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CHAPITRE VI. SÉCRÉTIONS

de Montgomery) et sécrètent un liquide blanchâtre qu’on a quelquefois pris pour du lait et qui n’est que du sébum. Le fœtus qui vient au monde est recouvert d’une substance d’un blanc jaunâtre assez abondante surtout dans les plis de la peau, aux aines, entre la face interne et supérieure des cuisses, aux fesses, au cou; cette matière, à laquelle on donne le nom de smegma fœtal ou de vernis caséeux, enduit protecteur pour le fœtus plongé dans les eaux de l’amnios, est sécrétée par les glandes sébacées. Le bord libre des paupières est également enduit d’une humeur demi-liquide sécrétéepar des glandes sébacées placées dans l’épaisseur des voiles palpébraux (glandes de Meibomius) et à laquelle on donne, quand elle s’accumule à l’angle interne de l’œil, le nom de chassie.

Prise dans les glandes sébacées, la matière de la sécrétion, ou sébum, est d’un blanc jaunâtre, composée de gouttelettes graisseuses libres, de cellules épithéliales en voie de destruction et de cellules à gouttelettes graisseuses semblables à celles qui tapissent les parois des culs-de-sac glandulaires, d’où elles procèdent. Les glandes sébacées offrent en effet le type des glandes dans lesquelles la sécrétion est essentiellement caractérisée par la métamorphose, la chute et la rupture des cellules épithéliales qui revêtent les culs-desac des canaux glandulaires.

La partie la plus fluide du sébum s’écoule à peu près seule à la surface de la peau. La matière la plus épaisse de la sécrétion s’accumule généralement dans le follicule pileux; elle adhère ordinairement â la racine des cheveux et des poils lorsqu’on les arrache. Cette matière peut s’accumuler dans les glandes sébacées, surtout quand l’orifice de sortie est obstrué, et donne naissance aux tannes, aux kystes sébacés et aux loupes.

Si l’on peut se procurer à la surface de la peau de l’enfant qui vient de naître une quantité de sébum suffisante pour en faire l’analyse, cela est plus difficile sur l’homme adulte. Aussi la plupart des analyses chimiques qui ont été faites ont porté sur la matière recueillie dans les glandes sébacées hypertrophiées. Telle est l’analyse que nous donnons d’après M. Lutz. L’analyse du vernis caséeux des enfants, que nous empruntons à M. Bueck, paraît surtout différer par les proportions moindres des substances grasses et par une plus grande proportion d’eau, mais il ne faut pas oublier que cette dernière analyse répond à l’humeur sébacée sécrétée et prise en dehors des glandes, tandis que la première indique la composition d’une matière retenue dans l’appareil glandulaire, et en quelque sort q concentrée.

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