‹ Traité élémentaire de physiologieChapitre 218 sur 429 · ICO CENTIMÈTRES CUBES 1)E SANG (CHIEN) CONTIENNENT · texte numérisé non relu

ICO CENTIMÈTRES CUBES 1)E SANG (CHIEN) CONTIENNENT

Oxygène.

A. carbonique.

Azote.

Sang artériel

lt)cc,6G 11 ,98

Sang veineux

Il résulte de toutes ces recherches que le gaz qui existe en plus forte proportion dans le sang c’est toujours l’acide carbonique. Mais, si on compare la proportion de l’acide carbonique à l’oxygène dans le sang veineux et la proportion de l’acide carbonique à l’oxygène dans le sang artériel, on trouve ce rapport : Il y a dans le sang veineux quatre fois plus diacide carbonique que d'oxygène ; il y a dans le sang artériel seulement deux fois plus d'acide carbonique que d'oxygène l.

L’azote existe dans le sang artériel et dans le sang veineux. Mais on peut voir, en consultant les analyses, que les proportions de ce gaz sont minimes, lorsqu’on les compare à celles de l’acide carbonique et de l’oxygène. On peut voir également qu’entre le sang veineux et le sang artériel il n’y a pas, en ce qui concerne ce gaz, de différences sensibles.

Nous avons établi plus haut (§ 143) que l’air expiré entraîne une certaine proportion de vapeur d’eau. Cette perte d’eau, aux dépens du sang veineux qui traverse le poumon, se traduit-elle par une diminution d’eau dans le sang artériel? Des expériences nombreuses ont prouvé que tantôt il y a quelques millièmes d’eau en plus dans le sang veineux, et que, d’autres fois, c’est le sang artériel qui en renferme un peu plus. Il n’y a donc rien de constant sous ce rapport 2. Cela se conçoit aisément. Si le sang veineux abandonne une certaine proportion d’eau par son passage au travers du poumon, d’un autre côté, le sang artériel en abandonne aussi dans la trame des tissus, pour fournir l’eau des sécrétions et de l’exhalation cutanée. L’évaporation pulmonaire et l’évaporation cutanée peuvent varier dans leurs rapports réciproques, ainsi que la quantité d’urine sécrétée en un temps donné : telle est vraisemblablement la cause de ces résultats variables. Chez quelques animaux couverts de poils, qui perdent relativement, par la peau, bien moins de vapeur d’eau que l’homme, il est certain qu’on rencontre souvent un peu plus d’eau dans le sang veineux que dans le sang artériel, et ce léger excès d'eau s’échappe par l’évaporation pulmonaire. Tels sont les chiens. Des expériences faites par nous, il y a quelques années, nous ont montré

1 En consultant les tableaux des analyses de MM. Sotschcnow, Schoffer, Sczelkow et Preyer, on remarquera que la somme des gaz contenus dans le sang constitue en volume un peu moins de la moitié du volume du sang qui les contient (environ 45cc pour 100cc de sang). Nous ferons remarquer ici que les procédés d’analyses se sont perfectionnés et qu’on extrait aujourd’hui du sang un volume de gaz qui dépasse en volume. la moitié du volume du sang (Voyez le paragraphe précédent ainsi que les analyses de MM. Mathieu et Urbain).

2 Si les analyses comparatives portaient sur le sang veineux immédiatement à son entrée dans le poumon, et sur le sang artériel immédiatement à sa sortie du poumon, il n’y a pas le moindre doute que la proportion d’eau évaporée dans l’expiration serait accusée par l’analyse, et que le sang artériel serait, dans ces conditions expérimentales, moins riche en eau que le sang veineux. Dans ses recherches micrométriques M. Tarchanoflf, a constaté que le sang pris dans l’oreillette gauche (revenant du poumon) est plus riche en globules que le sang pris dans l’oreillette droite (allant aux poumons), ce qui tient certainement à la 'concentration du sang pendant son passage à travers les poumons.

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