EXHALE EN
17 KILOGRAMMES 1/4 d’heuiie
CO s
Perte en calories.
Avant le bain
Dans un bain à, + 32°, 5
Les expériences de très courte durée (de cinq minutes ou même moins), dont nous parlions tout d’abord, sont les plus propres à démontrer directement (c’est-àdire à l’aide du thermomètre) que les soustractions rapides de chaleur à la surface sont accompagnées d’une augmentation dans la production de chaleur intérieure. Mais, quand la soustraction de chaleur se prolonge (comme par exemple dans les expériences de un quart d’heure) et qu’elle prend de plus grandes proportions, bien que la production de chaleur intérieure soit augmentée, ainsi qu’il résulte manifestement des nombreuses recherches de M. Liebermeister, cette production ne suffit plus à compenser la soustraction du calorique, et la température du corps s’abaisse progressivement. L’examen de la dernière colonne du second tableau de M. Liebermeister le démontre clairement, ainsi d’ailleurs que les recherches directes de M. Libermann.
M. Libermann a principalement concentré son attention sur les bains froids compris entre -f- 17 et -f- 22 degrés ; bains assez froids pour déterminer des soustractions importantes de calorique et pouvant être facilement supportés pendant une durée de un quart d’heure. Après un bain de cette nature latempérature intérieure du corps (prise dans le rectum, la bouche ou l’aisselle) peut s’abaisser de 2 à 3 degrés. Le maximum d’abaissement est généralement compris entre la quinzième et la trentième minute après la sortie du bain ; et il faut 2 ou 3 heures pour que la température du début reparaisse.
Ces effets sont plus marqués dans l’état physiologique et dans les maladies fébriles légères que dans les maladies graves. M. Libermann a également remarqué que quand on répète ces bains six ou huit fois dans les 24 heures, la période d’abaissement qui suit va sans cesse se prolongeant, si bien qu’après plusieurs jours elle peut avoir jusqu’à une durée de 18 à 20 heures au lieu de 2 ou 3 heures. Quant aux immersions, quoique leur température fût relativement assez basse (à -f- 10°), comme elles étaient très courtes leurs effets furent beaucoup moins marqués, ainsi que ceux des ablutions froides.
M. Jürgensen est arrivé à des résultats tout à fait semblables à ceux de M. Libermann. 11 a pu, en outre, supporter des bains froids à -f- 12° et même à -f- 10° pendant vingt-cinq minutes. Ces bains amenaient un tremblement qui durait souvent plusieurs heures. La température prise dans le rectum s’abaissa une fois de 3°, 6 ; et il fallait six ou sept heures pour revenir à la température du début. M. Draper, dans un bain beaucoup moins froid, dont la température avait été maintenue sensiblement constante entre -j- 23° et -f- 24°, pendant toute sa durée qui fut de une heure, sortit de ce bain avec une diminution de température (prise dans la bouche) qui fut de 0°,55 et qui continua à s’abaisser jusqu’à un maximum de 0°,77 bien que l’air de la pièce dans laquelle il se trouvait fût de -J- 32°. Le pouls et la respiration étaient ralentis.
Les pertes de chaleur dans le bain froid sont donc plus considérables que les quantités de chaleur produites dans le même temps. Si la production normale est augmentée par l’influence du froid, ce que prouvent les recherches de M. Liebermeister et de M. Hoppe, cette production ne compense pas les pertes que le corps éprouve sous l’influence du froid lorsque celui-ci enlève, en peu de temps, de grandes quantités de chaleur.
Les effets du froid appliqué sur des points limités de l’enveloppe tégumentaire ont été spécialement étudiés par M. Schlikoff. Les soustractions de chaleur opérées sur un point entraînent des abaissements de température sur