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Encéphale La masse encéphalique qui remplit le

crâne se divise en trois organes distincts : la moelle allongée, le cervelet et le cerveau.

La moelle allongée est cette partie de l'encéphale qui relie le cerveau à la moelle épinière : elleestanalogue à celle-ci, blanche à l'extérieur, grise a l'intérieur : ce qui est le contraire du cerveau. On rattache à cette division de la masse encéphalique les organes suivants ' : bulbe rachidien,proHibérance annulaire, tubercules quadrijumeaux, pédoncules du cerveau (fîg. 2).

Le cervelet est cette partie de l'encéphale située à la paitie inférieure et postérieure du crâne, au-dessous du cerveau et en arrière de la moelle allongée. 11 est divisé en deux hémisphères

vhJf ^7'f ^'''^«" annulaire ou pont de tubercules quadrijumeaux sont quaireâaillie.

rarole est le ia.sceau transversal unissant les mamelonnées qui recouvrent lei pédoncules,

deux moU,es du cervelet - Le bulbe est la C'est entre les tubercules que se trouve uâ

part.e de la moelle allongée qu. s'élend de la petit organe mobile, en forme de pomme d,

11 TT' •'"'"";. ^P'f '• ""'" *"'- P'"' """""^ Slande pinéale. et qui cTcél' br" nwnte a la manière d'un chapiteau, - Lei dans la philosophie de Désertes ^fiç. 2 cf.).

comme le cerveau lui-même, et communique avec lui par des cord ji.s appelés pédoncules cérébelleux.

Reste enfin le cerveau, expression dont on se sert souvent as?ez improprement pour désigner l'encéphale tout entier. Dans le sens propre, il désigne cette portion de l'encéphale qui remplit la plus grande partie du crâne et qui est le reuflemeni le plus considérable formé par l'axe cérébro-spinal.

23. Cerveau. — La forme du cerveau est celle d'un ovoïde irrégulier, plus renflé vers le milieu de sa longueur, et il se compose de deux moitiés désignées sous le nom d'hémisphères, réunies entre elles par une bande transversale que l'on appelle le corps calleux (fig. 2, CG.) Les hémisphères sont ficLivemtnt divisés, dans le sens de la longueur, en trois parties que Ton appelle lobes antérieurs, moyens et postérieurs du cerveau. On remarquera surtout, à la superficie du cerveau, un grand nombre d'enfoncements sinueux formant autant d'éminences qui rappellent les circonvolutions des intestins. Aussi leur a-t on donné le nom de circonoolulions cérébrales [ûg. 1).

En même temps que les hémisphères sont réunis l'un à l'autre par le corps calleux, ils le sont à la moelle allongée par deux gros cordons que l'on appelle pédoncules cérébraux, et en outre ils comprennent à l'intérieur deux sortes de glandes ou renflements appelés cowc^esop^i^ues et corps striés, Si\ec lesquels les hémisphères communiquent par de nombreux filets nerveux.

Le cerveau se compose de deux sortes de substances; l'une blanche et Vânire grise. La substance blanche est intérieure; la substance grise est extérieure; on l'appelle aussi substance corticale. ^

24. Nerfs crâniens. — On distingue les nerfs crâniens, comme ceux de la moelle épinière, en deux classes : les nerfs de mouvement et les nerfs de sentiment — et ceux-ci (les nerfs de sentiment) se divisent à leur tour en deux classes : nerfs de sensibilité spéciale, communiquant avec les organes des sejis et donnant naissance aux sensations externes, et nerfs de sensibilité générale (voy. plus loin tig. 3).

25. Description de l'enc'phale. — Les trois figures suivantes nous représentent l'encéphale à trois points de vue difl'érents : latéralement (fig. 1), intérieurement (fig. 2) et par en dessous (fig. 3); en un mot, la première nous offre la face

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cxtéiieure et latérale; la seconde, une coupe verticale médiane; la troisième, la face inférieure.

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Fig. 1. — Fnce lalér.-ile de l'encéphale.

C/, circonvolutions front les. — CC, cirionvolutions occipitales. — cp, cire, paridtales ou temporales. — Se, scissure le Sylvius — j)r, protiib 'rance. — cerv. cervelet. — B, bulbe. On voit par cette figure que les circonvolutions du cerveau sont divisées fictivement en trois parties, que l'on appelle les lobes du cerveau : le lobe antérieur, qui se corapoîe des circonvolO'tions frontales (Cf); le lobe postérieur, des circonvolutions occipitales (CC), et le lobe moyen, des circonvolutions pariétal s {cp). La scissure de Sylvius est la séparation qui existe entre It lobe antérieur et le lobe moyen du cerveau. On sait que la protubérance (pr) et !« bulbe (B) sont deux parties de la moelle allonge.

29 Organes des sens. — On appelle organes des sens les organes destinés à nous mettre en rapport avec les objets extérieurs par le moyen des sens. Il y a cinq sens : le toucher, le goût, l'odorat, l'ouïe et la vue. De ces cinq sens, quatre ont leur siège exclusif dans le crâne et se rattachent au cerveau. Le cinquième, le tact, estrépandii dans tout le corps. Des quatre autres, trois seulement (ouïe, odorat, et vue) ont chacun un nerf distinct.

Organe de r odorat. — L*organe de l'odorat consiste en deux grandes cavités que l'on a[)pelle /bsses nasales, à l'entrée des voies respiratoires, et protégées par un organe cartilagineux appelé le nez. Ces cavités sont tapissées d'une membrane mu-

queuse humide que ron appelle la pituitaire et qui est le sièg^ principal de la sensation. Aux fosses nasales vient aboutir îe

Fig. 2. — Section verticale médiane de l'eiicépliale.

eir, circonvoltitions. — CC, corps calleux. — Tr, trigone ou voûte à trois piliers. — Ct, cloisou transparente. — Co, couches optiques et corps striés. — Cp, glande pineale. — T, tul erculequadrijumeaux. — Vv, ralvuve de Vieussens. — Pc, pédoncules cérébraux — pr, prulubéranc» annulaire. — B, bulbe. — Tm, tubercules mamillaires. — C, cervelet, montrant l'arbre de vie. — No, nerf optique.

Si l'on sépare les deux hémisphères l'un de l'autre par une coupe verticale, l'encéphale à l'inféjîeur présents l'aspect de la figure ci-desus. La plupart des organes figurés ont été définis plu» haut: signalons seulement le trigone de la cloison transparente, sortes de lames qui continuent le corps calleux et déterminent avec lui le plan qui sépare les deux hémisphères. On remarquera l'arbre Je vie que présente la coupe médiane verticale dn cervelet.

nerf olfactif, qui prend son origine dans la portion la plus reculée du lobe antérieur du cerveau.

Organe du goût. — Le goût a son siège dans la cavité buccale, et il a pour organe principal la membrane . muqueuse de la langue, et principalement la partie qui recouvre la racine, les bords et la pointe de cet organe. Le goût n'a pas précisément de nerf spécial. Il est attaché au nerftrijumeau, qui est en même temps un nerf moteur et un nerf de sensibilité générale.

Organe deVouïe. — L'organe ou plutôt l'ensemble d'organes

qui est chargé de nous communiquer le son, s'nppelle oreiJh (fig, 4). — L'oreille se divise en trois parties ; l'oreille externe,

Fig. 3. — Face inférieure de l'encéphale.

Lf, lobe fror.lal. — S, scissure. — LS, lobe sphénoidal ou moyen. — Te, tuber cinercara. — Tnij tubercules mamillair' s. — l'a, |irolubér.mce. — Pya, pyramides antérieures. — co, corps oli« ■vaires. — cer, cervelet. — Lo, lobe occipital. — \inf, vermis inférieur.

I, nerf ulfarlif. — i, nerf optique. — 3, nerf moteur oculaire commun. — 4, nerf pathétique. — 5, trijuMjeau. — 6, moteur oculaire externe. — 7, facial. — 8, nerf auditif. — 9, nerf glosso* pharyngien. — 10. nerf ptuniogastrique. — H, nerf spinal — 12, nerf hypoglosse.

Cette figure nous montre l'aspect de Toncéphale vu en desous. Elle nons offre quelques origine* nouveaux de peu d' mporlancc; mais son principal obii't est de nous montrer le point d'insertion des nrrfs crâniens. Le nert olfactif (1) est le nerf de l'odoMl ; le nerf op(ique (2/, celui de la vision; le nerf auditif (8), cilui de l'audition. Le nerf moteur oculaire commun (3), le moteur oculaire txterne (tî) et le nerf ipathétvfue (i) président aux mouvements de l'œil Le ti'ijumeau {b), à la fois sensttif ci moteur, donne la sensibilité à la face, à la langue, et détermine les mouvements nasiicateurs. Le nerf facial (T) est le nerf de l'expr ssion; le nerf glosso-pharyngien (9) détermine !• mouvement du pharynx et de la langue, et contribue à la sensibilité gustative. Le nerf pneunogastrique (lOJ, né du bulbe, coutrinue aux mouvements du cœur et de la respiration, donne la sensibilité à l'appareil digestif. Le nerf spinal (H) préside aux mouvements du larynx; C^est le nerf de la phonation. — Le nerf hypoglosse (12) sert aux mouvements de la langue.

roreille moyenne ou tympan, et l'oreille interne. — L'oreille externe est une sorte de cornet acoustique. Elle se compose du pat;î7f on, large surf'w^ cartilagineuse qui est ea

saillie, de la conque (C), excavation au centre du pavillon et qui donne naissance au conduit auditif externe (A), par où le son pénètre. L'oreille moyenne, ou tympan, se compose de la caisse du tympan et de la trompe d'Eustache. La caisse du tympan a été comparée à un tambour, d'où lui vient son nom. On y

Fig. 4. — Ensemble de l'appareil auditii.

C, oreille externe et conque. — A, conduit auditif externe. — T, membrane du tympan. ■^ E, trompe d'Eustache. — V vestibule. — S, canaux demi-circulaires, — L, limaçon. — N nerf auditif. — R, rocher.

trouve en eiïet une membrane tendue sur un cadre osseux susceptible de vibrations : c'est la membrane du tympan (T), dontle plan fait un angle aigu avec le conduit auditif externe. — La trompe d'Eustache (E) est un canal allant de la cavité de l'oreille moyenne à l'arrièi'e fond des fosses nasales. Elle est destinée à mettre l'oreille moyenne en libre communication avec l'air extérieur.

L'oreille interne est la partie la plus importante de î'appareil auditif. Elle est logée dans une portion très dui*e de Tos temporal que l'on appelle le rocher (R), etprésentede> circonvolutions nombreuses qui lui ont fait donner le nom de labyrinthe. 11 est

tapissé de membranes humides, offrant un développement consiûérabie, sur lesquelles viennent s'épanouir les branches terminales du nerf; acoustique (N).

Ce nerf prend sa racine dans la partie de Tencéphale appelée bulbe, par deux branches distinctes qui viennent aboutir au labyrinthe, l'une à ce que Ton appelle le limaçon (L), l'autre aux canaux demi-circulaires (S).

Organe de la vision. — L'organe de la vision est Yœil (fig. 5), corps sphérique qui se meut librement dans une cavité du crâne appelée orbite. Il y a deux yeux, comme il y a deux oreilles, comme il va deux cerveaux.

L'œil es't un appareil semblable à l'appareil artificiel que l'on

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Fîgf. 5. — Gbbe oculaire montrant les membranes et les milieux transparents.

S. •cléiotique. — C, choroïde. — R, rétine. — A, cornée. — l, iris. — P, pupille. — B, cri»-

tallin. — D, humeur Yllrée. — 0, nerf optique.

nomme chambre noire. Celte chambre a ses parois constituées par une membrane fibreuse appelée sclérotique (fig, 5, S), qui est tapissée elle-même à l'intérieur par une autre membrane, la choroïde (C). La sclérotique, qui est opaque, devient transparente dans la partie antérieure de l'œil et prend le nom de cornée (A). Par derrière la cornée est une sorte d'écran nommé iris (I), membrane colorée, percée au ceutre d'un orifice (P) ou pupille, qui donne accès aux rayons lumineux et qui peut être dilaté ou resserré selon le be.«oin. Au-delà est le cristallin (B), lentille qui se trouve baignée entre deux liquides : YhumcuT aqueuse entre la cornée et le cristallin, l'humeur vitrée entre le cristallin et le fond de l'œil. Enfin le fond de l'œil est tapissé par une

autre membrane, la rétine (R), qui est la terminaison du nerf optique (0).

Aces différentes parties de l'œil, il faut ajouter, pour avoir lUne idée plus complète de la vision, les muscles oculaires (fig. 6 et 7), qui ont pour faction de faire mouvoir les yeux dans tous les sens et qui sont au nombre de six {droit interne et droit externe, droit supérieur et droit inférieur, grand oblique elpetit

Fig;. 6. — i, face supérieure de l'œil. — 2. Fig. 7. — i, face externe de l'œil. — 2, Droil muscle droit supérieur. — 3, droit cxlorne. inférieur. — 3, droit externe. — 4, droil

— 4, droit interne. — 5, muscle grand oblique. supérieur. — 5, petit oblique.

— 6, droit inférieur.

oblique) et les muscles des paupières, qui sont au nombre de deux Organes du tact. — Le sens du tact ou toucher a pour organes la peau et une partie de la muqueuse buccale, et même des muqueuses internes. La peau est hérissée de nombreuses papilles qui contiennent de petits corps ovoïdes, appelés corpuscules du tacty dans lesquels se terminent les nerfs sensitil's. Les nerfs du toucher sont les uns des nerfs crâniens, les autres des nerfs rachidiens.

27. Moelle épinière. — ■ La moelle est la portion de substance nerveuse faisant suite à l'encéphale et conleime dans le canal vertébral; c'est une ti^e blanche de forme cylindrique divisée par deux sillons médians, l'un antérieur, l'autre postérieur, qui la partagent en deux parties égales et symétriques, et

Fig 8.- corpu5cuie. du uct. P^r dcux sillous latéraux qui sont les lignes d'insertion des nerfs rachidiens.

La moelle, comme l'encéphale, se compose de deux substances,

DESCRIPTION SOMMAIRE DU CORPS HUMAIN tt

l'une blanche et l'autre grise; seulement, c'est la Manche qui est à la périphérie et la grise qui est au centre.

28. IVepfs rachidiens. — Les nerk rachidiens ou nerfs de la moelle naissent de la moelle par deux sortes de raawes distinctes à l'origine, mais qui se réunissent en un seul tronc à la sortie du canal rachidien.

Ces nerfs sont au nombre de 32 paires, qui émergent de chaque côté de la moelle et dessinent un arbre d'une forme très régulière. On subdivise ces nerfs en paires cervicales, dorsales, lombaires et sacrées, suivant qu'elles correspondent aux diverses parties de la colonne vertébrale qui portent les mêmes noms.

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