‹ Traité élémentaire de physiologieChapitre 139 sur 429 · RÉVOLUTION SANGUINE · texte numérisé non relu

RÉVOLUTION SANGUINE

comptée en secondes.

Écureuil

Corbeau

Chat

Cochon d’Inde

Lapin

Renard

Canard

Oie

Chien

Homme

Influence du repas.

Nombre moyen des pulsations.

7 heures 69,36 à jeun.

8 — 78,62 après le déjeuner.

1 — 68,50 avant le dîner.

2 77,26 après le dîner.

De ce tableau on peut tirer la conclusion que la durée d’une révolution sanguine est d’autant plus courte que le coeur bat plus vite, ou encore que la fréquence du pouls diminue à mesure que la durée d’une révolution circulatoire augmente. On peut aussi tirer cette conclusion générale, à savoir : que la durée moyenne d’une révolution circulatoire est égale, chez les mammifères, au temps pendant lequel le cœur exécute 27 battements.

Des recherches de M. Vierordt il résulte qu’à un même poids de tissus vivants correspond un poids de sang dont la valeur est sensiblement la même chez les divers mammifères (Yoy. paragraphe suivant) ; mais la rapidité du transit circulatoire augmente, à mesure que la taille diminue 1 . Cette rapidité plus grande de la révolution sanguine chez les petits animaux est, d’ailleurs, en rapport avec l’activité des phénomènes respiratoires et avec la production de la chaleur animale, subordonnée, en partie, au volume de l’animal (Yoy. § 166).

De la quantité du sang1 en circulation. — Du débit du ventricule gauche.

— Il est impossible, comme on le pense bien, de déterminer d’une manière absolue la quantité de sang contenue dans les vaisseaux. A supposer qu’on pût calculer directement l’aire générale du calibre intérieur des vaisseaux, on ne pourrait, vu l’élasticité artérielle, la dilatabilité des veines et la contractilité des vaisseaux, considérer le résultat que comme une approximation plus ou moins exacte.

Lorsqu’un homme meurt d’hémorrhagie, ou qu’on fait périr un animal en lui ouvrant une grosse artère, la quantité de sang qui s’écoule est loin de représenter la masse totale du sang. Le sang cesse de couler au bout de quelque temps, non pas seulement par suite de l’épuisement de l’animal, mais surtout parce que le sang se coagule dans la plaie. Après la mort, il est certain que le cadavre contient encore une assez grande quantité de sang dans ses vaisseaux 2.

Pour arriver à une évaluation approximative, on a proposé de remplir les vaisseaux du cadavre par une injection, et d’évaluer la quantité de sang contenue dans les vaisseaux par la quantité d’injection dépensée. Mais il est évident qu’une injection solidiüable, même la plus parfaite, ne remplit jamais tout l’arbre circulatoire; et, si elle est diffusible et pénétrante, elle s’échappe, par transsudation, au travers des parois vasculaires ; on risque dès lors d’évaluer trop bas ou trop haut.

Le procédé d’estimation proposé par M. Yalentin est fort ingénieux, mais il est loin d’être aussi rigoureux qu’il le paraît. Soit une solution saline quelconque, dont la quantité est inconnue ; 25 grammes de cette solution donnent 15 pour 100 de résidu solide. Ajoutons 50 grammes d’eau distillée à la solution

1 M. Vierordt calcule que, dans l’espace de 1 minute,

1 kilogramme de lapin est traversé par 592 grammes de sang.

de chèvre

de chien

d’homme.

de cheval

2 II résulte des pesées faites par M. Herbst, et plus tard par M. Vanner, que le poids du sang qui s'écoule des vaisseaux d’un animal qu’on met à mort par la section des gros vaisseaux, est, en général, équivalent à 1/20 du poids du corps.

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