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Excitants physiques

A. Excitants thermiques. — Les variations de température constituent un excitant de tous les protoplasmas. Les granulations protoplasmiques

de beaucoup de cellules végétales se meuvent avec plus de vitesse au fur et à mesure que s’élève la température jusqu’à 370 environ.

Les leucocytes ont des mouvements de plus en plus actifs à mesure que l’on chauffe la platine du microscope sous lequel on les examine. On peut dire qu’il y a un optimum de température pour chaque espèce de cellules. On constate aisément ce fait et on l'étudie sur les organismes unicellulairos, préalablement placés dans une goutte d’eau sur une platine chauffante.

B. Excitants électriques.—Lesdiversesformes ' de l’énergie électrique, électricité statique, décharge de condensateur, courant de pile, courant induit, agissent sur le protoplasma. Ainsi, sous l’influence d’un courant induit, les amibes retirent rapidement leurs pseudopodes. Un courant constant fait sécréter des cellules glandulaires ; l’expérience est très nette sur VAyriblystoma, batracien urodèle de l’Amérique; les glandes cutanées de cet animal apparaissent, lorsqu’elles sécrètent, comme de petits points blanchâtres sur la peau qui est noire; la sécrétion se produit

Fig. 6. — Excitation des cellules glandulaires de ïAmblystoma par un courant de pile. Sécrétion dans la région de l'anode (d’après J. I.of.b).

FONCTIONS DES CELLULES

dans la région où l’anode a été placée, que l’excitation soit portée sur l'animal intact ou sur un tronçon préalablement isolé (fig. 6). Quant aux tissus ditïérenciés des animaux, tels que le tissu musculaire et le tissu nerveux, l’électricité est l’excitant de choix pour mettre enjeu leur activité.

C. Excitants lumineux. — Lalumière est l’excitantle plus important des cellulesvertes des végétaux, puisqu’elle détermine la fonction chlorophyllienne. C’est là un point sur lequel nous reviendrons tout à l’heure. Mais la lumière agit aussi sur les autres protoplasmas.

Plusieurs espèces d’amibes y sont sensibles; ces êtres se ramassent tout de suite en boules quand on les éclaire brusquement. Chez les animaux privés d’yeux, tout le tégument externe est sensible aux excitations lumineuses. Les cellules pigmentaires de la peau (chromaloblastes) de beaucoup de Vertébrés forment dans l’obscurité des prolongements protoplasmiques, d’où la coloration foncée de la peau ; à la lumière ces prolongements se rétractent et la peau s’éclaircit (voy. p. 122).

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