‹ Traité élémentaire de physiologieChapitre 202 sur 510 · Physiologiste anglais contemporain · texte numérisé non relu

Physiologiste anglais contemporain

3. Physiologiste hollandais contemporain, professeur à ITniversité de Leyde.

LE MUSCLE CARDIAQUE

Lies de l'oiginisme, suivant les lois de la dill'usion des courants; le sujet plonge les deux mains ou bien une main et le pied du côté opposé dans ■deux vases remplis d’eau salée (liquide conducteur); les deux vases sont reliés au galvanomètre ; chaque battement du cœur détermine une déviation de la corde. Les électrocardiogrammes ainsi obtenus sont assez compliqués (voy. fig. C8); la courbe présente plusieurs indexions, dont la première P correspond à la contraction des oreillettes et dont les autres QRST (au nombre de quatre) traduisent le mouvement électrique que produit la systole des ventricules; les diderentes parties de l’ondulation QRST ne sont pas encore bien expliquées ; il a été clairement montré cependant que la variation électrique d’origine ventriculaire commence un peu avant la contraction du ventricule.

.C. Phénomènes chimiques de la contraction cardiaque.

— Ün sait très peu de chose des résultats chimiques de l’activité cardiaque.

Le cœur est constamment acide. Tout muscle qui travaille, en effet, devient acide ; cette acidité doit être rapportée à l'acide lactique, au moins en partie. — Gomme tout organe en activité, le cœur produit de l’acide carbonique. 11 importe que l’élimination eu soit rapide. Car l’acide carbonique est très toxique pour le cœur. La présence de ce gaz dans un liquide de circulation artificielle ralentit les battements et peut même suspendre le fonctionnement du cœur; mais celui-ci se rétablit quand on neutralise l’acide formé. — Enfin on a vu (p. 393) que l’activité cardiaque paraît consommer le glycogène du myocarde.

Les conditions chimiques de l’activité cardiaque sont mieux connues. C’est ici en grande partie la question même de la nutrition du cœur.

A propos du travail du cœur, nous avons déjà indiqué quelques-unes de ces conditions. On a vu la nécessité de divers sels minéraux, du sucre et, pour les Mammifères, de l’oxygène i et d'une température de 38» à 400. 'Voici d'autres faits en rapport avec ces conditions. Une solution isotonique (7 à 9 p. 1000) de chlorure de sodium ne peut entretenir les mouvements du cœur. Le sérum sanguin, privé de ses matières protéiques, a, au contraire, cette propriété. La présence de matières albumino'i’des n’est donc pas indispensable ; on le sait d’ailleurs par les excellents effets du liquide de Ringer-Locke sur le fonctionnement du cœur isolé. Mais le sérum sanguin, si on le débarrasse de ses sels de chaux au moyen d’un oxalate neutre d’alcali, perd son action sur le cœur; qu'on rende du calcium à ce sérum décalcifié, on lui rend en même temps sa propriété d’entretenir les contractions normales du cœur. L’élément calcium joue donc un rôle considérable dans l’activité du muscle cardiaque (W. II. IIowell* et Eaton, 18931. L’élément potassium, au contraire, favoriserait le relâchement du myocarde. Dune manière générale, il a été établi que les ions calcium exercent sur

1. Le cœur des animaux à sang froid résiste très longtemps à la privation d’oxygene (expérience de I'flüger sur la grenouille).

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