I . — Antiferments
Le sérum du sang, 'ajouté en petite quantité à un liquide qui contient de la pepsine, de la trypsine ou de la présure, possède la propriété d’empêcher l’action de l’un quelconque de ces ferments. Si l’on injecte à un animal, dans une veine de la circulation générale ou sous la peau, une solution de l’un de ces ferments, le sérum de cet animal devient, au bout de quelque temps, beaucoup plus actif, c’est-à-dire beaucoup plus antipepsiqiie, ou antitryptique, ou antiprésur ant. L’activité antidiastasique disparaît par le chauffage du sérum entre 60 et ô;j°. On suppose qu’elle est due, dans chaque cas, à un corps spécial ; il y aurait donc une antipepsine, une antitrypsine^, une antiprésure. L’antiprésure, obtenue à la suite d’injections de présure végétale (extraite des fleurs de l’artichaut, Cynara cardunculus) ou cynarase, est différente de l’antiprésure d’origine animale. On a également constaté la formation, dans le sérum,
1. t.'anlitrypsine serait peut-être, du moins on la prétendu, une anlikinase, cest-à-dire un corps empêchant l’action de l’entérokinase, du ferment qui rendrait la trypsine active.
PHYSIOLOGIE CELLULAIRE
d'antityrosinase et d'antilaccase, c’est-à-dire de corps antagonistes d’oxydases, et d'antiémulsine.
D’autres faits ont étendu le rôle des anti ferments. Tels sont ceux qui montrent que les tissus des vers parasites de l’intestin (ténia par exemple) contiennent, une substance qui les empêche d’être attaqués par la trypsine. Non moins importante est Vantiplasmase, appelée thrombase par Duclaux, qui se forme dans le foie dans certaines conditions, et qui s’oppose à l’action de la plasmase*.