‹ Traité élémentaire de pharmacologie. Contenant la description sommaire des substances médicamenteuses simples; la préparation des médicaments officinaux et magistraux français et étrangers; l'appréciation des propriétés physiologiques des médicaments, leurs modes d'administration et l'art de formulerChapitre 69 sur 525 · C. MIXTION · texte numérisé non relu

C. MIXTION

La mixtion s’opère en unissant, par voie de mélange , soit plusieurs drogues , soit plusieurs médicamens simples ou composés.

Dans la mixtion, on ne cherche point à obtenir une combinaison, et si elle a lieu, on n’en tient pas compte. Toutefois , quand elle arrive, elle ne doit pas faire perdre aux corps leurs propriétés thérapeutiques.

Elle peut s’opérer, comme nous l’avons dit, sur des médicamens simples ; ainsi, le mélange de plusieurs plantes douées de vertus analogues et que l’on a nommées p eces , celui de plusieurs poudres minérales , végétales ou animales , ont lieu par mixtion.

Souvent cette mixtion résulte du mélange de plusieurs médicamens composés ; par exemple: le mélange d’eaux distillées, d’alcoolés et de sirops.

La mixtion , enfin , peut s’effectuer en mélangeant à la fois un nombre variable de médicamens simples et composés , comme dans le mélange d’une ou plusieurs poudres et divers liquides médicamenteux.

Dans l’union de ces divers médicamens, nous ne distinguons pas la base de T excipient , lequel , par parenthèse , peut jouer aussi, dans le produit, un rôle plus ou moins

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important , en ce qu’il ajoute presque toujours à l’action de la base.

Comme on le voit, la mixtion est une opération en général très facile; mais elle exige de l’attention et de l’exactitude sous le rapport des quantités. Il est donc urgent d’apporter un soin scrupuleux dans les moyens de doser.

Comme c’est dans la mixtion que les poids et mesures jouent le rôle le plus important , nous allons faire connaître les moyens de les évaluer. On se sert à cet effet de balances , de mesures de pesanteur ou poids , et de mesures de capacité proprement dites.

De la balance.

La balance est un instrument symétrique fort connu , composé d un levier en métal, divisé en deux parties égales par un axe qui sert à l'élever, et supportant par chacune de ses extrémités un plateau qui s’y suspend de diverses manières. Une balance est exacte toutes les fois qu en élevant son axe de manière que les plateaux soient suspendus en lair, ces bassins sont dans un équilibre partait chargés de poids égaux , et que ces derniers changés de plateaux ne dérangent rien à l’équiiibre. On dose une substance en mettant, dans un plateau, une masse connue représentant le poids auquel on veut l’amener, et, dans l’autre, la substance elle-même, dont on

gradue la quantité de manière à ce qu’elle soit en équilibre avec cette masse.

Des poids.

On s’est long-temps servi en pharmacie de la livre, d’abord divisée en douze onces, ce qui constituait la livre médicinale ; plus tard elle le fut en seize , c’est-à-dire qu’elle rentra , pour ses divisions , dans la livre marchande. Mais, depuis l’établissement du système décimal

MODES DE PRÉPARA TJ ON . i83

en France , îa livre médicinale a été remplacée par le demi-kilogramme , et toutes ses subdivisions ont de même été graduées métriquement et par dixièmes, de la manière suivante :

Le gramme, pris pour unité de poids, a été divisé en décigrammes j centigrammes et milligrammes , ou en dixièmes, centièmes et millièmes de gramme , et ses multiples ont été :

Le décagramme ou 10 grammes.

U hectogramme ou 100.

Le kilogramme ou 1,000.

Le myriagramme ou 10,000.

Cependant, comme la division de îa livre par moitié , quart, huitième et seizième, est d’un usage général et consacré par le temps , on a établi des tables de rapport entre Limité métrique nouvelle et les divisions de la livre ancienne, #

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