I. — Excitants mécaniques
Les ébranlements de toutes sortes, chocs, pressions, etc., déterminent des mouvements du protoplasma qui, suivant l’intensité de l’excitant, peuvent se manifester par des changements de forme de la cellule. Un léger attou-
PHYSIOLOGIE CELLULAIRE
cheraent sur une feuille de sensitive amène le rabattement des folioles les unes sur les autres. Les amibes rentrent leurs pseudopodes, sous l’influence d’un ébranlement assez fort, et prennent la forme de boules. Sous la même action, les leucocytes ne se comportent pas autrement.
Les excitants mécaniques peuvent donner lieu à d’autres réactions cellulaires, telles que sécrétions, production de lumière, etc. Il suffit d’agiter avec une baguette l’eau de mer d’un bocal dans lequel il y a des Nocliluques (petits infusoires flagellés) pour provoquer la phosphorescence de ces organismes.
Les excitants mécaniques sont aussi la cause de directions de mouvements ou tropismes (de too'tioç, direction ou xpo::/), changement de direction). Mais, comme les autres excitants peuvent de même déterminer des tropismes, nous parlerons de tous ces faits un peu plus loin.