Loc. cit., p
2. Ouvriers très divers, cultivateurs, bûcherons , forgerons, rameurs, etc.
3. Il n’est même pas le quart, parce qu’il comprend à la fois le travail non utilisable (travail du cœur, mouvements respiratoires, etc.) et le travail utilisable ; ce dernier correspond seulement, d’après ce que l’on admet en général, à i/5‘ de l’énergie disponible.
DIGESTION
C. Ration de croissance. — La ration alimentaire du nourrisson et de l’enfant présente quelques particularités importantes.
Un fait domine la question, c’est que chez les animaux de petite taille les combustions sont beaucoup plus intenses par unité de poids que chez les animaux de grande taille. La cause en est que ces petits animaux ont, par rapport à leur poids, une surface plus grande, d’où il résulte que dans le même temps ils perdent des quantités de chaleur I elativement plus considérables. On peut dire que la dépense énergétique, pour les animaux au repos, est sensiblement proportionnelle à la surface du corps. C’est là une question sur laquelle nous devrons revenir en traitant de la chaleur animale. La ration doit donc subvenir à cette dépense énergétique. — Où l’enfant trouve-t-il les calories dont il a besoin ? Le nourrisson les emprunte surtout à la graisse ; la graisse du lait fournit en effet plus de 50 p. 100 (52,9, d’après M. Rubner) des calories totales de la ration. Dans la seconde enfance l’apport énergétique dû aux graisses est encore considérable, 32 p. 100 environ. Ce n’est que plus tard que les hydrates de carbone jouent un rôle prépondérant dans l’apport de calories, pour arriver chez l’adulte à fournir 60 à 70 p. 100 de l’énergie dépensée.
Un autie tait intéressant est celui du besoin d’aliments minéraux, de 1er surtout et de chaux. Cela tient au développement rapide, dès la naissance, de la masse sanguine et du squelette. Le jeune organisme trouve dans le lait toute la chaux dont il a besoin (voy. p. 141 ). Par contre, on sait (vmy. p. 136) que le lait contient très peu de fer. C’est pour cette raison qu’il convient de donner de bonne heure au jeune enfant, dès qu’il est sevré, des œufs, aliment riche en fer (voy. p. 141).
Un troisième fait concerne la consommation des albuminoïdes.
L enfant consomme par kilogramme et par jour environ deux fois plus d’albumine que l’adulte. Lambling i fixe entre les limites cidessous le besoin d’albumine chez les jeunes enfants :
Albumine par kilogramme et par jour.
.lusqu’à 2 ans 3r,5 à 4e'' 5
De 2 à 5 ans 3 g^. ^ 4 gr.
De 5 à 12 ans 2 gr. à 3 gr.