‹ Traité élémentaire de pharmacologie. Contenant la description sommaire des substances médicamenteuses simples; la préparation des médicaments officinaux et magistraux français et étrangers; l'appréciation des propriétés physiologiques des médicaments, leurs modes d'administration et l'art de formulerChapitre 56 sur 525 · SECTION · texte numérisé non relu

SECTION

La section est l’opération par laquelle on réduit le£ corps solides en petites parties, à Laide d’instruments tranchants. On se sert d’un couteau ordinaire pour les racines fraîches , les fruits entiers , les bulbes et autres parties charnues des végétaux; de ciseaux pour les feuilles , les sommités fleuries , les herbes entières ; de haches , de ciseaux , de scies pour les os , la corne de cerf, les bois durs; et enfin, d’un couteau à manche pour les racines sèches , les tiges, etc.

Ce couteau, que l’on nomme encore couteau de boulanger , couteau à racines , coup e- racine s , cisailles ^ a varié dans sa construction. Le plus simple de tous, et qui suffit pour les plantes récentes ou peu ligneuses , se compose d’un madrier en chêne, portant un écrou dans lequel tourne une vis surmontée d’une fourchette : entre les deux jambages de cette fourchette, est fixé, au moyen d’un boulon, un couteau en forme de hache, qui tombe perpendiculairement sur une planche de bois ajoutée au madrier. Ce couteau, qui constitue un levier inter-résistant ou du second genre , peut être placé au-dessus d’un tonneau , dans lequel tombent les substances à mesure qu’elles sont coupées.

Deux autres couteaux ont été proposés depuis quelques années , l’un par M. Guilbert, l’autre par MM. Arnheiter et Petit. Le dernier est du même genre que celui que nous avons décrit, mais son tranchant est circulaire , et s’abaisse sur l’arête d’un plan d’acier de même forme, qu’il dépasse de quelques lignes, de sorte que les racines que l’on pousse au-delà du plan sont coupées très nettement par l’abaissement du levier. C’est un instrument d’une force considérable, et qui est sur-tout utile pour diviser les substances ligneuses.

MODES DE PltéPAF) A TtON,

4" Quassation.

La quassation est une opération qui consiste à réduire les corps solides et ténaces ou durs, en fragments plus ou

moins volumineux , au moyen du marteau ou du mortier et du pilon.

Son but est exactement celui de la section, dont elle différé en ce qu elle ne permet pas de donner aux fragments le volume et la forme qu’on désire. On la met généralement en usage pour toutes les substances solides qu’on veut soumettre à l’action dissolvante d’un liquidera multipliant les points de contact, elle rend l’extraction des principes solubles ei plus facile et plus prompte Mais le degré de division à donner aux corps, par ce moyen , ne doit pas être le même pour tous : il sera d’autant plus considérable que la texture sera plus compacte et plus serrée : ainsi , les feuilles n’auront pas besoin

detre concassées aussi finement que les racines ou les ecorces.

5° EPISTATION.

L’épistation est une opération par laquelle on détruit la cohésion des corps mous et parenchymateux, en les écrasant dans un mortier , au moyen d’un procédé partirai0* e**e ^ S0Q nom(£7n evetSa}, je foule dessus). Elle différé essentiellement de la pulvérisation par con

tusion ou par trituration , non-seulement par la nature pâteuse des substances qui en réclament l’emploi , mais encore par la manière particulière de faire mouvoir Je pion. Dans la contusion, le pilon tombe verticalement sur le on du mortier; dans la trituration, il est mû circulairernent sur laparoi inférieure du vase; dans l’épistation, au contraire, il frappe obliquement, en glissant de la circôn-

j 46 PHARMACOTECHNIE.

férenceau centre, et écrase, dans le trajet qu’il parcourt,

les portions de substance qui se trouvent sur son passage.

L’épistation a le plus souvent pour complément une autre opération, appelée pulpation, et qui consiste à faire passer, à travers le tissu d’un tamis, les parties les plus divisées des corps qui ont été épistés. On facilite et on active ce passage au moyen d’un instrument particulier, nommé pulpoir , qui a quelque analogie avec une spatule. On fait ensuite repasser la pulpe au travers du même tamis , ou d’un autre plus serré , afin de l’obtenir plus homogène et plus fine.

. 6° PULVERISATION.

La pulvérisation est une opération par laquelle on amène les corps secs et solides à un état de division plus ou moins grand, à l’aide d’une force mécanique. Son but unique est la disgrégation des molécules intégrantes d’un solide, mais son action s’étend quelquefois jusqu’aux molécules constituantes : ainsi, plusieurs principes immédiats végétaux, le sucre, la gomme, la fécule , semblent éprouver pendant la pulvérisation une modification dans leur constitution chimique.

La pulvérisation s’opère avec ou sans intermède. Bans le dernier cas, c’est par contusion , par trituration , ou par attritioji que l’on agit.

L’option à faire de chacun de ces procédés, dépend de la nature des substances. On a déplus égard au degré de tenuité qu’il convient de donner aux poudres , selon l’usage auquel on les destine.

Pulvérisation par contusion.

La contusion , qui s’effectue en soumettant la matière â pulvériser au choc répété de corps contondants , est employée pour toutes les substances dures ou flexibles et

MODES DE PKÉPARAHOsr. ,/„

dont les parties sont douées d'une grande ténacité VU se pratique à l’aide du mortier ou du tonneau

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et le dernier trop mou, pour que l’on puisse les employer

à la préparation des médicamens.

Le tonneau se compose d’un cylindre en fort bois de chêne, doublé intérieurement d’une tôle épaisse. Il atrois pieds de diamètre sur huit pouces environ de profondeur, et sa circonférence intérieure présente deS saillies espacées de huit pouces. Un axe de fer, qui le traverse est supporté horizontalement à ses extrémités , sur deux montons , et muni d’une manivelle qui sert a le mettre en mouvement. Deux portes placées, l’une à la circonférence l’autre à l’un des fonds , et qui se ferment très exactement , servent , la première à mettre et retirer les substances , la seconde à nettoyer l’ appareil. Pour se servir de 'cet instrument, on y introduit la matière à pu vériser avec trois fois autant, en poids, de balles de fonte très aigre, pesant six à huit onces chacune. On referme les portes avec soin, et on donne un mouvement de rotation à la machine. Les balles, en rebondissant contre les angles rentrants de l’intérieur , frappent en tous sens la substance, et la pulvérisent. Cet appareil, fort analogue à celui employé par M. Champy, pour la pulvérisation des matériaux propres à la fabrication de la poudre a canon , a été amélioré dans sa construction par M. 1 eut, de Corbeil , qui lui a donné les dimensions que nous venons d’indiquer. Il est d’un emploi fort avantageux par l’économie de temps et de main-d’œuvre , car , en douze heures, on peut, avec lui, sans aucune fatigue, réduire en poudre impalpable, six livres d’une écorce, celle de quinquina, par exemple.

La pulvérisation par contusion se fait , tantôt avec résidu , tantôt , au contraire, sans aucun résidu.

Pendant sa durée , les parties les plus ténues s eleven en l’air si l’on opère avec le mortier , et occasioneiil une perte plus ou moins forte. Elles font, en outre, cou-

MODES DE PRÉPARATION. i4q

rir des dangers au pileur , si la substance sur laquelle on agit est très active ou vénéneuse. On obviait autrefois à cet inconvénient, en ajoutant aux matières à pulvériser un peu d’eau ou d’huile , ou seulement quelques amandes douces ; mais Baumé et tous les pharmacologues qui l’ont suivi ont , avec raison, proscrit ces différentes additions : celle de l’eau , parce qu elle retarde considérablement la pulvérisation , et qu’elle donne un produit humide qui s’altère bientôt ; celle de l’huile ou des amandes , parce que ces substances , en rancissant , modifient les propriétés naturelles des poudres , et peuvent même leur en communiquer de nuisibles. Toutes les substances doivent être pilées sans addition aucune , et le plus sèches possible. D’ailleurs , pour éviter la perte et se garantir des dangers qui pourraient résulter des émanations pulvérulentes , on emploie un sac en peau de mouton, souple et disposé en cône, dont la base est fixée solidement au rebord extérieur du mortier par plusieurs tours de corde très serrés , tandis que le sommet est attaché à la partie supérieure du pilon. Il est indispensable de se servir de sacs de peau différents, lorsque l’on a à préparer des poudres de nature et de propriétés tout-à-fait opposées. Enfin, outre ce moyen, le pileur peut encore en employer un second ,qui consiste à se couvrir la figure d’une gaze ou de tout autre tissu clair.

La pulvérisation par contusion doit toujours être suivie d’une opération complémentaire ; c’est la cribrationoxi tamisation. Elle a pour objet de séparer les parties les plus divisées d’avec celles qui sont plus grossières , et s’exécute à i’aide d’un instrument particulier, nommé tamis. On donne ce nom à un tissu de crin , de soie ou de fil métallique , tendu à la manière d’une peau de tambour , sur un cercle de bois sans fond , au moyen d’un autre cercle qui entre à frottement sur le premier , et le recouvre en partie à l’une de ses extrémités, Ainsi disposé , le tamis est dit simple ; il est

1 ''}0 PHAllMÀCOTECM KIJSe

couvercle •“* suPérieuren»ent Par un

ouvercle et infeneurement par un tambour destiné

a recevoir la poudre qui traverse le tissu Pour activer l’opération, on imprime au tamis un mouvement horizontal de va-et-vient , en le faisant glisser

' do . commit T8’ Ct ’e SeC°Uanf ’égèrement, ou le frappant doucement sur un corps solide : mais il faut éviter avec

,n e e rapper brusquement et verticalement; car, par-

a, on forcerait la poudre grossière à passer au travers des mailles de la toile. Le mouvement que nous avons indique dispose au contraire la matière pulvérulente de

tinn ai S°n ?UC leS Parl,cuIes les Plus ténues sont coninuellement appliquées sur la toile, et que les plus

deDrimee|]0CCUPent 16 deSSl!S’ ce 1ui Permet d’obtenir oc prime abord une poudre aussi line qu’on le désire.

La cribratiou n’est pas seulement employée anrès la

pulvérisation , on s’en sert aussi comme complément de

a quassation ; mais alors on remplace le tamis par le

cnble, qui est construit sur le même principe, et formé

o une peau de sanglier percée de trous plus ou moins

graims On peut d’ailleurs, dans ce cas, agiter fortement

la substance concassée, parce qu’il „’y a pointa craindre

— r I1S ta“lsaüon ’ !e PassaSe de fragments trop T l lc dlametre des ouvertures de la peau reste toujours e meme> et ne cede Pas comme les mailles d’un tissu.

Pulvérisation par trituration.

La trituration, qui s’opère toujours dans un mortier et qui consiste à broyer, circulairement et par une pression menagee, un corps entre le fond de ce vase et l’extrémité du pilon , s'emploie en général pour toutes les subss tances friables, et nécessairement pour les résines et les gommes-résines que la chaleur développée par Sa contusion ramollirait et réduirait en masse pâteuse.

Elle doit également être suivie de la cribration.

BIODES DE PRÉPARATION.

Pulvérisation par attrition .

L’attrition, qui consiste à diviser les substances solides par le frottement et l’écrasement simultanés , ou par le frottement seul, s’opère à l’aide du tamis, dumoulin, ou du porphyre.

La pulvérisation au tamis est usitée pour les substances qui ont déjà été obtenues très divisées , soit à l’aide d’une opération mécanique, soit par précipitation, et qui , ayant ensuite été mouillées et séchées se sont agglomérées en masses peu cohérentes, et cédant facilement à la pression , comme le carbonate de magnésie. On use ces corps en les frottant sur le tissu d’un tamis de crin ou de fer, à mailles serrées, et au-dessous duquel est placé un vase ou simplement une feuille de papier

Les moulins employés pour la pulvérisation sont de trois sortes. Les uns sont formés de deux meules horizontales en pierre ou en fer, dont la supérieure mobile, tourne sur l’inférieure immobile , en écrasant les corps placés entre les deux. Ges moulins, que l’on met en mouvement au moyen de diverses forces, suivant leur grandeur , à bras d’homme , ou à l’aide de chevaux , du vent, d’un courant d’eau, de la vapeur, sont employés pour les substances sèches et farineuses d’une grande consommation. Les autres sont formés également de deux meules, mais la supérieure, placée verticalement , tourne sur sa circonférence, et décrit un cercle autour du centre de la meule inférieure , horizontale et immobile , sur laquelle est posée la substance à pulvériser. Ces moulins , mus comme ceux de la première sorte , sont employés aux mêmes usages ; ils sont d’une grande utilité dans les arts dépendants de la pharmacie , pour pulvériser les semences huileuses qui se mettraient e pâte entre les

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meules horizontales, et empêcheraient leur action. On dit généralement que les produits qu’ils fournissent, sont moins fins que ceux obtenus avec les moulins précédents ; cependant, en Angleterre où on les emploie pour la préparation des poudres médicinales, on en obtient de la plus grande beauté. Enfin, la troisième sorte de moulins consiste dans une noix d’acier sillonnée, sur toute sa circonférence, d’arêtes obliques tranchantes, et tournant sur son axe , dans une trémie sillonnée en sens contraire. La matière , prise entre la noix et la trémie, est coupée, déchirée, lacérée, et tombe à l’état de poudre dans un récipient placé audessous. Ce moulin est employé pour les semences huileuses; on s en sert aussi pour le riz, le poivre, le café , etc.

Les poudres sèches obtenues à l’aide des moulins doivent être soumises à la cribration.

La pulvérisation au porphyre , nommée porphyrisation ou lévigation , s’opère avec une table lisse , bien égale et d’une matière très dure, sur laquelle, après avoir placé le corps à diviser , on fait mouvoir une petite masse de même nature et d une forme à peu près conique , appelée molette. La face inférieure de cette molette doit offrir une très légère convexité; car, si elle était tout-à-fait plane , elle repousserait la poudre en dehors de sa circonférence, et ne la comprimerait point entre elle et la table.

La table et la molette sont ordinairement de porphyre, mais quelquefois aussi elles sont de granit ou de verre ; on en trouve même de marbre. Cette dernière matière ne peut convenir , parce qu elle se laisse rayer par plusieurs corps, et qu’elle s’use par le frottement avec la plus grande facilité : toutefois , si l’on se trouvait dans l’obligation de se servir d’une table de cette espèce, il faudrait la choisir, autant que possible, d’une égale dureté dans tous les points de sa surface, afin qu’elle ne vînt

MODES DE PRÉPARATION. x53

pas à s’user inégalement. Suivant M. Recluz , le grès dur l’emporte de beaucoup sur le marbre pour cet objet.

On emploie la porphyrisation pour réduire en poudre impalpable des corps déjà divisés, et on reconnaît qu’elle a été poussée assez loin , lorsque la molette se meut sans faire entendre aucune espèce de bruit , et que la masse porphyrisée ne craque plus sous la dent , ou ne présente plus d’aspérités par le frottement sur l’ongle.

Cette opération se pratique de deux manières, à sec ou avec de l’eau. On porphyrise delà première manière les sels solubles et les métaux que l’eau pourrait attaquer; on termine par la cribration. Les substances que l’on porphyrise avec l’eau sont celles qui ne peuvent être altéi ées par ce liquide. Ce second mode de porphyrisation don toujours être suivi d’une opération complémentaire, à laquelle on a donné le nom de dilution , et qui a pour but de séparer, par la suspension dans l’eau, les parties les plus ténues d’avec les plus grossières. Elle est donc, à proprement parler, une véritable cribration pratiquée au moyen d un liquide. On l’effectue en délayant la substance dans une grande quantité d’eau ; on laisse reposer pendant quelques instants, afin que les particules ‘ les plus pesantes se précipitent, puis on incline le vase , et on reçoit le liquide encore trouble sur un tamis très serré , placé au dessus d’un récipient dans lequel l’eau est abandonnée à elle-même, jusqu’à ce qu’elle soit devenue parfaitement claire. Le dépôt qui s’est formé est le produit de l’opération ; on le sépare et on le fait sécher convenablement.

La dilution est elle-même suivie ordinairement d’une autre opération nommée trochiscation , et qui consiste à diviser les corps réduits en pâte , en un grand nombre de petites masses de forme conique , afin de faciliter leur dessication, en leur faisant présenter une surface beaucoup plus étendue. On la pratique en mettant la pâte encore molle dans un entonnoir de fer-blanc , ou mieux

*54 PHA.RMACOTECMNIE.

de verre , supporté par un manche en bois muni d’un pied de même matière et assez long pour que , lorsqu’il touche le plan solide sur lequel on le frappe , le tube de l’entonnoir en soit encore à trois ou quatre lignes de distance. Par là, on imprime un mouvement à la portion de pâte qui occupe l’extrémité de l’entonnoir , et comme cette portion n’est pas retenue par le choc , elle s’échappe et tombe sur une feuille de papier placée au-dessous , en prenant une forme conique. La totalité de la pâte est réduite successivement en petits cônes auxquels on donne le nom de trockisgues , et que l’on fait sécher à l’étuve.

Pulvérisation avec intermède .

Le secours d’un intermède est nécessaire, lorsque les substances à pulvériser ne peuvent être divisées par aucun des procédés ci-dessus , ou qu’elles ne peuvent l’être que très difficilement. Par exemple , quand une matière est sèche et membraneuse, elle résiste au pilon, qu’on veuille procéder par contusion ou par trituration ; d’autres fois, c’est l’état d’élasticité des corps qui s’oppose à leur pulvérisation. La difficulté peut aussi provenir d’un état de mollesse qui fait que les parties, au lieu de se diviser, se convertissent en pâte; enfin, la ductilité de certains corps permet à leurs particules de glisser les unes sur les autres sans se désunir, lorsqu’elles sont frappées par le pilon.

Dans tous ces cas , on est obligé de recourir à un intermède , en ayant soin que le corps choisi pour cet objet, ne puisse affaiblir les propriétés médicinales , ni changer , notablement du moins , la constitution chimique de la substance à diviser.

Les corps employés comme intermèdes, sont susceptibles, suivant la nature particulière de chacun d’eux , d’agir de quatre manières différentes : comme absorbants , comme interposants , comme râpants , et comme précipitants. Ainsi, l’humidité delà vanille est absorbée par le

MODES DE PRÉPARATION. igg

sucre; le camphre est divisé parl’interposition de l'alcool; les feuilles d’argent sont broyées par le sulfate de potasse qui, trituré avec elles , agit sur le métal à la manière

d une râpe ; enfin , 1 émétique en solution aqueuse est précipité par l’alcool.

Toutes les fois que la poudre obtenue est sèche , elle doit être séparée, par la cribration, des parties grossières qu’elle peut encore contenir.

Une précaution qu’on ne doit jamais omettre, lorsque l’on agit sur une grande quantité de matière , quel que soit le mode de pulvérisation employé , c’est de réunir en dernier lieu tous les produits partiels de la même substance , pour confondre ensemble , par le mélange toutes les qualités de poudres que l’on a pu obtenir aux diverses époques de l’opération, et arriver ainsi à n’en avoir qu’une seule. Pour cela, il faut, après avoir remue le tout dans le fond d’un tamis ou sur un papier, e faire passer de nouveau à travers un autre tamis d’un tissu plus lâche que celui dont on s’est servi d’abord ; sans cela, le mélange ne serait pas exact, parce que les parties les plus légères ne passeraient pas assez vite.

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