CHAPITRE I. DIGESTION
Phénomènes mécaniques Ae la digestion. — Indications bibliographiques.
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Winslow, Remarques sur le Mémoire de Ferrein, touchant le mouvement des mâchoires, Paris, in- 1 2, 1755.
Gosselin, Recherches sur les cartilages de l’articulation temporo-maxillaire. Thèse, Paris, 1843.
Magendie, Sur l’usage de l’épiglotte dans la déglutition, Paris, 1813.
Reichel, De usu epiglottidis, Berlin, 1816.
Dzondi, Die Functionen des weichen Gaumens ( Les fonctions du voile du palais), Halle, 1831.
Bidder, Neue Beobachtungen über die Bewegungen des weichen Gaumens (Nouve/les observations sur les mouvements du voile du palais, Dorpat, 1838).
Maissiat, Quel est le mécanisme de la déglutition? Thèse, Paris, 1838.
Longet, Recherches sur les fonctions de l’épiglotte et sur les agents de l’occlusion de la glotte dans la déglutition, la rumination et le vomissement, dans Archives gén. de médecine, 1841.
Debrou, Fonctions des muscles du voile du palais. Thèse, Paris, 1841.
Guinier, Expériences sur la déglutition ( Autolaryngoscopie ), dans Comptes rendus, Acad, des sciences, 1863 et 1865.
Krishaber, Sur le mécanisme de la déglutition. Union méd., t. 27, p. 428, 1865.
Moura, Mémoire sur l’acte de la déglutition, dans Journal de l'anat. et de la physiol. de Robin, 1867.
Waller et J.-L. Prévost, Phénomènes réflexes de la déglutition, dans Arcli. de médecine, 1869.
Mosso, Movimenti dell’ œsofago, Rech. experiment., Turin, 1873.
Carlet, Sur le mécanisme de la déglutition, Comptes rendus Ac. des sciences, 1874.
Fiaux, Recherches expérimentales sur le mécanisme de la déglutition. Thèse, Paris, 1875.
S. Arloing, Applicat. de la méthode graphique à l'étude du mécanisme de la déglutition, thèse doctorat ès sciences, Paris, 1877.
Schwartz, De vomitu et motu intestinorum, Lugd. Batav., 1745.
Magendie, Mémoire sur le vomissement, Paris, 1813.
Maingault, Mémoire sur le vomissement, Paris, 1813.
Isid. Bourdon, Mémoire sur le vomissement, Paris, 1819.
Piedagnel, Mémoire sur le vomissement, dans Journal de physiol. de Magendie, p. 261, 1821.
Bégin, Article « Vomissement », dans Dict. des sciences méd., en 60 volumes, t. LVII1, 1822.
Legallois et P. A. Béclard, Expériences sur le vomissement ( Œuvres de Legallois, t. II, page 93), 1830.
Budge, Die Lehre vont Erbrechen ( Traité du vomissement ), Bonn, 1840.
B. Luttich, Ueber den Mechanismus des Brechaktes (Sur le mécanisme du vomissement). Dissert., Kiel, 1873.
C. Grève (de Wurtzbourg), Ueber den Brechakt (Sur le vomissement ), dans Berlin. Klinisch. Wochensch. 1874.
W. Broadbent, On the physiology of the act of vomiting dans the Practitioner, février 1875.
Heiling, Ueber das Wiederkauen bei Menschen (De la rumination chez l’homme) , Nuremberg , 1823.
Cambay, Sur le mérycisme (Rumination de l’homme), thèse, Paris, 1830.
Vincent, Quelques détails sur un cas de mérycisme, dans Comptes rendus Acad, des sciences, t. 37, 1853.
Toussaint, Sur le mécanisme de la réjection dans la rumination, dans Arch. de physiol. norm. et pathol., 1875.
Braam Honckgeest, Untersuchungen über peristaltik des Magens und Darmkanals (Recherches sur les mouvements de l’estomac et de l’intestin), dans Pflüger’s Archiv., septembre 1872.
V. Braune, Ueber die Beweglichkeit des Pylorus und des Duodénum (De la mobilité du pylore et du duodénum), dans Arch. f. Heilkunde, page 76, 1874.
Leven, Recherches sur la digestion (Mouvements de l’estomac), Gaz. méd., p. 122, 141, 205. 1874.
SECTION IY.
Phénomènes chimiques «le la digestion.
Rôle des sucs digestifs. — Les actions chimiques qui s’accomplissent dans le tube digestif ont pour but final l’absorption des substances alimentaires. Leur
résultat est donc la dissolution de ces substances. Lorsque les aliments sont insolubles, les sucs digestifs les transforment en une série de produits solubles ; à cet état, ils peuvent traverser la muqueuse intestinale et entrer dans le cercle fermé de la circulation. Lorsque les matières alimentaires sont solubles , les sucs digestifs n'interviennent souvent que pour dissoudre purement et simplement ces matières; quand ils agissent chimiquement sur elles, c’est toujours à l’état de produits solubles qu’ils les livrent à l’absorption.
Les boissons viennent puissamment en aide aux sucs digestifs. L’eau que nous buvons agit comme dissolvant sur un grand nombre de substances. Les boissons alcooliques, les boissons fermentées de diverse nature, les boissons acides, les boissons alcalines, contribuent aussi pour leur part à la dissolution des matières alimentaires; elles peuvent agir aussi sur les aliments par une véritable action chimique, analogue à celle qu’exercent les sucs digestifs eux-mêmes.
Les divers départements du tube digestif agissent d’une manière différente sur les aliments, et leur impriment des modifications spéciales. Il ne faut pas croire cependant que l’action des diverses parties de l’intestin soit locale et isolée. Les métamorphoses déterminées par les divers sucs digestifs commencent au point où ces sucs sont sécrétés, là où ils se trouvent d’abord en contact avec les aliments; mais les sucs digestifs qui imbibent l’aliment l’accompagnent dans son trajet intestinal, et la plupart du temps l’action se continue et s’achève plus loin, dans d’autres parties de l’intestin.
Les changements en vertu desquels les aliments sont transformés en produits solubles ont été étudiés avec persévérance depuis cinquante ans. Les expériences sur la digestion, faites au siècle dernier par l’abbé Spallanzani, ont été complétées et fécondées de nos jours; et, grâce aux progrès de la chimie organique, la lumière s’est faite sur beaucoup de points restés obscurs. Malgré tous ces travaux, le problème chimique de la digestion n’est cependant pas encore résolu d’une manière définitive dans toutes ses parties. Ce qui contribue à rendre la solution de ce problème très-compliquée, c’est que les aliments attaqués par les sucs digestifs dans nos expériences de laboratoire, et dans nos vases imperméables, se transforment en des produits qui, n’étant pas résorbés à mesure qu’ils prennent naissance, exercent peut-être, à leur tour, une action chimique sur les parties non encore modifiées de l’aliment. On conçoit qu’il est dès lors assez difficile de démêler ce qui appartient à l’action directe des sucs digestifs, et ce qui ne leur appartient pas en propre.
Les sucs digestifs qui agissent sur les aliments sont : la salive, le suc gastrique , le suc pancréatique , la bile et le suc intestinal.
ARTICLE I