II. UNION DE l'AME ET DU CORPS
Après avoir distingué l'âme du corps, il faut étudier leuni rapports : la distinction n'empêche pas Vunion.
L'union de l'âme et du corps peut être étudiée à deux points de vue : 1' au point de vue empirique^ c'est-à-dire au point de vue des faits; 2» au point de vue métaphysique^ c'est-à-dire au* point de vue des substances.
La première question est celle que l'on désigne d'ordinaire par ces termes : rapports du physique et du moral. Nous nous en sommes occupés en psychologie (section III, chap. viii).
Le second problème est proprement ce que l'on appelle le problème de Yunion de Vâme et du corps.
Le problème empirique des rapports du physique et du moral ne porte que sur des faits : il est donc naturel qu'il prête à de riches et abondantes considérations. Au contraire, le problème métaphysique de l'union de l'âme et du corps est un de ceux qui résistent le plus aux investigations de l'esprit humain, et sur lequel nous savons le moins de choses : nous nous bornerons donc aux plus brèves considérations.