Fondement de la croyance au témoignage. — Le
fondement de cette croyance est que nous savons par la con-
science que la tendance naturelle de l'esprit humain est de dire la vérité lorsque rien ne nous en empêche (^Sti).
889. Critique des téuioignages. — Deux causes peuvent altérer le témoignage des hommes : l'erreur et le mensonge. C'est à déterminer les signes de ces deux causes de lalsilication des faits que la critique du témoignage est employée (428).
890. Règles du témoignage. — Il y a deux cas : 1° le témoin unique; 'i° la pluralité des témoins. Dans le premier cas, on doit constater soit la capacité, soit la moralité du témoin (4:29). ■ — Dans le second, cornpler les témoignages et les peser. 11 y a donc à distinguer le nombre des témoignages et leur qualité.
891. Certitude du témoignage. — Théoriquement, on peut dire que la vérité du témo'ignage n'a jamais qu'une très grande probabilité ; mais pratiquement, l'unanimité des témoignages équivaut à la certitude.
892. Sources de l'histoire. — Elles sont au nombre de trois : la Iradillun; les monuments ; les écrits (440).
1° La tradition est la transmission d'un l'ait passant de bouche en bouche, sans être lixée dans aucun document durable.
Règle : la tradition perd en autorité, à mesure que la chaîne traditionnelle s'allonge (Voir les lègles spéciales, 441).
2° Les monuments sont tous les obJHts matériels, de quelque nature qu'ils soient, qui nous restent des siècles écoulés.
Deux conditions : authenticité, sincérité.
3° Les relations écrites, c'est-à-dire les écrits de toute nature (actes officiels, journaux privés ou publics, mémoires, histoires contemporaines, histoires locales ou générales).