‹ Traité élémentaire de physiologieChapitre 368 sur 429 · SÉCRÉTIONS OU EXHALATIONS SÉREUSES · texte numérisé non relu

SÉCRÉTIONS OU EXHALATIONS SÉREUSES

Faillie quantité «lu liquide contenu dans les cavités séreuses. — Le liquide qui humecte la surface intérieure des membranes séreuses est destiné à favoriser le glissement des parties ; il est généralement en très faible proportion. Le péritoine, et les plèvres en particulier, ne présentent dans l’état normal que des quantités insignifiantes de liquide. Les sacs séreux ont presque partout leurs parois appliquées les unes contre les autres ; il n’y a guère dans leur intérieur que la quantité de liquide nécessaire pour remplir les espaces que ces membranes interceptent entre elles, espaces peu considérables, et qui varient de lieu dans les divers déplacements du tronc et des organes splanchniques.

On a souvent parlé d’une vapeur séreuse que contiendraient les membranes séreuses : il n’y a rien de semblable dans les sacs séreux. La pression atmosphérique qui s’exerce sans cesse à la surface du corps applique la paroi abdominale contre les organes contenus dans l’abdomen; du côté de la poitrine, la colonne d’air qui presse à l’intérieur du poumon par les fosses nasales maintient constamment appliquées l’une contre l’autre la plèvre costale et la plèvre pulmonaire. Quelque chose d’analogue a lieu pour les articulations : le poids de l’atmosphère, en appliquant les surfaces osseuses les unes contre les autres, et en venant en aide à la tonicité musculaire, limite l’accumulation du liquide dans l’intérieur des capsules synoviales articulaires. Dans les endroits où la sortie de la partie liquide du sang au travers des parois des capillaires ne rencontre pas d’obstacles, la sérosité s’échappe plus facilement et s’accumule. C’est ainsi, par exemple, qu’on trouve une proportion plus forte de sérosité dans les ventricules

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