PHYSIOLOGIE SPÉCIALE
La physiologie spéciale consiste en l’étude des fonctions des organes.
11 peut y avoir une physiologie spéciale pour chaque espèce animale; on peut exposer, par exemple, la physiologie de la Grenouille, du Lapin ou du Chien. Mais il ne serait pas possible de faire une physiologie de l’Homme uniquement. On en saisit tout de suite les raisons. La plupart des connaissances physiologiques sont acquises par l’expérimentation ; or, on ne peut faire sur l’homme qu’un nombre restreint d’expériences, limitées à quelques points particuliers de la physiologie. C’est pour cela que toute physiologie humaine est une physiologie comparée. 11 n’importe, puisque de très nombreux faits démontrent que les phénomènes généraux de la vie cellulaire chez tous les êtres et, dans les espèces supérieures, les fonctionnements organiques sont fondamentalement les mêmes.
Les organes et leurs fonctions peuvent être considérés comme appropriés à la conservation de l’être, au maintien de la vie — ce sont toutes les fonctions de nutrition, dans le sens étendu du mot — ou comme appropriés aux relations de l’être avec son milieu — ce sont les fonctions dites de relation. Mais il est clair que, à mesure que les animaux deviennent plus compliqués, des rapports très étroits unissent tous les actes physiologiques; pour prendre un exemple aussi simple que saisissant et quasi banal, l’alimentation n’est possible, dans presque toutes les espèces animales, que grâce à une série de mouvements adaptés, si bien que fonctions de relation et fonctions de nutrition se supposent, s’appellent et se conditionnent réciproquement. Toutefois, pour la commodité et pour la clarté de l’exposition des faits, il est nécessaire de les scinder et de les examiner les unes à la suite des autres.
Nous commencerons par l’étude de celles qui maintiennent la vie même des organismes et qui pour cela s’exercent d’une façon con-