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CIRCULATION ARTÉRIELLE

Principale cause «lu mouvement du sang1 dans les artères. — La Cause principale en vertu de laquelle le sang circule dans le système artériel, c’est la contraction intermittente des ventricules. A chaque systole ventriculaire, en effet, une nouvelle colonne de sang est introduite par compression dans le système artériel. Lorsqu’on ouvre une artère sur l’animal vivant, il est facile de constater que le jet artériel augmente d’élévation à chaque systole ventriculaire ; mais on remarque aussi que, dans l’intervalle de la systole des ventricules, le sang qui s’échappe de l’artère ne coule pas en nappe. Même alors, il est projeté au dehors avec une certaine force, parce qu’il est soumis, dans l’intérieur des artères, à une tension permanente. Gette tension permanente est subordonnée à l’élasticité des artères, et déterminée par les contractions du cœur.

Lorsque la systole ventriculaire a lieu, l’ondée sanguine introduite violemment dans les artères distend celles-ci, et, quand la systole a cessé, les artères distendues reviennent sur elles-mêmes, en vertu de leur élasticité. Ce mouvement de retour des artères comprime le sang contenu dans leur intérieur et tend à le chasser suivant l’axe du vaisseau. Du côté du cœur, les valvules sigmoïdes s’opposent au mouvement rétrograde du sang: celui-ci fuit donc dans la direction centrifuge.

{Élasticité «les aptères. — L’élasticité des artères joue un rôle très-important dans la circulation du sang. Elle a été comparée, avec beaucoup de justesse, par M. C.-H. Weber, à la chambre à air d’une pompe à incendie. Dans cet appareil chaque coup de piston introduit dans la chambre à air une certaine quantité de liquide, et l’air comprimé chasse le liquide, en vertu de son ressort, dans le tube de distribution. De même que l’air comprimé de la pompe à incendie, l’élasticité des artères agit surtout comme régulateur de la circulation. L’élasticité n’ajoute absolument rien à la force en vertu de laquelle le sang circule dans l’arbre artériel ; cette force, elle l’emprunte tout entière à la contraction des ventricules. En d’autres termes, l’élasticité artérielle est un ressort qui ne rend que ce qu’il a reçu, et qui tend à revenir sur lui-même avec une énergie proportionnée à la puissance de distension. Elle est bien une cause de progression du sang dans les artères, mais la puissance avec laquelle elle agit est entièrement empruntée à la contraction musculaire du cœur.

A chaque pulsation du cœur correspond une pulsation artérielle. L’ondée sanguine, projetée dans les canaux artériels élastiques, les distend au moment

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