certains instrument et particulièrement des pessaires 5 encore n’est-ü aucun de ces cas où d’autres substances ne puissent le remplacer. On l’employait autrefois en médecine aux mêmes usages que la corue de cerf, qu’on lui a depuis préférée.

Graisse de porc. Adeps porcinus.

Fondue et purifiée, cette graisse , sous le nom d’axonge , est employée en pharmacie, pour confectionner un grand nombre d’.mguenls et' de pommades. On prend, pour la préparer, les masses de graisse°qui environnent tes reins et les côtes, et qui s’appellent panne.

Cette substance est blanche, demi-solide, grenue , d’une odeur légère et d une saveur agréable ; elle jaunit en vieillissant.

Lait d'ânesse. Lac aseïlœ. (Voyez p. 114 j Musc. Moschus orientalis.

Le musc est renfermé dans uue poche que le chevrotai., porte-mu, o porte sous 1 abdomen, en avant du prépuce, et où ce, te sécrétion s’accumule La bourse abdominale du porte-muse n’existeque dans les individusmâle.

Le musc même sur l’animal vivant, Corme une masse presque coml pacte. Il est apporte eu Europe encore renfermé dans la poche où il , ité secrete. Ou eu distingue de doua sortes; le musc Tonguin, qoî ricalT royaume de ce nom , e, qui es, le plus estimé ; e, le m„,c Kaiardin qu vient du Kabarda. Lorsqu on fend ces poches , telles que nous les livre le commerce, on y trouve une substance d’un brun noirâtre, en grumeaux inégaux , onctueux et un peu gras au toucher, ressemblant beaucoup à du sang co^lé et séché. Son odeur est extrêmement forte, pénétrants, durable , diffusible ; sa saveur est un peu âcre et amère.

L’eau, l'alcool, l’éther, etc., dissolvent, dit-on, presque en totalité le musc pur, a exception d’un résidu provenant des cloisons membraneuses.

1 e^t très rare de trouver chez nous cette substance à l’état de pureté • et c est avec le sang de différens animaux qu’elle est le plus souvent falsifiée. On y mélangé aussi diverses substances balsamiques, telles que Je styrax, le ben,om,etc. • plus, du sable, de la limaille de fer, des poils etc

Corne de cerf. Cornu cervi .

Lile provient du cervus elaphus , beau quadrupède de 3 à 4 piedg de hauteur, d’une couleur généralement fauve. Le front du mâle est armé

ïli PfLARMAOOM ATHIE!e

dp belles cornes rameuses qu’on appelle bois , qui tombent tous jes ans au

printemps, et repoussent pendant l’été.

Cette substance se trouve communément dans les officines à l’état derâpures et sous le nom de corne de cerf râpée. Long-temps mise en crédit comme analeptique , elle est aujourd'hui peu usitée.

Lait de chèvre. Lac caprœ. (Voyez ci-dessous.)

Lait de brebis. Lac oris. (Voyez ci-dessous.)

Os de bœuf, bile de bœuf, lait de vache, chair et poumons de veau. Os hovis , felbovis , lacvaccœ , car o et pulmoncs /uituh .

Os de bœuf. Les os du bœuf et de tous les mammifères lonrnîssent en abondance la gélatine , qui, comme matière médicamenteuse et nutritive, est d’un emploi assez fréquent en médecine.

Bile ou fiel de bœuf. Liquide vert jaunâtre, onctueux au toucher , d’une consistance visqueuse et comme huileuse; d’une odeur nauséeuse , d’une saveur amère. Ce liquide est extrait de la vésicule biliaire de oc, ruminant. Son emploi en thérapeutique est aujourd’hui presque abandonné.

Lait en général. Lac .

Le lait est un liquide d’un blanc opaque , d’une saveur douce et très agréable, d’une odeur faible ; il est sécrété par les glandes mammaires des animaux mammifères, pour l’allaitement de leurs petits.

Le lait, plus pesant que l’eau distillée , est composé de trois principes qui s’y trouvent réunis sous forme d’émulsion naturelle, savoir : le beurre, Je caséum , et le petit-lait ou le sérum.

Il présente à l’analyse chimique, de l’eau, une matière caséeuse, du sucre de lait, une matière grasse , une matière extractive animale, une petite quantité d’acide et quelques sels.

Lait de femme.

Sa saveur est plus sucrée que celle du lait des animaux ; la crème y est moins abondante, la blancheur plus claire, le caséum dans une moindre proportion.

Lait de vache.

il est d’une saveur douce et agréable ; très facilement coagulable ; sa surface se recouvre promptement d’une couche blanc jaunâtre, épaisse , nommée crème , d’oùTart extrait le beurre par une opération mécanique. Lorsque le lait s’aigrit , la partie caséeuse s’y concrète et Hotte au milieu du petit-lait, liquide facilement acescént. C’est du lait de ?acbe que le pharmacien retire le petit-lait et le sucre de lait.

ÉTUDE des caractères.— régime animal. 1 iS

tait d’ânesse.

Celait, dans sa composition, a de l’analogie avec délai de la femme „ et partage ses propriétés analeptiques. La crème et le caséum y sont

moins abondans que dans le lait de vache, mais la quantité de sucre y domine comparativement.

Lait de chèvre.

lia de la lessemblance avec le lait de vache , moins de erême et de caséum , le beurre plus consistant, la saveur plus sucrée.

Lait de brebis.

Il donne plus ae crème et de caséum que le lait de vache.

Le lait, quelle que soit son origine, est à la fois alimentait^’ et médicamenteux.

Ambre gris. Ambra gris ea»

On a fait une foule de versions sur l’origine de l’ambre gris, ^wfour-

ui il paraît bien certain que c’est une concrétion qui se forme dans

les intestins du cachalot maerocéphale , sous l’influence d’une cause ®nor~ bide.

L ambre gris se rencontre principalement sur les rivages de la mer des Indes, sm la côte du Coromandel, etc.; très souvent om 'trouve cette matière en masses considérables et flottantes à la surface de la mer. Sa couleur est un gris noirâtre, veiné de blanc jaunâtre, et consistance est presque celle de la cire. lise ramollit par la chaleur, est fusible et presque complètement volatil, inflammable, insoluble dînas l’eau, soluble en paitieà chaud dans l alcool l’éther , les huiles fixes et volatiles, etc. ; sa saveur est fade et grasse; son odeur forte, particulière.

MM. Pelletier et Caventou y ont découvert de la résine., de l’acide benzoïque , un principe immédiat qu’ils ont désigné sous le nom d’urnbrèine , etc,

Céline. Cetina .

Cette matière , qui provient du cachalot maerocéphale, êst i n principe immédiat qui constitue en presque totalité le blanc de baleine , où elle est seulement unie à un peu d’huile qui , dans l’animal vivant * la tenait en dissolution.

Pure, cette substance est en masses translucides , d’un blàft c nacré , onctueuse au toucher, presque inodore et insipide , cristallisée t 'niâmes aceollées.Elle se fond à une chaleur de 44 degrés, se dissout dans l es huiles fixes et volatiles, et dans J’alcol et l’éther, plus à chaud qu’à froq 1.

MÂRMÂCOMATHOi»

lié

Coquille d'œuf. Èutam&n ovi*

La coquille de l’œuf de poule ressemble , quant â sa constitution chimique , à toutes les concrétions du même genre. C’est une enveloppe calcaire, solide, cassante, et qui contient du soufre uni à une matière organique, du carbonate de chaux, du phosphate de la mime base, une petite quantité de sous-carbonate de magnésie, et de l’oxyde de fer»

Blanc d'œuf. Albumen ovi.

Le blanc d’œuf, formé sur-tout d’eau, d’albumine et de mucus, est liquide, glaireux, insipide , d’un blanc un peu verdâtre : il se coagule par la chaleur, l’alcool, les acides.

Jaune d'œuf. Vitellus ovL

Le jaune d’œuf, formé d’eau, d’albumine, d’une huile grasse et d’un principe colorant, est un corps épais, die couleur jaune, d’une saveur douce et huileuse ; il se coagule par la chaleur.

Chair de tortue. Caro testudinis.

La tortue a une chair blanchâtre , fournissant beaucoup de gélatine, et assez semblable, pour l’aspect et le goût, à celle de veau. Cette chair est usitée quelquefois en médecine, sous forme de bouillon.

Vipère. Viper a berus. L.

Genre de reptile plus funeste par sa morsure que précieux par ses vertus médicinales. Anciennement préconisées , et administrées sous différentes formes, la vipère et ses différentes parties sont aujourd’hui justement abandonnées.

Cuisses de grenouilles. Coxœranarum .

La grenouille commune (rana esculenta ) est ordinairement celle que l’on emploie. Cet animai est parfaitement reconnaissable par ses formes sveltes, sa légèreté, sa couleur verte tachetée de noir et de trois raies qui lui sillonnent le dos longitudinalement. Sa chair blanche , tendre et gélatineuse comme celle du poulet, outre ses qualités nutritives, fournit à la médecine un bouillon fade et émollient , analogue au bouillon de veau.

Morue*. Gadus morrhua . L.

Le genro gadus , de la division des poissons appelés maiacoptérygien s, ordre des subbrachicns , fournit l’espèce morrhua , qui habite sur-tout jes mers t lu nord , et notamment les environs du banc de Terre-Neuve , pù çljç çÿl J’çbjet .d’junç pêche abondante. Sous le point de vue j harma-

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