‹ Traité élémentaire de philosopheChapitre 282 sur 313 · Métbode de la log^ique et de la morale. — Si la · texte numérisé non relu

Métbode de la log^ique et de la morale. — Si la

psychologie est une science d'observation (743) la logique et la morale sont des sciences rationnelles qui développent, à l'aide du raisonnement, les lois de la pensée et les lois de la volonté.

Cependant, d'une part elles prennent leur point de départ dans la psychologie, de l'autre dans l'étude des méthodes des savants, ou encore dans les devoirs pratiques consacrés par la conscience des hommes. Elles sont donc obligées de consulter l'expérience.

916 APPENDiCE.

882. 2° nféthode de la politique. — La politique paraît être surtout une science expérimentale; elle a pour méthode Thibloire et l'analyse des mslitutions, mais éclairées par le principe de l'idéal, c'est-à-dire de la justice. Tantôt, pai- le moyen de i'mduclion, elle conclut du passé à l'avenir en supposant que ios mêmes causes ou des causes semblables devront produire des ellets semblables. Tantôt, procédant par déduction, elle établit que tel principe de justice entraîne telles conséquences.

883. 3° La métbodc du droit. — Le droit est aussi une science déductive. Il a pour principe les lois écrites et recherche si tel cas particulier rentre dans les lois données : mais c'est aussi une science inductive, car c'est l'expérience qui nous apprend à distinguer toutes les espèces possibles.

884. 4" La métiiode, en économie politique. — Cette science est, corairie les précédentes, à la fois expérimentale et déductive. Elle est déductive en ce qu'elle part de certaines lois abstraites, par exemple la loi de l'olfre et de la demande, tirée de la psychologie et des lois connues de la nature humaine, et qu'elle en développe les conséquences. Mais elle est aussi expérimentale en ce qu'elle part de certains faits, tels que la division du travail, la monnaie, dont elle recherche les lois, tout comme dans les sciences naturelles (422).

885. Les sciences historiques. — Aux sciences morales et politiques se rattachent, avons-nous dit, les sciences historiques qui reposent sur le témoignage des hommes.

886. Le témoignage. — L'homme n'occupant qu'un point imperceptible du temps et de l'espace, ne peut connaître directement qu'on très pelit nombre de faits. Il ne connaît les autres que par l'intermédiaire de ceux qui les ont immédiatement perçus : c'est ce qu'on appelle les témoins (425).

Ici là méthode est à la fois une méthode d'observation et d'interprétation : 1° constater les témoignages; 2° les interpréter, c'est-à-dire en déterminer et en apprécier la valeur.

887. Application du témoignage. — Les principales applications du témoignage sont : 1" la plupart des faits de la vie humaine, dans lesquels nous nous décidons sur des lémoiiïnages ; 2" la justice sociale; 3" l'éducation; 4° enfin l'histoire (417).

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