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CHAPITRE IV. RESPIRATION

quence du trouble respiratoire. Dans les conditions normales, la peau transmet vers les centres nerveux l’impression du milieu atmosphérique et le bulbe réagit sous cette impression pour déterminer l’ensemble des actes respiratoires. Quand cette impression est supprimée, le centre nerveux incomplètement stimulé 1 ne réagit plus avec l’énergie nécessaire. Les mouvements de la respiration perdent en nombre et en étendue ; la proportion d’oxygène introduite dans le sang devenue insuffisante ne détermine plus, dans la mesure convenable, les oxydations qui sont à la fois le résultat et la condition de l’activité organique : peu à peu la température s’abaisse et la vie s’éteint.

§ 158 ter.

Respiration cutanée. — Indications bibliographiques.

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Sokolow, Versuche über das Ueberzielien der Thiere mit Substanzen welclie die Hautrespiration verhindern (Expériences à l'aide de substances qui, appliquées à la surface du corps, s’opposent à la respiration cutanée), dans Centralblatt f. med. Wissensch., n° 44, 1872. Un travail plus étendu deM. Sokolow sur le môme sujet a fait l’objet de sa dissertation inaug. (en langue russe). Saint-Pétersbourg, l8t 4. (Analysé par Nawrocki, dans Jaliresberichte f. Anat. und Phys, de Hofmann et Schwalbe, 1875.)

F. Erismann, Zur Physiologie der Wasserverdunstung von der Haut (Physiologie de l’évaporation cutanée), dans Zeitsch. f. Biologie, t. XI, 1875.

d'ailleurs que le sang des animaux qui ont succombé, injecté dans la jugulaire d’un animal sain, ne détermine pas d’accidents.

M. Lang est disposé à regarder la mort comme une conséquence d’une lésion des reins qui entraînerait l’ urémie. Mais l'accumulation de l’urée dans le sang n’a pas été démontrée, i II semble ne plus l’être alo: s que par la muqueuse pulmonaire (Voy. § 154).

Béclard, 7e édition.

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Fubim, Respiration cutanée des grenouilles sous le point de vue de l’influence de la lumière, dans Comptes rendus Ac. des sciences, 1870.

Hygiène «le la respiration. — Ventilation. — Lorsque l’homme ou les animaux vivent à l’air libre, les modifications qu’ils font subir à l’air atmosphérique sont tout à fait insensibles, parce que l’océan de l’air est continuellement agité dans sa masse par les vents et les courants déterminés par la radiation solaire. Mais, lorsque l’homme s’abrite dans des demeures, lorsqu’il y place des animaux, lorsqu’en un mot le volume d’air respiré est limité, cet air ne tarde pas à être profondément modifié dans sa composition et dans ses propriétés : il perd sans cesse de l’oxygène, et il se charge d’acide carbonique, de vapeur d’eau et des produits organiques de l’exhalation pulmonaire et cutanée. A ces'produits il faut ajouter encore ceux qui proviennent des foyers de combustion trop souvent mal disposés, et ceux des combustibles d’éclairage (chandelles, lampes, bougies, etc.); produits qui contiennent, outre l’eau et l’acide carbonique, des gaz plus nuisibles, tels que l’oxyde de carbone, des hydrogènes carbonés, etc.

L’homme exécute 18 mouvements respiratoires par minute, et, à chaque mouvement respiratoire, il fait circuler 1/2 litre d’air dans les poumons (Voy. § 137); il en résulte qu’il utilise, en 1 heure, environ 500 litres d’air pour les besoins de sa respiration. D’une autre part, l’air qui sort des poumons contient 4,3 pour 100 d’acide carbonique (Voy. § 138). L’homme renfermé pendant une heure dans 500 litres d’air vicierait donc cet air, de telle sorte qu’au bout de ce temps le milieu renfermerait environ 4,3 pour 100 d’acide carbonique, à supposer que chaque fraction d’air fût respirée d’une manière successive. A cette dose, l’air ne serait sans doute pas encore doué de propriétés immédiatement nuisibles, ainsi que le prouvent les expériences sur les animaux vivants, et l’homme pourrait encore tirer de cet air une certaine proportion d’oxygène. Mais il est certain qu’il en souffrirait, et il pourrait en résulter pour lui des conséquences fâcheuses. Indépendamment de l’acide carbonique, en effet, l’homme rend de toutes parts, parle poumon et par la peau, des matières organiques en suspension dans la vapeur d’eau des exhalations. Ces matières jouent incontestablement dans l’air confiné un rôle important, et c’est à elles surtout que sont dus les effets funestes de l’encombrement (fièvres typhoïdes, contagions, etc.).

A moins que l’espace dans lequel l’homme se trouve renfermé ne soit extrêmement resserré et qu’il ne périsse ainsi en peu de temps par asphyxie, c’est surtout l’accumulation des produits organiques de l’expiration cutanée et pulmonaire qui est nuisible. Dans une salle de spectacle, dans un hôpital, dans une caserne, dans une salle d’assemblée, l’air, alors qu’il paraît le plus vicié à l’odorat et le plus irrespirable, ne contient guère au delà de 1 pour 100 d’acide carbonique. Longtemps avant que l’air atmosphérique dans lequel l’homme respire contienne 4 ou 5 pour 100 d’acide carbonique, cet air est devenu nuisible pour lui. Autant que possible, l’homme doit donc se placer dans des conditions qui le rapprochent le plus du milieu où il est appelé à vivre. Ces conditions, on pourrait les réaliser dans nos demeures, si l’on fournissait inces-

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