C. lléGULATION ET CONSTANCE DU
r . , , , A, B, réservoirs contenant le sanj? défibriné
TRAV.U1. DU CŒUR. -- La mcthode ou le sérum artificiel allant au cœur, r, robinet des circulations artificielles a per- à trois voies; G, canule U double courant inmis de constater un phénomène ^'^ecœment dans le ventneu^
1 nomètre à flotteur; T, tube à deversenient pour
extrêmement curieux, à savoir la mesure du débit.
la possibilité pour le cœur isolé
de régler son travail. Si l’on fait travailler un cœur, soumis à une circulation artiticielle, dans des conditions variables de température ou de pression, par exemple (ce que permet un dispositif comme celui de la lîg. 66), on voit s’établir entre le rythme du cœur, son débit et les pressions qu’il a à vaincre, des rapports tels que le travail du cœur reste sensiblement constant (/oi de l'uniformité du travail
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du cœur fE. de Cyo>S Maiœy]). Le cœur adapte son débit au rythme
et aux j)ressions à vaincre. L’élévation de température accélère le rythme et diminue le débit; on constate en effet que les systoles deviennent plus courtes, en même temps que plus fréquentes, de sorte que l’excès de leur nombre est comj)ensé par la diminution de leur durée; les élévations de pression ralentissent le rythme et diminuent le débit. Ainsi le produit PII oscille dans des limites restreintes. La constance de ce travail se manifeste même pour le cœur d’animal à sang froid, isolé et privé de toute circulation, qui continue à battre.
Soit un cœur isolé de grenouille ou de torlue. On peut, par l’excitation électrique convenablement appliquée (voy. p. 401), provoquer une systole supplémentaire. Chose remarquable, après la rnanirestalion de cette suractivité imposée, le cœur suspend un instant son rythme, et ne le reprend qu’après un repos compensateur (fig. 67).
Le cœur qui, complètement isolé de l’organisme, est capable de régler son travail, a, dans les conditions normales de son fonctionnement, un mécanisme nerveux à sa disposition (nerfs sensitifs, nerfs modérateurs et accélérateurs) qui sera décrit ultérieurement, et qui, en commandant des modifications isolées ou associées de son rythme et de son débit et aussi des résistances qu’il a à vaincre, lui assure à chaque instant la possibilité de maintenir la constance de son travail. C’est là une loi fondamentale 1. Physiologiste russe (i8^.3 1912), l'un des physiologistes les plus originaux du
bf
LE MUSCLE CARDIAQUE
de l’activité cardiaque, loi d’adaptation à la grande mobilité que présente le fonctionnement circulatoire et qu’il doit présenter pour répondre à tout instant soit aux exigences variées des organes, soit au rôle que jouent dans la régulation thermique les phénomènes de vaso-constriction (lutte contre le froid) et de vaso-dilatation (lutte contre le chaud) .
2° Le muscle cardiaque, sa contraction.
Le cœur est un muscle dont les manifestations doivent être étudiées en elles-mêmes, comme celles de tout autre muscle, indépendamment des effets circulatoires qu’elles produisent.
A. Phénomènes mécaniques de la contraction cardiaque.
— Le durcissement systolique se produit avec une très grande force. On a constaté sur un âne que chaque systole soulève un poids de 1 kilogramme placé sur le cœur. — Nous avons vu quel est l’effet de la contraction pour le travail du cœur.
B. Phénomènes physiques de la eontraenon cardiaque.
lout mouvement de la matière vivante, du muscle en particulier, donne lieu à une différence de potentiel avec les éléments restés inactifs; cette différence de potentiel détermine nécessairement un courant électrique. Les phénomènes électriques liés à la contraction cardiaque ont été très étudiés.
Si on relie la base et la pointe du cœur à un galvanomètre, on voit se produire une déviation de l’aiguille pendant la systole ventriculaire. Ce courant d’action, comme celui de tout muscle en activité, peut induire une secousse dans la patte galvanoscopique », placée convenablement sur le cœur. Voici sous une autre forme, très élégante, la même expérience : sur un chien à poitrine ouverte, si l'on sectionne préalablement le nerf phrénique gauche, on voit se produire dans le diaphragme des secousses rythmées, en rapport avec les systoles cardiaques. C’est que le nerf phrénique gauche passe directement sur le cœur et se trouve excité, à la façon d’une patte galvanoscopique, par le courant d’action du cœur. '
Ce courant d’action a été démontré pour le cœur de l’homme parce qu’on a pu le recueillir à la surface du corps où il diffuse suivant les lois de la diffusion des courants électriques; en reliant deux points quelconques de
découverte du nerf dépressetir du cœur et par celle des el lnr P'*’’ '■ecberches sur les canaux semi-circulaires
e sur «le sens de I espace >,, par ses etiides sur les fonctions de la glande Ihvroïde P P"‘'’b'^aucoup d autres travaux importants. Dans la dernière
: Dus O/m/aèi/r/n/è als Organ d,r malhcmatischen Sinne. Jur Raum und Zeil (Berlin, 1908), Dieu el science ("Paris, 1910), et divers articles de Revues révélèrent son esprit philosophique. aiiictes de
1. On appelle ainsi une patte de grenouille amputée au-dessus du -enou et pourvue de son nerf (nerf sciatique) préalablement isolé sur une grande longueur.
CIRCULATION DU SANG
la peau humide à un galvanomètre ou à un électromètre capillaire de Lippmann de part et d'autre d’une ligne allant du sommet de l’épaule gauche à l’hypocondre droit et passant à peu près par le milieu du cœur on constate que les points situés au-dessous de cette ligne, c’est-à-dire du côté de la pointe du cœur, deviennent négatifs au moment où commence la systole ventriculaire, alors que les points situés au-dessous deviennent positifs, que les phénomènes inverses se produisent à la fin de la systole et que pendant la diastole toutes les parties du corps reviennent à la neutralité (A. Waller*, 1890); d’où Waller a conclu que, au repos, le cœur est en é(iuilibre électrique et que pendant la systole la pointe devient négative,, tandis que la base devient positive.
Ces phénomènes électriques ont été
enregistrés
l>ar la photographie.
Les électrogrammesde systole ventriculaire, obtenus avecl’électrotnètre capillaire, représentent une courbe simple, analogue à celle de ^ la secousse élémentaire du muscle, chez les animaux à sang froid. Chez les Mammifères, celte courbe présente un i)lateau, correspondant au.
plateau systoli(|ue des tjacés cardiograpliicjues (L. FnEnEuico). Si l'on prend en même temps un électrogramme et un cardiogramme, on voit que les
manifestations électriques précédent, d’environ — de Seconde, les mani-