Inanition
La privation des aliments met les animaux dans l’état d'inanition.
T. E. Lambling, Noies sur l alimenlalion. Ch. V, L'alimenlaliondes enfants (Nord médical, Lille, i" janvier 1898).
ALIMENTS ALIMENTATION
Le résultat de l’inanition prolongée, chez les animaux à sang chaud, c es , e par la persistance de la dépense énergétique, la perte graduelle et rapide du poids du corps, le refroidissement et la mort. Uiez ces animaux, le jeûne peut être d’autant moins prolongé qu’ils ont a fournir du travail. C’est en effet le maintien de leur température propre et de leur activité musculaire qui accélère les dépenses qu’ils doivent faire aux dépens de leurs réserves d’abord, puis des substances constitutives de leurs tissus, puisqu’ils ne reçoivent plus aucun aliment. ^
La preuve péremptoire de ce fait a été fournie par les observations méthodiques soigneusement effectuées sur plusieurs jeûneurs fameux pendant vingt à trente jours consécutifs; ces individus se soumettaient à 1 abstinence totale, sauf à la privation d’eau. Voici la dépense totale heures^^*^^ ^ d’après ses excréta pour vingt-quatre
Calories Calories
i» jour de jeûne
Il fut établi aussi, au cours des mômes expériences, que les combustions espiratoires conservent pendant le jeûne leur intensité!, fait qui concorde avec le prcoédenl. Ainsi l'organisme, à l'état de jeûne, se procure, par la destruction de ses tissus, une quantité d’énergie à peu près égale à^celle que lui fournit la ration d’entretien.
C’est aux dépens de la graisse et de l’albumine de ses tissus quel’or^aà 1 inanition, maintient presque intégralement ses^dépenfes énergétiques. Les réserves d’hydrates de carbone qu’il possède sous forme de glycogène sont relativement peu importantes ; d’ailleurs le glycogène du foie disparaît dès les premiers jours du jeûne; celui dis muscles, il est vrai, moins rapidement; tandis qu’au terme extrême de
99 P 100 et que les masses musculaires ont diminué de 50 n. foo La déperdition d’albumine se mesure par le dosage de l’a/ofp tnini i urines; elle est d’abord très lente, puis^lle se mafntfent aT^éme taîx pendant longtemps (une vingtaine de jours chez l’homme qui reçoit de eau) dans les derniers jours, lorsque les réserves de graisses sont épuisées, la quantité d’azote urinaire augmente brusquenienf ce fait annonce la mort prochaine, l’organisme étant alors obligé de consommer
"cbTar r-" ^
pendant le jeûne vari^ plus qu^' cell^^r^llL^ïr