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Linialine ; Piemieres méditations : i EiilUousMsme

774 NOTIONS D'ESTHLTIQUE.

commun et sont au nombre de deux : la musique et la poésie *.

Les premiers se développent dans Vespace^ les seconds dans le temps.

Le passage des uns aux autres a lieu par un art intermédiaire, qui se développe à la fois dans l'espace et dans le temps. « La danse, ou le mouvement rythmique qui manifeste l'ordre à la fois dans l'espace et dans le temps, lie la sculpture et la peinture, expression de l'ordre dans l'espace, à la musique et à la poésie, expression de l'ordre dans le temps. » (Lamennais, Esquisse d'une philosophie, t. III, liv. VIII, ch. vi.)

Lamennais, dans son Esquisse d'une philosophie^ a eu l'idée ingénieuse de faire sortir tous les arts de l'architecture, de ce qu'il appelle le temple, c'est-à-dire la demeure que l'homme élève aux dieux, et qui est la première de ses créations.

Comme en effet la création est le temple que Dieu s'est construit, la demeure qu'il s'est faite au sein de Tespace, de môme le temple construit des maint dd l'homme représente pour lui la création, telle qu'il la connaît et la conçoit.

. . . Tous les arts sortiront de cet acte initial par un développement semblable à eelui de la création même. (Ibid., ch. ii.)

627. Archîtectare et sculpture. — L'architecture correspond au monde inorganique : aussi ses lois sont-elles des lois mathématiques et physiques; mais de même que le monde inorganique devient le théâtre de la vie et du mouvement, de même l'architecture est la base sur laquelle se développent les arts qui doivent reproduire la vie.

Le temple a sa végétation. Ses murs se couvrent de niantes variées; elles serpentent en guirlandes le long des corniches et des plintnes... La oierre s'anime; des multitudes d'êtres vivants se produisent au sein ce cette magnifique création.

La sculpture n'est donc qu'un développement de l'arcliitecture. Elle n'est d'abord qu'un simple relief qui, croissant peu à peu selon les lois de s£ forme, se détache enfin du milieu où il a pris naissance comme l'être vivant se détache des entrailles maternelles. (Ibid.)

(^28. Peinture. — Bientôt une autre vie vient animer la pierre et le temple : c'est la lumière et la couleur; c'est d'abord la lumière qui pénètre à travers les jours de l'édifice et en colore les parois; puis c'est la couleur que l'art y ajoute dans les fresques et les peintures murales. Enfm la peinture, comme la sculpture, se dégage et vit de sa propre vie.

4. Voy. Hegel, Esthétique; Lamennais, Esquisse d'une philosophie, (t. HI); Coutio. U Yra» 1$ Beau et U Bien, oc* lesonj Lévêque, .Science du beau, t. 11.

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