Les fèces. Leur formation
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en même temps que la masse diminue, parce que la plus^^randè paille en est absorbée. Ce que l’intestin grêle livre au gros intestin
eue expulsé, et qui ne peut plus revenir en arrière, vu la présence
celle ^léo-cæcale, qui s’oppose à tout reflux. Le coiflenu de
ette derniere portion du canal intestinal n’est donc formé que nar s matières qui doivent être rejetées, en un mot par les fècl ^
On a considéré souvent les fèces comme constituées essentielle men par la partie non assimilable des aliments. A ce compte si tout 1 aliment est absorbable, il ne doit pas y avoir de fèces • il s’en produit cependant encore dans ces cas. D’ailleurs le dan. l
tube d.gesty duquel ,ie„ n’a été introduit, e.xpuTe dèst ^’aïânce S eces, bien connues sous le nom deméconiwn. C’est qu’en eflet
e couleui blancliatie, colores alors diversement par la bile altérée Ces résidus ces raclures épithéliales sont comparables au furfn; qu, sa détaché de l’épithélium cutané, mais sont ide? pîüs Irind nom je. es expériences de L. HtaiiAaii i (iggo) ont directement prouve que chez l’animal adulte lui-méme, les matiè erfé”alês
iTi:rde“ritst':"^"""‘^^^ sécrétion irdtd^;':
^^.m’hysiologisie allemand eon.eæporala, pjofeesear à rUelveiaité de Kdaig..
LES FECES
Sur le cliien on isole un segment d'intestin grêle d'une certaine longueur au moyen de deux sections transversales, maison conserve scs connexions vasculaires et nerveuses. Ce bout d’intestin, vidé etlavé convenablement, est transformé en un anneau creux par des points de suture rattachant l'une à l’autre ses deux extrémités. On réunit également les deux surfaces de section du reste du tube digestif, de manière à supprimer toute solution de continuité et à rétablir le cours noi'maldes matières alimentaires, et on remet les organes en place et ferme la plaie abdominale. Au bout de quelques jours, on trouve l’anneau intestinal rempli d’une masse molle de couleur brunâtre; si l’on attend plusieurs semaines, on y trouve de véritables boudins gris-vcrdàtre, en tout semblables à des matières fécales (jui se sont donc formées indépendamment de tout résidu d’aliments.
Comment s’est produite cette masse solide, d’aspect fécal, de couleui grisâtre, d odeur caractéristique, de réaction légèrement alcaline? pai 1 accumulation des sucs intestinaux et des débris d’éj)illiélium, ces éléments cellulaires s’étant rapidement transformés en détritus sous 1 action des bactéries ; les bactéries se trouvent aussi en grand nombre dans cette masse.
il y a, de cette formation des fèces indépendamment de l'alimentation, une autre preuve presque aussi démonstrative que la précédente, quoique indirecte. Chez des animaux soumis au jeûne ou a un régime compose de sucre ou de graisse, on trouve dans les fèces une quantité notable d’azote. 11 a été ainsi établi que la plus grande partie de l’azote excrémentitiel provient des excrétions intestinales et non des aliments.
Composition des fèces. — Ces produits de sécrétion intestinale et de décomposition épithéliale qui, on vient de le voir, constituen t en grande paidie les fèces, se trouvent aussi bien dans le gros intestin que dans la dernière portion de l’intestin grêle. Mais les fèces comprennent encore :
1“ Des fragments alimentaires ayant écbappé à la digestion; il n’est presque pas d’aliments qui soient digérés intégralement (voy. p. 157) ou dont les produits de digestion soient intégralement absorbés; ce déchet i varie avec les aliments, étant environ de 3 p. 100 pour le pain blanc, de 4 p. 100 pour le riz, 4 à 5 p. 100 pour la viande, 15 p. 100 pour le pain noir et pour les choux, 20 p. 100 pour les carottes, etc.; dans ces déchets on trouve surtout des graisses, quand elles sont ingérées en excès, et des savons; - 2° des résidus alimentaires, c’est-à-dire des substances non
1. üti ne trouve (Je l’albumine qu cxceplionnellement; l’azole dosé consid^rA
souvent a tort comme de 1 albumine non absorbée iimvif.ni
azotées non digestibles (substance cornée ,nucléine etc > et de
plus simples, leucine, tyrosine, etc., résultant parSi^^^^^^^^ U ?eC!!i "
nncrobienne des excrela intestinaux dont il a été pai'le eWess^A
DIGESTION
digestibles, tels que les poils, les tissus cornés et élastiques, l’amidon cru. les gommes, la chlorophylle ; — 3° les produits de la décomposition bactérienne des hydrocarbonés (voy. p. 2'72), acides acétique, lactique, butyrique, alcool ; — 40 les produits de la décomposition bactérienne des albuminoïdes, composés aromatiques, tels que phénol G®1I»011, indol C^il-Az, scatol G9119AZ, acides aminés, tels que la leucine, et ammoniaque ; l’indol et le scatol se retcuuvent dans les urines^; — 5° des produits de décomposition de la bile, acide cliolalique et liydrobilirubine ou urobiline*, et des substances de la bile, comme la mucine, la cholestérine; — 6° des composés minéraux insolubles, phosphates ammoniaco-magnésien, neutre de chaux, neutre de magnésie, carbonate de chaux, fer; l’intestin est la voie d’excrétioji la plus importante de la chaux, du fer, du manganèse ; — 7“ une grande quantité de microorganismes (20 millions par décigramme, d’après W. ViGNAL*) ; — 8® des gaz, acide carbonique, hydrogène, azote, gaz des marais ou méthane GH*' et des traces d’hydrogène sulfuré; le méthane augmente beaucoup avec l’alimentation végétale (fermentation de la cellulose), surtout quand le régime est riche en légumes secs; quand ces gaz sont en assez grande quantité, ils distendent l’intestin.
Les excréments humains ainsi composés contiennent en moyenne, pour une alimentation mixte, 25 p. dOO de matériaux solides, dont 3 ù4 p. 100 environ de matières minérales. Ils ont un poids variable ; la moyenne journalière est de 150 grammes environ. C’est la nature de l’alimentation qui fait varier cette quantité ; les fèces sont abondantes avec le régime végétal et peu volumineuses avec le régime carné. La couleur dépend des pigments biliaires réduits et transformés en urobiline {stercobiline) . L’odeur caractéristique est due à des produits de putréfaction non isolés encore, parmi lesquels des acides gras, et non à l’indol et au scatol qui, purs, n’ont point d’odeur. La réaction est acide (acides gras) ou alcaline, quand il y a de l’ammoniaque en quantité assez grande.
Toxicité des fèces. — Les matières fécales sont toxiques. L’extrait alcoolique, en injection intraveineuse, est beaucoup plus toxique que l'extrait aqueux (Gh. Bocchard). Si l’on se débarrasse des substances minérales, la toxicité est moindre. Les animaux meurent après avoir présenté de fortes convulsions.
1. Les e.xpérienccs de ^ üTTALL et Thierfelder (18^5) f(voy. p, 166I sur l’élevage aseptique de petits cobayes ont montré que, dans l’urine de ces animaux, on ne trouve ni indol ni scatol, ni corps analogues; ces substances sont donc bien d’origine microbienne.
2. L’urobiline provient de la réduction de la bilirubine ou de la biliverdine ; sa formation résulte d'un phénomène de putréfaction.
3. W. Vignal {1852-1893), biologiste français, connu par ses travaux histologiques sur le développement du système nerveux, sur les ganglions du cœur, etc., et par d’intéressantes recherches sur les microorganismes de la bouche et des matières fécales.