‹ Traité élémentaire de philosopheChapitre 130 sur 313 · CHAPITRE VII De riaduetien · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII De riaduetien

LMndiiction, disaient les scolastiques, est le procédé par lequel ;de plusieurs choses particulières on conclut quelque chose d'universel, à pluribus singularibus universale aliquid concludens. Pour abréger, il est permis de dire, avec Aristote *, que, à l'inverse du syllogisme qui conclut du général au particulier, l'induction conclut du particulier au général. Nous avons déjà décrit l'induction en psychologie (168), comme opération de l'esprit. Nous avons à exposer maintenant le problème logique qu'elle soulève. En quoi consiste ce problème?

370. Problème de rindaction. — Tous les phénomènes de la nature ne nous sont connus que par des expériences particulières ; et cependant nous concluons à l'universalité et à la permanence des lois qui les régissent. Si nombreux qu'aient pu être les levers et couchers du soleil auxquels nous avons assisté, en y ajoutant même tous ceux dont la réalité nous est attestée par le témoignage des autres hommes, chacun de nous, et même le genre humain tout entier, n'a assisté, après tout, qu'à un certain nombre de phénomènes de ce genre, et cependant nous affirmons qu'il en sera toujours ainsi; autrement, comment ex-^ pliquer la confiance absolue avec laquelle nous attendons le soleil de demain ? Il en est de même de toutes les lois de la nature : nous croyons certain que tous les corps tombent quand ils sont abandonnés à eux-mêmes, quoique nous ne l'ayons vérifié, après coup, que sur quelques covps. Nous croyons que tous les bœufs ruminent, quoique nous ne le sachions que de quelques bœufs; que tous les hommes sont doués de raison, quoique nous n'ayons connu personnellement qu'un très petit nombre d'entre eux.

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